Du
15 mai au 30 mai 2013
Le 23 mai
SupAutonome
: communiqué du 23 mai 2013
Affaiblir
le français c'est affaiblir la France !
Il y a toujours eu dans l'Enseignement Supérieur français
des cours donnés en langues étrangères : par
exemple, bien sûr, des cours de langues vivantes, mais aussi,
notamment dans les écoles de commerce, des cours destinés
à former des cadres à l'exportation ou susceptibles
d'être expatriés, ou encore dans les soutenances de
thèses en co-habilitation… et c'est normal. Mais
l'article 2 de la loi présentée par l'actuelle Ministre
de l'Enseignement Supérieur, en particulier par ses
motivations, va bien au-delà d'une ouverture légitime,
quand elle est mesurée, à un véritable
plurilinguisme : c'est la place du français dans la culture
internationale et, à terme, la place de la France dans le
monde qui sont en cause. Mme Fioraso pense attirer des étudiants
étrangers en développant les enseignements en anglais
dans l'enseignement supérieur français. Cet argument
est non seulement faux, mais dangereux pour la place du français
dans le monde.
Cet argument est faux car on sait bien que certaines nuances
de pensée (et dans certaines disciplines ces nuances sont le
cœur même de la pensée) ne peuvent s'exprimer que
dans sa langue maternelle: si un français ou un allemand fait
cours en anglais, même s'il a une excellente connaissance de
cette langue, il ne pourra pas exprimer les mêmes nuances qu'un
anglophone. À ce jeu, c'est toujours l'anglophone qui
l'emportera et les étudiants étrangers préfèreront
s'inscrire dans des universités anglophones… à
moins que l'université française, dont l'honneur est
d'être généreuse dans son ouverture à des
candidats étrangers à condition qu'ils sachent parler
et écrire français, ne remplace tous les universitaires
français par des anglophones ! Un collègue physicien
défendait l'usage exclusif de l'anglais dans les colloques
scientifiques internationaux par l'argument suivant : nous,
étrangers, parlons un “petit anglais” très
simplifié et les anglophones sont obligés de rabaisser
leur anglais à ce niveau. Quel désastre pour l'esprit
humain (et pour l'anglais lui-même) ! Les langues
constituent dans leur diversité un patrimoine mondial
immatériel : quel appauvrissement et quelle régression
ce serait pour l'esprit si tous les chercheurs et penseurs, dans
toutes les disciplines, ne s'exprimaient plus que dans un “basic
english” ! Quand Rome a dominé le monde, le latin
n'a pas supprimé le grec (ni les langues extérieures à
l'Empire).
Mais il y a plus : l'argumentation fallacieuse de Mme Fioraso met en
danger la francophonie et la place du français dans le monde :
est-ce que les étrangers francophones viendront dans nos
universités pour recevoir des enseignements en anglais ?
Faudra-t-il prévoir des cours d'anglais pour permettre à
des étudiants étrangers francophones de suivre nos
enseignements ? Que serait une université française
enseignant en anglais ? Une fois que toutes les élites
africaines auraient été formées en anglais,
pourquoi conserveraient-elles le français comme langue
officielle de leur pays ? Accepter l'argumentation de Mme Fioraso,
c'est tirer un trait sur la francophonie !
C'est aussi renoncer au statut international de la langue française.
Nous avons jadis entendu au CNESER un ancien président
professeur d'économie dire : il faut faire tous nos
enseignements de master et de doctorat en anglais ; le français,
les étudiants étrangers l'apprendront avec leur copine
française ou en allant au café. Ce qui en clair
signifie : il n'y aurait plus qu'une langue de culture, une langue
noble permettant d'exprimer une pensée économique,
scientifique, juridique, littéraire, philosophique, et le
français devrait devenir un dialecte utilitaire limité
à la vie quotidienne. De fait, si le français n'est
plus reconnu, même en France, comme une des langues de culture
(il n'est pas question d'opposer le français à
l'anglais, mais de revendiquer le plurilinguisme comme richesse
culturelle de l'humanité), il perdra son statut de langue
internationale. Comment se fera entendre la voix de la France dans le
concert des nations quand le français aura perdu son statut de
langue culturelle internationale ? Toucher au français dans
l'enseignement supérieur, c'est accepter le déclin de
la France.
Michel Gay, Secrétaire
général de
SupAutonome
Jean-Louis Charlet, Président
de SupAutonome
Contact :
accueil@supautonome.com
Le 22 mai
Manifestation
pour l'abandon de l'actuel projet de loi ESR. Le texte du communiqué
et les organisations signataires en PDF.
[PDF]
Communiqué
SupAutonome du 22 mai 2013
LES
APPRENTIS SORCIERS DU MINISTERE
Alors
que le projet de loi sur l’enseignement supérieur doit
être discuté en séance publique à
l’assemblée nationale à partir du 22 mai, on peut
s’interroger sur l’utilité réelle de ce
projet qui ne répond ni aux attentes de la communauté
universitaire ni à la réalité des
dysfonctionnements de l’enseignement supérieur. Les
propositions s’inscrivent dans les schémas qui ont
inspiré les réformes antérieures mais en
aggravant la logique administrative et bureaucratique, ce qui
justifie pleinement les craintes de la communauté
universitaire sur le fonctionnement des établissements et les
conditions d’exercice de son métier. Sans stratégie
ni vision cohérente de l’enseignement supérieur,
ce projet n’est qu’une énumération de vœux
pieux et d’incantations sans rapport avec la réalité
que vivent les personnels. Loin de régler les problèmes,
ce projet ne fera que les aggraver. Derrière le verbiage
de technocrates mal inspirés, le travail de déconstruction
de l’université française continue : moins
les solutions apportées fonctionnent, plus on en intensifie la
fréquence. On connaît le résultat : une
université à la dérive minée par la
politique, le manque de moyens et la courtisanerie.
·
Ce projet impose une université unique et
secondarisée et introduit, avec les recettes pédagogistes,
un système qui, sans offrir aux plus défavorisés
la chance de surmonter le déterminisme social et culturel,
laisse la loi du marché se substituer à l’égalité
des chances républicaine.
·
Les nouvelles structures consacrent la disparition des
disciplines désormais absentes des modalités
d’élection et minorent la représentation des
enseignants-chercheurs.
·
Avec les regroupements d’universités, le
projet impose un système unique au monde avec deux niveaux de
conseils d’administration, construits sur deux principes
différents. La coordination souple de regroupements
volontaires disparaît derrière des organisations
obligatoires, centralisées et bureaucratiques. Peut-on encore
parler d’autonomie ?
·
Les nouvelles structures de l’Enseignement Supérieur
écartent les personnels des décisions qui
engagent leur avenir et celui des établissements. On
transforme les universitaires en simples exécutants, en
employés de l’université alors qu’ils sont
l’Université et qu’aucune réforme ne peut
se faire sans eux.
·
Tandis que les moyens financiers hypocritement promis sont
insuffisants, pour compenser les transferts de charges, les
universités restent liées par des dépenses
qu’elles ne peuvent maîtriser et sont privées des
recettes correspondantes.
SupAutonome
réitère son opposition à un projet qui
fragiliserait le fonctionnement des établissements et le
statut des personnels universitaires. Bien loin d'apporter
un remède à la crise que traverse l'université
française, il en aggravera les effets.
Alors
que partout dans le monde l’enseignement supérieur se
développe dans la collégialité et la diversité
et promeut la liberté d’initiative de ses membres,
acteurs principaux de l’économie de la connaissance, la
logique bureaucratique et centralisatrice du Ministère referme
pour longtemps les portes de l’autonomie sans laquelle, dans le
respect des statuts des personnels et des libertés
universitaires, il n’y a pas d’université digne de
ce nom.
Toujours
plus de bureaucratie, de réformes inutiles, de discours creux
: est-ce là le seul horizon des politiques pour l'Université
? Les apprentis sorciers du Ministère concoctent leurs
réformes en ignorant tout des réalités. Enfermés
dans leur tour d’ivoire, ils imaginent le meilleur des mondes,
en fait le meilleur des enfers organisationnels. L’université
et ses personnels sont devenus des champs d’expérimentation
sur lesquels les technocrates testent des solutions plus loufoques
les unes que les autres. Mais ce technocratisme mal inspiré
cache un profond mépris pour les personnels de l’Université.
Les personnels universitaires sont las des mensonges, des
expérimentations, des réformes qui n’aboutissent
à rien sinon à aggraver les conditions d’exercice
de leur métier sans contrepartie. En votant cette loi, les
parlementaires prendraient la lourde responsabilité de mener
l'Université française dans une impasse.
Michel
GAY, Secrétaire Général de
SupAutonome
Jean-Louis
CHARLET, Président de SupAutonome
Contact :
accueil@supautonome.com
Le 20 mai
Motion
du congrès de l’Université de Perpignan Via
Domitia du 16 mai 2013
sur
le projet de Loi relatif à l’Enseignement Supérieur
et à la Recherche
L’Université
de Perpignan est l’une des plus anciennes universités
d’Europe, implantée dans son territoire depuis
1350.
Elle
assure un maillage territorial de l’enseignement supérieur
et de la recherche en région Languedoc Roussillon et
exerce une attractivité internationale marquée pour la
région et le pays (un tiers d’étudiants
étrangers représentant 107 nationalités), grâce
notamment à son activité de recherche cohérente,
spécifique et territorialement située.
Sa
position géographique transfrontalière la place au
centre de l’Euro-Région Pyrénées-
Méditerranée et du triangle Montpellier (170 km),
Toulouse (210km), Barcelone (200 km). Le Congrès des
trois conseils centraux, réuni le 16 mai 2013, après
étude et discussion du projet de loi relatif à
l’enseignement supérieur et à la recherche
proposé au vote de l’Assemblée Nationale
d’ici la fin du mois, regrette profondément que cette
loi ne soit pas programmatique alors même que la plupart
des universités françaises se trouvent confrontées
à de graves difficultés financières depuis
le transfert de compétences des ressources humaines dites «
d’Etat » aux universités (sans toutefois
transférer l’intégralité des moyens
financiers
pour y faire face).
Le
projet de loi comporte un chapitre II intitulé «
coopération et regroupements des établissements »
(article 38). Le Congrès de l’UPVD, las de six années
de réformes à marche forcée, et cependant
mises en oeuvre, s’interroge fortement sur la logique et les
objectifs de cet article.
A
l’heure où le PRES régional « Sud de France
» (créé officiellement en juillet 2012) commence
à peine à impulser et coordonner des politiques
choisies par les établissements qui le composent, à
destination des communautés universitaires qu’il réunit,
le projet de loi impose deux formes uniques de « coopération
» possibles à l’avenir :
-
la fusion des établissements,
-
le « regroupement » qui peut prendre la forme soit d’une
« participation » à une communauté
universitaire d’établissements, soit d’un «
rattachement à un seul établissement désigné
par l’État », préfigurant à terme la
fusion.
En
outre, l’article L. 718-2-3 prévoit un seul contrat
pluriannuel d’établissement conclu entre le
Ministère et les établissements regroupés
relevant de sa tutelle.
Le
Congrès de l’Université de Perpignan Via Domitia
dénonce la logique de contrat unique « de site »
car celui-ci va à l’encontre du principe d’autonomie
des universités, réduisant drastiquement les
prérogatives, champs d’action et adaptations
territoriales qu’elles assurent. Le Congrès
demande expressément que la logique de « contrat unique
» soit remplacée par une logique confédérative
et partenariale entre les établissements qui le souhaitent
pour mener des politiques choisies, cohérentes et
partagées.
Il
insiste pour que chaque université signe un contrat propre et
spécifique avec l’État.
Le
Congrès demande par conséquent :
D’une
part,
.Que
l’article 38 du projet de loi prévoie explicitement une
possibilité de "confédération"
souhaitée et animée par les établissements,
Que
la référence à un « contrat unique de site
» soit supprimée,
D’autre
part,
.
Que l’État
fasse du budget de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche une priorité nationale afin de favoriser
l’innovation, le transfert de technologies et la formation tout
au long de la vie dans l’intérêt des populations
et du territoire,
.
Que l’État
présente une planification pluriannuelle des crédits
alloués pour compenser intégralement le transfert
de masse salariale aux universités,
.
Que le système
de répartition des moyens alloués aux universités
soit repensé et permette aux établissements
sous-dotés de disposer de moyens humains et financiers
suffisants pour former et accueillir les étudiants et
les stagiaires de la formation continue dans des conditions décentes,
.
Que la
proposition 79 du rapport des Assises Nationales de l’Enseignement
Supérieur et de la Recherche relative au développement
d’initiatives transfrontalières dans l’espace
européen soit intégrée au texte de loi.
Si
la France souhaite renforcer son rayonnement à
l’international, garantir une formation et une recherche de
qualité pour former les populations et assurer le transfert
d’innovation, moteur de la compétitivité du pays
et de ses entreprises, il est impératif que l’Etat
accompagne significativement l’activité des universités
françaises pour qu’elles réalisent au mieux leurs
missions de service public au regard des défis majeurs que
notre pays doit relever dans un contexte socio-économique
particulièrement délicat.
En
ce sens, nous souhaitons que l’État porte toute son
attention à une stratégie globale pour l’avenir
et consente des moyens significatifs à des actions
structurantes de recherche et de formation, plutôt qu’il
ne se focalise sur des re/dé/structurations inadaptées,
couteuses et contre-productives. Il serait irresponsable d’imposer
aux universités un sur-cadre structurel qui empilerait les
strates, ajouterait de la complexité et infligerait une perte
d’identité aux véritables communautés
universitaires.
Motion
adoptée à l’unanimité par les trois
conseils centraux de l’UPVD réunis en congrès
[Document
transmis par la SAES]
****
Lettre
de l’AFEA et de la SAES à Daniel Filâtre
sur
les Masters MEEF et les ESPE (mai 2013)
http://sha.univ-poitiers.fr/saesfrance/spip.php?article376
Lettre
envoyée à Daniel Filâtre, Conseiller en charge du
premier cycle, de la formation des enseignants, de l'orientation et
de l'insertion au cabinet de Geneviève Fioraso, Ministre de
l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, concernant les
réformes des Masters MEEF et des ESPE, et adresséeau
nom de l'Association Française d'Etudes Américaines
(AFEA) etde la Société des Anglicistes de
l'Enseignement Supérieur (SAES).}
Le
projet de loi portant sur la « Refondation de l'école »
a été voté en première lecture par la
représentation nationale le 19 mars dernier.
L'une
des pièces maîtresses de ce projet de refondation est la
mise en place des ESPE, qui sont appelées à jouer un
rôle central dans la formation des enseignants, voire à
la piloter. Ces nouvelles Ecoles font partie d'un dispositif
d’ensemble, dont les nouveaux concours de recrutement des
enseignants, eux-mêmes articulés aux nouveaux masters
MEEF, constitueront l’un des éléments majeurs.
De
par son ampleur même, cette réforme ne saurait être
mise en place dans la précipitation, d’autant que
certaines de ses principales articulations ne sont toujours pas
connues à ce jour. En effet, alors que la maquette du nouveau
concours était connue depuis le début de l'année,
les universités n’ont été informées
de ses déclinaisons disciplinaires qu'à la mi-avril, et
les maquettes spécifiques des différents CAPES
suscitent des questions et des interrogations auxquelles des réponses
circonstanciées doivent encore être apportées; de
même, les textes de cadrage des nouveaux masters MEEF ne sont
toujours pas publiés, ni les statuts juridiques des ESPE.
Nous
demandons en conséquence le report de la réforme à
la rentrée 2014, et l'ouverture d'une concertation approfondie
avec tous les acteurs du changement. En particulier, nous demandons,
à propos de la maquette des masters MEEF :
-
que l’introduction du disciplinaire au sein du parcours, et non
plus au niveau de la mention, n'aboutisse pas à une minoration
de l'ancrage disciplinaire du diplôme dans les nouveaux Masters
MEEF PLCE ;
-
que le nombre d’ECTS du bloc 1 disciplinaire soit augmenté.
Il est aujourd’hui trop réduit pour y intégrer
les compétences disciplinaires que requiert une formation de
qualité, notamment dans des domaines tels que les langues
vivantes étrangères, tout particulièrement
l’anglais.
-
que le bloc didactique soit explicitement adossé au
disciplinaire, afin que les futurs enseignants maîtrisent leur
discipline dans toutes ses dimensions ;
-
que le bloc recherche soit clairement ancré dans la discipline
;
Nous
demandons en outre que le Master MEEF et le Master Recherche ne
soient pas coupés l'un de l'autre, mais que des mutualisations
entre eux soient non seulement possibles, mais encouragées.
Ceci est indispensable pour garantir aux étudiants une
possibilité de réorientation et d’évolution
dans leur carrière que la césure entre les deux masters
rendrait de facto impossible.
Au
vu des nombreux aménagements qu’elle appelle, nous
estimons qu'il est à la fois déraisonnable et
irréaliste d'imposer à marche forcée une réforme
qui, dans l’état actuel des choses, n'emporte pas
l'adhésion des principaux intéressés : la
multiplication des motions émanant aussi bien des instances
universitaires que de sections du CNU en est le signe incontestable.
Il n'est ni sérieux, ni conforme à l'intérêt
du pays et de sa jeunesse, de prétendre faire aboutir la
réforme en cours dans un calendrier aussi contraint. Ce n'est
pas au moment où les universitaires sont accaparés par
les tâches d'évaluation (examens, soutenances de
mémoires, rapports de stage, comités de sélection,...),
qu'ils pourront consacrer le meilleur de leur temps et de leur
énergie à la définition de maquettes nouvelles,
qui devront elles-mêmes faire l'objet de validation par les
conseils centraux des établissements, puis de navettes avec
les instances nationales afin d'être validées à
temps pour la rentrée 2013. La date de remontée des
maquettes, fixée à la fin du mois de mai, nous semble
donc totalement irréalisable, et un report nous paraît
non seulement nécessaire, mais même indispensable, afin
que cette réforme aboutisse dans les meilleures conditions
possibles.
Isabelle
Alfandary, présidente de l'Association Française
d'Études Américaines
Pierre
Lurbe, président de la Société des Anglicistes
de l'Enseignement Supérieur
Le 16 mai
L'UNEF
promue au cabinet Fioraso!
M.
Jean-Baptiste PREVOT, membre du Conseil économique, social et
environnemental, ancien président de l'Union nationale des
étudiants de France-Unef, qui était chargé de
mission au cabinet de Mme Geneviève FIORASO, a été
promu conseiller"relations enseignement supérieur et
emploi".
Sa carrière en PDF
[PDF]
Le 13 mai
Un
moratoire pour les masters MEEF et les ESPE !
Communiqué
SupAutonome du 13 mai 2013
À plusieurs reprises déjà nous avons attiré
l'attention de tous les universitaires sur la nocivité des
nouveaux masters MEEF et des ESPE :
- affaiblissement de la formation
disciplinaire des futurs professeurs du secondaire ;
- séparation du métier
d'enseignement et de chercheur, les universitaires devenant
vacataires des ESPE pour leurs interventions dans la formation des
maîtres ;
- formation professionnelle d'un
contenu discutable… et évolutif : chaque semaine nos
ministres ajoutent une nouvelle “matière” à
enseigner aux futurs professeurs (après la morale laïque,
l'entreprenariat : que va-t-on nous annoncer la semaine prochaine ?)
;
- dessaisissement des universités
d'une de leurs missions fondamentales, la formation des enseignants.
Nous sommes le 13 mai. Le Ministère nous demande pour le 25
mai des maquettes pour un diplôme qu'il n'a pas encore défini
juridiquement : nous n'avons toujours pas d'arrêté
définissant les masters MEEF. De même, le statut
juridique des ESPE n'est toujours pas légalement défini
et, compte tenu du calendrier parlementaire, risque de ne pas l'être
avant le mois de juillet alors que les IUFM élaborent déjà
des statuts (sur quelle base juridique ?) qui prévoient des
Conseils d'école présidés par une personnalité
extérieure nommée par le Recteur et où la
représentation des universitaires des UFR est insignifiante !
Or ces ESPE qui n'ont pas encore d'existence légale sont
censées organiser les masters MEEF dès le 1er septembre
!
Bref, le Ministère exige de nous de créer des masters
et des ESPE à la hussarde, sans cadre juridique. On a
connu bien des ministères pressés, mais jamais on n'a
demandé à des fonctionnaires de travailler sans cadre
juridique établi. Il est insensé de vouloir mettre en
place cette réforme dès la rentrée 2013 et ici
l'argument d'opportunité rejoint la question de fond.
Exigeons un moratoire d'un an pour permettre une
remise à plat de cette réforme et l'ouverture d'une
véritable concertation.
Pour obtenir ce moratoire, un seul
moyen : refuser d'élaborer les maquettes et de les
transmettre au Ministère hors de tout cadre légal. Seul
un front universitaire uni et résolu pourra ramener nos
ministères à la raison.
Jean-Louis
CHARLET
Michel GAY
Président de
SupAutonome
Secrétaire
général de SupAutonome
CONTACT :
accueil@supautonome.com
P STYLE="margin-bottom: 0cm">Président de
SupAutonome
Secrétaire
général de SupAutonome
Le 5 mai
Nous
apprenons avec tristesse le décès de notre collègue
Gilbert Millat, professeur de civilisation britannique à
l'université de Lille III. Le professeur Franck Lessay retrace
sa carrière et son œuvre.
[PDF]
Du
15 avril au 30 avril 2013
Le 16 avril
Document CNESER transmis par Monsieur Barjot
Madame
la Directrice,
Ma
prise de parole de ce matin sur les deux présentations
d'expertises relatives à l'innovation pédagogique et au
numérique universitaire ayant souffert, sur la forme et sur le
fond, des difficultés inhérentes à une prise de
parole en salle qui se trouve contrainte d'être à la
fois improvisée et très rapide - ce qui est
difficile sur les sujets vastes et complexes que nous traitons
au CNESER - je vous transmets ainsi qu'aux autres membres du
CNESER cette pré-publication (doc. joint ; à paraître
dans les prochains mois) qui présente de manière posée
et détaillée les principaux arguments que j'énonçais
oralement.
J'étais
particulièrement d'accord avec votre conclusion finale sur
l'intérêt de laisser s'exprimer et d'entendre tous les
points de vue : c'est notamment l'objet de la première partie
de cet article que de présenter six points de vue ("systèmes
de convictions")... dont les trois premiers seulement
(éco-managérial, technophile et pédagogique),
d'ailleurs convergents, sont massivement financés dans les
recherches scientifiques et mis en avant par les discours officiels
notamment ceux du MESR cités en bibliographie infrapaginale.
Les trois autres (professionnel, social et technophobe) sont
tendanciellement ignorés alors qu'ils peuvent être
porteurs de connaissances précieuses pour éclairer les
décisions de politiques publiques et leur éviter les
déboires d'investissements à fonds perdus trop souvent
vus dans ce domaine des nouvelles technologies et des innovations
pédagogiques.
Je
reste à votre disposition pour de plus amples discussions sur
ce sujet dans le cadre du Cneser ou dans tout autre cadre de
réflexion lié à votre direction générale
ou au MESR.
Bien
cordialement,
Jérôme
Valluy
Texte
de la Contribution (Format Word)
:
[Cliquer ici]
Du
1er avril au 15 avril 2013
Le 8 avril
Indignons-nous
et résistons !
Communiqué
de SupAutonome
Le 28 mars, dans son éditorial
pour le bulletin de SupAutonome en cours d'impression, mais déjà
mis sur notre site (cliquez
sur ce lien pour y avoir accès), le président de
SupAutonome revenait sur l'articulation entre les concours
d'accès au professorat du premier et du second degré et
les universités par les masters MEEF et les ESPE prévus
dans les réformes en cours de discussion. L'appel à la
résistance est plus que jamais d'actualité après
les développements récents que nous avons connus, qui
illustrent à la fois le mode de (dys)fontionnement de notre
Ministère et le silence complice des directions de bien des
universités.
Le 2 avril l'AEF analysait et rendait
publique une note d'information signée de S. Bonnafous et
J.-P. Delahaye (non datée !!) et adressée aux
présidents d'université et recteurs (document n°
7771). L'AEF, à juste titre, soulignait l'importance de cette
note puisque la mention des ESPE n'y apparaissait pas et que la
maîtrise des masters MEEF, et donc de la formation des
enseignants, était bien attribuée aux universités.
Pour nous qui avons toujours lutté contre les réformes
qui tendent à retirer aux universités une prérogative
aussi importante, c'était une heureuse surprise ! Mais la
plupart des universités, au lieu de diffuser largement ce
texte et de s'appuyer sur lui pour reprendre en main la formation des
enseignants, n'ont pas réagi et même parfois, quand
certains évoquaient ce texte, ont prétendu qu'ils
s'agissait de “rumeurs” (il s'agit d'une note signée
par deux directeurs d'administration centrale !) : honte aux
complices de telles manœuvres ! Indignons-nous contre des
pratiques qui limitent l'information à un petit cercle
d'initiés. Un point aussi capital que la formation des maîtres
est l'affaire de tous les universitaires. Il est vrai que le
lendemain un communiqué de J.-M. Jolion disait qu'en fait il
fallait faire comme si ce document n'existait pas (!) : les textes
officiels ne pouvant pas « faire référence à
un concept qui est prévu par une loi non encore promulguée
» (les ESPE), il convenait d'anticiper et de faire comme si ce
concept avait une existence juridique. Bref, on demande aux
universitaires de ne pas appliquer les textes en vigueur et
d'anticiper sur des projets non encore votés… et dont
on ne sait pas en quels termes ils le seront s'ils doivent l'être
! Or il s'agit de diplômes nationaux (masters) et de la
formation des futurs enseignants… dès le 1er septembre
prochain.
La situation juridique est claire
malgré la tentative d'enfumage de J.M. Jolion qui veut
empêcher l'application de ce qui est écrit dans une note
de deux directeurs d'administration centrale : personne ne peut
imposer à des fonctionnaires l'application de textes (une loi
pour les ESPE, un arrêté pour les masters MEEF)
qui n'ont été ni votés ni promulgués !
Nous pouvons donc soit élaborer des maquettes comme nous le
jugeons bon sans accepter les oukazes des pédagogistes (mais
il y a peu de temps pour le faire et les réformes prévues,
si elles aboutissent, détruiront ce travail), soit déclarer
que nous ne pouvons pas élaborer de nouvelles maquettes en
l'absence d'arrêté définissant les masters MEEF
et de loi définissant les ESPE : il est inquiétant que
le terme “universitaire” ait disparu dans ce sigle. Même
si on dit aujourd'hui que les ESPE seront dans les universités
(ou dans les groupements d'universités, et comment, avec quel
degré d'autonomie ?), il sera très facile, dans un
second temps, de donner une autonomie complète à des
“Écoles Supérieures”. Déjà
des universités ont adopté cette seconde position. Si
ce front de la résistance s'élargit, la réforme
ne pourra pas s'appliquer à la rentrée : nous aurons un
an pour revoir sans précipitation une affaire aussi
importante, pour trouver un équilibre entre formation
disciplinaire et professionnelle (où, pour nous, les stages
doivent jouer un rôle majeur) et rendre aux universités
tout leur rôle dans la formation des maîtres. Si cette
réforme se fait à la hussarde, avec une sélection
à l'entrée du master sur les critères des ESPE,
ce sont les futurs maîtres et leurs élèves (nos
enfants) qui en feront les frais et ce sigle ESPE pourrait bien être
interprété, comme certains le font déjà :
Échec Socialiste Programmé de l'Éducation.
Michel Gay, Secrétaire général
de SupAutonome,
Jean-Louis Charlet, Président de
SupAutonome
Le 3 avril
COMMUNIQUÉ
SUPAUTONOME
« QUI
VEUT CASSER L’ASCENSEUR SOCIAL ?».
Le contenu du récent projet de
loi sur l’enseignement supérieur et la recherche suscite
de légitimes interrogations et pour ce qui concerne les IUT de
graves inquiétudes. Priorité devra être donnée
aux bacs technologiques. L’exposé des motifs indique que
« la priorité donnée aux …bacheliers
technologiques dans les IUT devrait permettre de tendre vers 50% de
présence des ces bacheliers dans ces filières ».
Outre que les IUT ne seraient plus libres de leur recrutement, cet
objectif est irréaliste et produira à très court
terme des effets pervers préjudiciable à toute la
filière IUT. D’abord, la réussite actuelle des
étudiants titulaires d’un bac technologique admis en DUT
provient pour une large part de leur immersion dans des univers
académiques où règne une grande diversité.
Ce point peut être certes amélioré mais imaginer
qu’en imposant un quota aussi massif de bacheliers
technologiques cela améliorera les choses c’est occulter
les réalités.
Ensuite, il n’y a, de la part des
IUT, aucune volonté de discriminer les étudiants issus
de ces baccalauréats mais une réalité s’impose
à eux : celle d’un niveau souvent insuffisant pour
prétendre à une scolarité réussie. Ce
problème ne peut pas être seulement réglé
par les IUT. Il concerne le lycée et les programmes de ces
filières technologiques. S’imaginer qu’il suffira
d’un peu de suivi pour pallier à ce problème de
niveau c’est s’illusionner à peu de frais. A terme
les IUT ne pourront faire face à ce défi qu’en
abaissant leur niveau d’exigence au moment même où
les entreprises ne cessent d’élever le leur. A qui
fera-t-on croire que cela n’aura pas de répercussions
sur l’insertion professionnelle et que ces moindres exigences
professionnelles et académiques n’aboutiront pas à
une dévalorisation du diplôme entraînant à
terme un déclassement social pour les étudiants
diplômés?
On voit déjà poindre la
future argumentation du ministère : il suffira d’alléger
les exigences académiques. C’est oublier que les lacunes
des étudiants issus des baccalauréats technologiques ne
concernent pas les seules matières dites « théoriques »
mais aussi dans les matières dites professionnalisantes où
celles liées au cœur de compétences de ces
baccalauréats. SupAutonome a proposé de
donner la priorité aux seuls étudiants issus des bacs
technologiques obtenus avec mention. Cette proposition a été
rejetée et nous étions la seule force syndicale à
faire et à soutenir cette proposition de bon sens. De
surcroît, dissocier les deux types d’enseignement serait
contre productif tant ils sont liés. Il est toujours facile
pour masquer l’échec de politiques situées en
amont de l’enseignement supérieur de reporter sur
celui-ci la responsabilité de cet échec.
Les IUT sont unanimement reconnus comme
une des grandes réussites de l’enseignement supérieur.
Cette réussite a dépendu d’un équilibre
que ceux-ci ont su maintenir entre des exigences multiples mais cela
a un coût. Or, le budget des IUT est en baisse et les
innovations mises en place pour aider les bacheliers en
difficulté ont souvent été supprimées
faute de moyens suffisants. Certains IUT ne peuvent même plus
faire leur PPN, souvent d’ailleurs avec l’assentiment de
leur président quand ce n’est pas une ferme
recommandation. C’est cet équilibre que le projet de loi
remet en cause. Cela aura des répercussions très
concrètes sur les modalités d’insertion des
diplômés dans une économie qui se complexifie
chaque jour et où les blocages liés à la
mobilité sociale ne sont plus des hypothèses
d’école mais une réalité vécue et
ressentie par des millions de salariés. Pour une très
grande majorité de nos diplômés, l’IUT a
constitué, en effet, un ascenseur social même dans des
périodes marquées par la crise. Qui veut casser cet
ascenseur et transformer une formation d’excellence en
formation de relégation?
Si l’on veut parvenir à
cet objectif des 50% c’est toute la filière
technologique en amont de l’IUT qu’il faut reconsidérer
et repenser et se poser les vraies questions pour mettre en place de
vraies réformes. Supautonome propose la création
d’un parcours de réussite différencié pour
tous les étudiants et la création d’une véritable
filière technologique. Tout cela exige des moyens et une
volonté. Les moyens sont inexistants et la volonté se
limite trop souvent à des discours convenus et à des
solutions où le court terme domine.
Michel
Gay, Secrétaire général de SupAutonome
Jean-louis
Charlet, Président de SupAutonome
Du
15 Mars au 31 Mars 2013
Le 18 mars
SupAutonome
(CSEN-FGAF)
Communiqué
du 18 mars 2013
Concours de
recrutement des professeurs du secondaire :
Il est
plus que temps de suspendre une réforme mal engagée
pour
permettre une véritable conc ertation
L'Assemblée
Nationale vient de voter en première lecture le projet de loi
sur la prétendue “Refondation de l'école”,
qui inclut la création des ESPE pour la formation des maîtres
de l'Éducation Nationale. La création de ces ESPE est
directement liée à une réforme des concours de
recrutement des professeurs du primaire, du secondaire et même
du supérieur. Or les textes de cadrage des nouvelles
formations conduisant à ces nouveaux concours, promis pour la
mi-mars, n'ont toujours pas été publiés et sont
annoncés avec un retard de plusieurs semaines ! Quelle
personne sensée peut penser qu'en un mois ou deux, à la
fin du second semestre et au moment des examens universitaires, il
sera possible d'élaborer sérieusement de nouvelles
maquettes d'enseignement à soumettre aux instances nationales,
pour être opérationnelles dès le premier
septembre 2013 ? Or il s'agit de la formation des futurs enseignants
et donc de l'avenir de nos enfants et du pays tout entier. Une telle
précipitation serait criminelle !
Nous
demandons donc instamment le report de la réforme à la
rentrée 2014 car, en dehors de la question des délais
raisonnables pour la mise en place d'une réforme d'une telle
importance, il y a la question de fond : est-ce que de
pseudo-pédagogues, qui considèrent que pour transmettre
une connaissance il ne faut pas en connaître beaucoup plus que
celui à qui on la transmet, vont faire prévaloir leur
point de vue et abaisser irrémédiablement la formation
des futurs enseignants et donc, à terme, le niveau culturel du
pays ? Oui, enseigner est un métier, et donc les futurs
enseignants doivent recevoir une formation professionnelle. Mais
laquelle et après quelle formation disciplinaire ? Pour
enseigner les mathématiques, il faut certes de la pédagogie,
mais il faut d'abord savoir les mathématiques ! Les épreuves
disciplinaires doivent donc représenter une part majeure des
concours d'enseignement.
Chacun
(universités et universitaires, enseignants du secondaire ou
parents d'élèves, citoyens responsables) doit se
mobiliser pour obtenir le report d'une réforme d'une telle
importance après une véritable concertation qui prenne
aussi en compte la place de l'Agrégation. La réforme
des concours de l'enseignement, qui induit celle des ESPE, n'est pas
l'affaire des seuls “pédagogues auto-proclamés”,
mais celle de tous ceux qui sont attachés à l'avenir de
la jeunesse française et de la France.
Jean-Louis Charlet,
Président de SupAutonome
Michel Gay Secrétaire
Général
Contact :
accueil@supautonome.com
Du
1er Mars au 15 Mars 2013
Le 13 mars
Projet de loi de
décentralisation et de réforme de l'action publique.
Les articles concernant l'enseignement supérieur (articles 18,
27 et 28) seront présentés au CNESER du 18 mars.
Texte
du projet :
[PDF]
Le 7 mars
Document transmis par Monsieur
Barjot: compte-rendu du CNESER habilitations du 28 février
2013
Compte-rendu
CNESER habilitations :
[PDF]
Du
15 février au 1er Mars 2013
Le 28 février
Communiqué de
SupAutonome : La continuité sans le changement.
Après
s’être exprimé sur le projet de loi de réforme
de l’enseignement supérieur et de la recherche, les 18
et 19 février, le CNESER, réuni le 25 février, a
pris connaissance des amendements de la Ministre et voté sur
le texte : 20 Contre, 20 pour ( arrachées grâce à
l’efficacité du conseiller social), 8 abstentions et 4
refus de vote. SupAutonome s’est prononcé contre ce
projet de loi qui ne répond ni aux attentes de la communauté
universitaire ni à la réalité des
dysfonctionnements de l’enseignement supérieur et de la
recherche. Ce texte, qui est une immense déception pour
l’ensemble des personnels universitaires, vient seulement
parachever le processus initié par les réformes
précédentes dans la même logique administrative
et bureaucratique.
Alors qu’il
ne traite pas, ou timidement, d’une réelle séparation
des pouvoirs gestionnaire et scientifique, d’une vraie mise en
cohérence de l’enseignement supérieur, de la
protection des personnels, du financement des besoins et des
nouvelles missions, le projet de loi est lourd de conséquences
sur le fonctionnement des établissements, les statuts, la
condition des personnels et les libertés universitaires.
Diminution de la représentation des enseignants-chercheurs
dans les conseils, secondarisation de la licence, obligation de
regroupement des établissements et centralisation des moyens
humains et financiers, alourdissement des structures de gestion,
disparition des disciplines dans les organes locaux de
représentation, esquisse de régionalisation des
formations et de la recherche, etc. Les conséquences de ce
texte sur l’évolution de l’enseignement supérieur
sont préoccupantes. Les établissements et les
personnels iront-ils mieux après la loi et la mise en place
des réformes qui s’en suivront ? Nous en doutons
sérieusement.
Par
ailleurs, les changements d’échelle dans la constitution
de nouvelles structures de l’enseignement supérieur et
la concentration des moyens humains et financiers éloignent
toujours davantage les personnels universitaires de la
technostructure et aboutissent à placer les acteurs de
l’université, ceux qui font l’université,
hors de portée des décisions qui les concernent et
engagent leur avenir. Une nouvelle fois, nous avons ouvert « la
boite de Pandore des tyrannies locales ». Il est dommage
que l’on n’ait pas profité de cette loi pour
redéfinir les relations entre l’autonomie des
établissements et l’indépendance des personnels
universitaires dans le respect des statuts et des libertés
universitaires. Au lieu de cela, le projet de loi reste
principalement, comme la LRU, un texte sur la gouvernance dont on
peut douter que ce soit le problème essentiel de
l’enseignement supérieur.
Enfin, il
est préoccupant de voir que la CPU, Co-initiateur de la LRU et
co-responsable des dysfonctionnements observés dans les
établissements lors de la mise en place des réformes,
est sans doute la seule à tirer son épingle du jeu dans
ce projet de réforme.
Si, comme
l’expose la Ministre dans les motivations du projet de loi,
l’Enseignement Supérieur et la Recherche ont une place
essentielle dans le redressement du pays, il est temps de répondre
vraiment aux dysfonctionnements, de remettre les personnels
universitaires au cœur de la réforme et de mettre fin à
cette logique administrative et bureaucratique qui se développe
dans les établissements au détriment de la qualité,
de l’innovation et des libertés sans lesquelles il n’y
a pas d’enseignement supérieur digne de ce nom. On ne
peut pas affirmer des objectifs et mettre en place des dispositifs
qui les infirmeront. La bureaucratie et l’innovation n’ont
jamais fait bon ménage.
SupAutonome
interviendra désormais auprès des parlementaires pour
amender le projet de loi qui devrait être présenté
le 20 ou le 27 mars en conseil des Ministres.
Michel Gay,
Secrétaire Général de SupAutonome Jean-Louis
Charlet, Président de SupAutonome
Nous transmettons
également les communiqués suivants, qui émanent
respectivement de FO et du SNESUP.
1) Communiqué de
FO
DÉCENTRALISATION
ET COMPÉTITIVITÉ
Les CROUS sont menacés
par la territorialisation des Universités prévue par le
projet de loi
sur l'Enseignement
Supérieur et la Recherche de la Ministre Fioraso.
Le projet de loi donne
aux universités territoriales des compétences sur la
vie étudiante Avec deux organismes pour les mêmes
missions, il est à craindre des « mutualisations »,
diminution du nombre d’emplois, etc.
La fin des « Cités
U »
La ministre a déclaré
en fin d’année : « La
gestion des aides au logement étudiant pourrait être
déléguée aux collectivités locales sur la
base du volontariat ».
Cela dans le cadre de l'acte III de la décentralisation et des
communautés scientifiques prévues par le projet de loi
Fioraso. Des suppressions massives de postes en découleraient.
Les collectivités
ou Universités peuvent déjà demander à
intégrer les cités U dans leur patrimoine, tout en
laissant la gestion aux CROUS pour l’instant.
Cela
n’est il pas un premier pas vers la privatisation ?
La fin des bourses aux
étudiants
La ministre a également
annoncé : « Les organisations étudiantes
souhaiteraient une allocation autonomie universelle, (…) on
est prêt à remettre à plat l’ensemble des
aides ». Ce serait la suppression de la gestion des bourses par
les CROUS. Cette allocation s’opposerait aux aides indirectes :
restauration, logements et donc aux missions fondamentales des CROUS
et de leurs personnels.
Les RU
Les CROUS rentabilisent
déjà au maximum l’activité restauration,
fermant des RU l’été en fonction d’un taux
de rentabilité et non des besoins des étudiants,
développant plutôt les prestations de services
lucratives. Les restaurants non rentables seront de facto fermés.
Le CNOUS
Il met en place la
compétitivité ainsi, les CROUS qui auront mis en place
une restructuration de la restauration et ceux qui auront les
meilleurs résultats se partageront la plus grosse part des
subventions.
Les autres risquent de
subir la mise en place de cette compétitivité par une
baisse des moyens qui leur seront attribués.
L’ensemble de ces
mesures ainsi que la mise en place de la compétitivité
se traduiront dans les CROUS par :
- La diminution de la
masse salariale
- Des gels et
suppressions de postes
- La mobilité des
agents
Que deviennent les
missions premières des CROUS, où est le social ? Le
SNPREES FO se bat contre de telles mesures pénalisant
l’ensemble des personnels des CROUS.
Le SNPREES-FO exige
l’abandon du projet de loi Fioraso.
2. Communiqué du
SNESUP
chers collègues,
une réunion
d'information, de débat, et de mobilisation sur le projet de
loi ESR est organisée à l'initiative du Snesup, au
centre de Clignancourt, amphi Tocqueville, le jeudi 28 de 12h à
14h.
Cette réunion est
ouverte à l'ensemble de la communauté universitaire,
enseignants, personnel BIATSS, étudiants, et à leurs
organisations représentatives.
PROJET DE LOI ESR : IL
FAUT LE RETIRER !
Le Conseil Supérieur
de l’Éducation s’est prononcé contre le
projet de loi dans sa version du 8 février, seule soumise au
vote sur l’insistance de la FSU.
Lundi 25 février,
le CNESER, malgré les tractations du cabinet de la Ministre
menées en séance avec certaines organisations aux yeux
de tous les élus et jusqu’aux derniers instants, ne
s’est pas prononcé favorablement (20 voix pour, 20 voix
contre, 8 abstentions et 4 refus de vote) sur le projet de loi
intégrant les amendements de la ministre.
Affirmer le contraire
comme le fait la Ministre, c’est mentir.
Le projet défendu
par G. Fioraso ne satisfait pas les revendications centrales de la
communauté universitaire et scientifique, laquelle exige des
réponses d’urgence à ses attentes : elle en
appelle à de réelles ruptures. Ce projet, qui entérine
et proroge la loi LRU, comme le souhaitait la CPU, n’intègre
quasiment aucun des amendements portés par les organisations
syndicales. Les engagements de la Ministre portant sur la
clarification des conditions de rattachement des établissements
d’enseignement supérieur privé aux EPCSCP, ainsi
que les possibilités de regroupements d’emploi sont déjà
oubliés. Et aucun engagement supplémentaire en termes
de moyens n’est annoncé pour mettre fin à la
précarité et répondre aux besoins d’enseignement
et de recherche.
Tenues dans des
conditions extrêmement difficiles (en moyenne 5 à 10
minutes par amendement, opération de vote incluse, refus
systématique du cabinet d’exprimer sa position sur les
amendements votés), les séances du CNESER des 18 et 19
février ont néanmoins permis, le plus souvent sous
l’impulsion du SNESUP soumettant de nombreux amendements de
fond, de dégager des évolutions en rupture avec la
logique initiale du texte et recueillant souvent la majorité
des suffrages.
Nous avons porté
nos propositions jusqu’au bout pour le service public et les
personnels. C’est donc en toute connaissance de cause et
délibérément que le MESR a fait le choix de
tourner le dos au travail du CNESER et aux propositions des
représentants des personnels.
Le SNESUP s’est
prononcé contre ce texte qui devrait être présenté
le 20 ou le 27 au Conseil des ministres. Ce texte prolonge la logique
néolibérale à l’œuvre depuis plus de
dix ans, à l’instigation de l’Union européenne
(processus de Bologne, stratégie de Lisbonne, programme «
Europe 2020 »). Nous demandons son retrait et l’ouverture
de véritables négociations. Nous demandons à ce
que l’alternance partisane se traduise par un changement avec
les politiques antérieures.
Le SNESUP appelle à
se mobiliser contre ce projet de loi: amplifier les prises de
positions dans les établissements d’ESR, les sections du
CNU ou du CoNRS, organiser AG et débats publics avec
l’ensemble des personnels et étudiants, envoyer la
carte-lettre au président de la République, etc.
À cet effet, il a
déposé un préavis de grève jusqu’au
5 mars. Par ailleurs, le SNESUP intervient dès maintenant
auprès des parlementaires pour leur présenter l’analyse
critique de ce texte que nous partageons avec l’ensemble des
syndicats de la FSU concernés. Il appelle à se saisir
de la journée d’action interprofessionnelle du 5 mars
contre l’ANI dit de « sécurisation de l’emploi
» pour exprimer, avec les autres salariés, les
revendications de la communauté universitaire visant à
rétablir des conditions d’étude et de travail
dignes du Service public.
Le 26 février
Communiqué
des associations disciplinaires. Forum du 15 II 2013
Dans
le contexte actuel, marqué par la mise en place de réformes
touchant à la fois à la formation des enseignants et
aux conditions d’initiation à la recherche, les
associations qui représentent la communauté des
enseignants-chercheurs et enseignants impliqués dans la
formation des futurs professeurs souhaitent faire part de leur
inquiétude. Conscientes de l’importance de mener à
bien la réforme de la formation et du recrutement des
enseignants, en particulier dans un contexte de chute des effectifs
par rapport au nombre de postes à pourvoir, elles ont examiné
les projets en cours ainsi que les effectifs des étudiants en
masters enseignement et des candidats aux concours. Nos associations
regrettent la précipitation et la confusion dans laquelle la
réflexion est menée, et l’effet démobilisateur
ainsi produit sur les formateurs et sur les étudiants. Par
conséquent, elles souhaitent attirer l’attention sur les
points suivants:
- La formation au métier d’enseignant
exige aussi la présence d’un socle disciplinaire
académique fort, qui permette aux enseignants de demain de
maîtriser pleinement les connaissances nécessaires à
l’exercice de leur métier. Cette formation disciplinaire
ne doit pas occuper une part réduite, ni en amont, ni en aval
: en amont, par l’introduction d’une licence trop
généraliste ; en aval, par une redéfinition du
master et du CAPES qui minore la spécialité
disciplinaire. Les masters et les concours doivent donc faire une
part importante aux savoirs disciplinaire fondamentaux de spécialité.
- La maquette générique
des épreuves écrites et orales du concours en M1doit le
garantir, et ne doit pas, comme le projet le laisse penser, donner
une part disproportionnée aux compétences dites «
professionnelles », qui sont pourtant, de manière
contradictoire, bien indiquées comme étant « en
cours d’acquisition ». Les « gestes professionnels
» doivent faire l’objet d’un véritable
stage, avec une pratique de classe encadrée, comme prévu
en M2, après le concours, et être évalués
à ce stade.
- Le Master doit préserver un équilibre
nécessaire à l'acquisition des connaissances et
compétences. Le projet présente un déséquilibre
évident entre un M1, qui serait considérablement
alourdi par le système dit « intégré »,
où les candidats devraient préparer les modules du
master, effectuer un stage et réussir le concours, et un M2
presque entièrement consacré à un stage, sans
véritable adossement à la recherche fondamentale et
avec une préparation disciplinaire académique
insuffisante. - Les réformes en cours doivent préserver
les liens entre Master MEEF et Master Recherche, tout divorce entre
les deux ferait courir d’une part un risque d’appauvrissement
disciplinaire académique, d’autre part un risque de
tarissement du vivier de chercheurs, dont la France a
particulièrement besoin. De plus, ce divorce entre les deux
types de master serait de nature à limiter les possibilités
d’évolution de carrière des enseignants. La
mention « MEEF » des nouveaux masters doit conserver un
ancrage disciplinaire académique porteur de contenu, afin de
garder une lisibilité pour les étudiants.
-
L’accréditation des ESPE doit conserver un équilibre
dans la répartition territoriale des formations, dont l'impact
est clair sur le vivier des candidats, sur les formations initiales,
et sur la pluridisciplinarité des sites, à la fois pour
la formation et pour la recherche. Une réflexion sur les ESPE
doit être en outre engagée afin que les différentes
composantes de l'université restent pleinement associées
à la formation des enseignants par leur présence dans
les jurys et par la détermination des modalités de
contrôle des connaissances.
Par conséquent, nous
demandons que nos associations soient pleinement, et sans attendre,
associées à l’élaboration des contenus et
à la pondération des blocs du cadre national du
master.
Les signataires
:
Association Française des Catalanistes
Association
Française d’Etudes Américaines
Association
Française de Mécanique
Association des Germanistes
de l’Enseignement Supérieur
Association des
Historiens modernistes des Universités françaises
(AHMUF)> Association des Historiens contemporanéistes de
l'Enseignement supérieur, Association des Médiévistes
Anglicistes de l'Enseignement Supérieur, Association des
Professeurs d’Histoire et de Géographie, Association des
Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur
Société des Etudes latines, Société des
Hispanistes français, Société des Italianistes
de l'Enseignement Supérieur, Société de langues
et littératures médiévales d'oc et d'oïl,
Société des Professeurs d’Histoire Ancienne de
l’Université, Societé Francaise d'Etude du 18e
siecle, Société Française des Etudes Japonaises,
Société Française d'Etude du Seizième
Siècle, Société Française de Littérature
Générale et Comparée, Société
Française Shakespeare
Le 24 février
Pour mémoire et
information : texte du projet de loi OESR et des amendements s'y
rapportant; commentaires de SupAutonome sur la lettre de la ministre
du 13 février, sur le projet de loi et l'exposé des
motifs de celle-ci.
Texte du projet de loi:
[PDF]
Amendements
au projet de loi OESR:
[PDF]
Commentaire
de SupAutonome au projet de loi:
[PDF]
Commentaire
de SupAutonome quant à l'exposé des motifs:
[PDF]
Commentaire
de SupAutonome-LSH quant à la lettre de la Ministre du 13
février 2013:
[PDF]
Le 15 février
Pour information :
Motion adoptée à la majorité au conseil
d'administration de l'Université de Toulouse 2 Le Mirail le 19
février 2013
Le conseil
d’administration de l’Université de Toulouse Le
Mirail, en date du 19 février 2013 :
Constate qu’il
n’est pas en mesure de travailler correctement pour mettre en
œuvre la réforme des ESPE et des nouvelles formations,
ne disposant pour l’instant que d’une maquette générique
trop vague ne tenant aucun compte de la spécificité des
différentes disciplines.
Déplore donc la méthode
utilisée et le calendrier prévisionnel pour cette
réforme. Mettre en œuvre « sans attendre la
promulgation de la loi » est une manière de procéder
irrespectueuse du travail des élus de la Nation. Cette
procédure est irrespectueuse des collègues qui, dans
les composantes, doivent réfléchir à la mise en
place d’une offre de formation sur la base de documents de
travail susceptibles d’évoluer à tout moment et
sans aucune valeur juridique, suivant un calendrier accéléré
intenable. Le conseil d’administration demande le report de la
réforme à la rentrée 2014, une fois la loi
votée, les décrets d’application publiés
et les circulaires d’application transmises aux
universités.
Réaffirme l’importance de la part
de l’enseignement disciplinaire et de la recherche dans la
formation des futurs enseignants. Si la revalorisation de la
didactique dans la formation des futurs enseignants est nécessaire,
on ne saurait priver nos étudiants d’un savoir
disciplinaire approfondi et problématisé par les
apports de la recherche disciplinaire. Or le nouveau concours acte la
quasi-disparition des disciplines de spécialité : une
seule épreuve sur les quatre porte sur les savoirs
disciplinaires et cette épreuve ne représente qu’1/6ème
de la note d’admission. Par exemple, le nouveau cadre ne
prévoit aucune évaluation suffisante au concours des
compétences linguistiques écrites et orales des
candidats dans les spécialités de langues.
S’inquiète
de l’articulation entre le master et le concours. Que se
passera-t-il si l’étudiant admis au concours n’a
pas un Master complet ? A l’inverse, que se passera-t-il si
l’étudiant qui a réussi le Master n’est pas
recruté par concours ?
S’interroge sur la nouvelle
nomenclature. La mention « MEEF » donnée au
nouveau Master implique l’effacement de la spécialité
disciplinaire des futurs enseignants. Les compétences
disciplinaires des candidats seront sous-évaluées au
bénéfice d’une connaissance générique
du cadre d’exercice de l’enseignant. La part et la nature
de la recherche (disciplinaire, didactique et ingénierie) au
sein du MEEF demeure floue. Le conseil d’administration
souligne les difficultés à concevoir des passerelles
avec les masters R.
De plus, le conseil d’administration
regrette que les étudiants de M2 soient considérés
comme des « contractuels » et deviennent des «
moyens d’enseignement » pour six à neuf heures par
semaine. Le conseil d’administration demande que l’aspect
pédagogique prime et que les enseignements réalisés
par les étudiants soient suivis par un conseil pédagogique
et un formateur de l’ESPE.
S’interroge aussi sur le
rattachement de l’ESPE au sein de l’académie de
Toulouse. L’ESPE sera-t-elle rattachée au PRES ou à
UT2 ? De ce rattachement dépendra la mise en place concrète
de la réforme. Le conseil d’administration considère
qu’un rattachement à UT2, forte de son expérience
en matière de formation des enseignants qu’elle a en
particulier su mettre en valeur en intégrant l’IUFM, et
vu les excellents résultats obtenus aux concours jusqu’ici,
semble être la meilleure option pour se prémunir contre
une marginalisation de la recherche et une édulcoration des
savoirs disciplinaires. Le conseil d’administration sera
vigilant sur la nature du rattachement car en l’état,
les ESPE se présentent comme une aggravation de la LRU,
plaçant ces véritables « grandes écoles »
de la formation sous l’autorité directe du Rectorat, les
universités n’en devenant que les prestataires, et sans
promesses de moyens adéquats.
Le conseil d’administration
demande au gouvernement de respecter ses engagements relatifs à
la concertation préalable et à l’association
nécessaire de l’ensemble de la communauté
universitaire aux réformes, afin d’éviter de
retomber dans les erreurs des politiques précédentes.
Le 15 février
Document transmis par
Monsieur Barjot: Commentaire de SupAutonome-LSH quant à la
Lettre de la Ministre de l'Ensignement supérieur et de le
recherche du 13 février. Commentaire SupAutonome-LSH quant à
la lettre de la Ministre:
[PDF]
Du
1er février au 15 février 2013
Le 14 février
Campagne d'avancement au
choix pour l'année 2013. Communiqué de la Fédération.
Cher(e) Collègue,
Nous
vous informons que la campagne d'avancement au choix pour l'année
2013 vient d'être ouverte sur le site ELECTRA, du MESR, depuis
le 5 février 2013 et jusqu'au 28/02/2012, 16h00 (heure de
Paris).
Vous pouvez
donc déposer votre dossier en prenant soin de respecter les
conditions d'éligibilité et les consignes suivantes :
Pour être "promouvable", il vous faut (cf. articles
40 et 56 du décret n°84-431 du 6 juin 1984 modifié)
:
-
Pour l’accès à la hors classe des maîtres
de conférences :
Être
parvenu(e) au 7e échelon de la classe normale et ayant
accompli au moins cinq ans de services en qualité de maître
de conférences ou de maître-assistant en position
d'activité ou en position de détachement
-
Pour l’accès à la 1ère classe des
professeurs des universités :
Être professeur des universités de 2ème classe.
-
Pour l’accès à la classe exceptionnelle des
professeurs des universités :
Être professeur des universités de 1ère classe
depuis au moins 18 mois
-
Pour l’accès au 2ème échelon de la classe
exceptionnelle des professeurs des universités :
Être professeur des universités au 1er échelon de
la classe exceptionnelle depuis au moins
18 mois.
NB1.
Ces conditions doivent être remplies au 31 décembre 2012
pour la session 2013.
NB2. Les
enseignants-chercheurs maintenus en fonction en surnombre ne peuvent
pas être promus.
Pour
mémoire - Texte du décret n°84-431 du 6 juin 1984
modifié cliquer ici;
Le 13 février
Lettre de la Ministre
de l'Enseignement supérieur et de la recherche au
CNESER
Lettre de la Ministre :
[PDF]
Le 11 février
Pour
mémoire: rappel des suites des assises cliquer ici
Texte du projet de loi
complet et lettre de J.R. Cytermann , lettres, circulaires et
référentiel. Document transmis par Monsieur
Barjot
Lettre de J.R. Cytermann :
[PDF]
Texte
du projet de loi :
[PDF]
Circulaire
sur les référentiels :
[PDF]
Rappel:
Projet de loi sur l'école du 23 janvier: Texte du projet de
loi :
[PDF]
Lettre
aux recteurs sur les ESPE :
[PDF]
Compétences
des conseillers principaux d'éducation :
[PDF]
Référentie
lsur les compétences dans les métiers de
l'éducation :
[PDF]
Référentiel
sur les compétences dans les métiers du professorat et
de l'éducation;:
[PDF]
Le 5 février
Texte du Projet de loi
d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école
de la République, déposé ce jour à
l'Assemblé Nationale. Document transmis par Monsieur
Barjot
Projet
de loi :
[PDF]
Le 4 février
La ministre cède
aux exigences des présidents d'universités. Document
transmis par Monsieur Barjot
Lettre
de G. Fioraso aux présidents d'universités :
[PDF]
Du
16 janvier au 31 janvier 2013
Le 31 janvier
Document transmis par
Monsieur Barjot
Projet de loi sur l'Enseignemnt supérieur
et la recherche: les commentaires de SupAutonome
Commentaires
de SupAutonome relatifs au projet de loi sur l'ESR :
[PDF]
Document transmis par
Monsieur Barjot
Compte-rendu de l'entrevue au MESR
Chères et chers
collègues, Veuillez trouver ci-dessous le texte du compte
rendu de l'entrevue, précédé d'un chapeau de
présentation; le tout a été rédigé
de concert par les six représentants des 25 sociétés
savantes.
Vous trouverez en pièce
jointe le compte-rendu de l'entrevue du 24 janvier 2013 au Ministère
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche entre des
représentants des sociétés savantes signataires
de la lettre du du 17 novembre 2012 et des représentants du
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la
Recherche (MESR) et du Ministère de l’Education
Nationale (MEN). La discussion a porté, entre autres, sur les
documents de travail datés de janvier 2013 émanant du
MEN et du MESR : la Maquette "générique" des
concours enseignants 2014 ; le Cadre national des formations liées
aux métiers du professorat du premier et du second degré
et de l’éducation ; le Cahier des charges de
l’accréditation des écoles supérieures du
professorat et de l’éducation (ESPE); les Référentiels
de compétences professionnelles communs à tous les
enseignants.
Tous ces documents de de
travail ont été regroupés sur le site de AHCESR:
Cliquer
ici pour ouvrir
et celui de la SAES
:
http://sha.univ-poitiers.fr/saesfrance/spip.php?article347
site SAES cliquer ici pour ouvrir
Nous attirons l'attention
sur le fait que le mois de février sera crucial : les
universitaires doivent s'investir dans la confection des Masters MEEF
et doivent participer aux dossiers de pré-projets
d'accréditation des ESPE pour que le volet disciplinaire soit
présent. Il convient en outre de suivre le cadrage de la
formation et de saisir l'Inspection Générale pour que
les compétences disciplinaires demeurent présentes dans
les épreuves écrites et orales des concours du CAPES.
Pour rappel, la Lettre
ouverte de 25 sociétés savantes adressées à
Geneviève Fioraso et Vincent Peillon le 17 novembre 2012 :
Lettre
ouverte V. Peilon et G. Fioraso cliquer ici pour ouvrir
Enfin, un communiqué
de presse de Vincent Peillon et de Geneviève Fioraso du
24/01/2013 indique un accord entre le MEN et le MESR et la CPU
(Conférence des présidents d'université) pour la
feuille de route de la réforme de la formation initiale et
continue des enseignants et la mise en place des écoles
supérieures du professorat et de l'éducation. On y
trouvera le calendrier de la mise en place de la réforme :
http://www.education.gouv.fr/cid66911/accord-etat-–-conference-des-presidents-d-universite-pour-la-feuille-de-route-de-la-reforme-de-la-formation-initiale-et-continue-des-enseignants-et-la-mise-en-place-des-ecoles-superieures-du-professorat-et-de-l-education.html
Cliquer ici pour
ouvrir le compte-rendu de l'entrevue au MESR :
[PDF]
V. Gazeau, A. Gonzales,
AF. Gillard-Estrada, P. Lurbe, N. Le Roux, N. Vivier, présents
à l'entretien au MESR
Le 30 janvier
Document transmis par
Monsieur Barjot
Geneviève Fioraso
au Monde : « Notre objectif : faire disparaître
5800 options de Master ».
Cliquer ici pour
ouvrir l'article :
[PDF]
Communique intersyndicale
ESR - Action du 31 janvier
FSU (SNESUP -SNCS- SNEP -
SNASUB - SNETAP) CGT (SNTRS )
SOLIDAIRES (Sud Recherche
EPST) UNSA (SNPTES-Sup'Recherche)
COMMUNIQUE ACTION DU 31
JANVIER
Les organisations
soussignées se battent depuis des années pour que les
établissements et organismes d'Enseignement Supérieur
et de Recherche puissent remplir leurs missions fondamentales de
formation et de recherche.
La situation ne cesse de
se dégrader. En témoignent encore les récentes
difficultés budgétaires de nombreuses universités
et des organismes - amenant gels et suppressions d'emplois,
suppressions d'enseignements ou dégradation des conditions de
travail et d'études-, l'augmentation de la précarité
due principalement à la course aux ressources propres,
notamment avec les appels d'offre (ANR, IDEX…).
Des revendications sont
mises en avant par les fédérations de fonctionnaires à
l'occasion des discussions programmées dans l'agenda social de
la Fonction Publique : l'emploi en exigeant un moratoire immédiat
sur les suppressions d'emplois et des créations partout où
cela est nécessaire, la suppression du jour de carence, la
revalorisation du point d'indice et des carrières….
Le passage au Parlement
d'une loi sur l'Ecole, qui a reçu un avis négatif dans
les organes consultatifs de l'ESR (CNESER, CTMESR), est programmé.
Une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur et la recherche
se prépare, dont le projet n'apporte pas la rupture attendue
avec la loi LRU et la loi Pacte de la Recherche. De plus, ce projet
de loi exclut un engagement du gouvernement sur les financements et
les emplois.
Les organisations
soussignées estiment qu'il faut changer de cap !
Dans l'enseignement
supérieur et la recherche comme dans les autres
administrations et services publics, le gouvernement doit permettre à
la Fonction Publique et aux services publics de jouer tout leur rôle.
Leur action est un puissant moyen pour lutter contre les inégalités
et les injustices sociales. Le rôle de l'État est
aujourd'hui de donner les capacités d'agir pour améliorer
la qualité des services rendus à tous les usagers sur
l'ensemble du territoire et dans le même temps d'améliorer
les conditions de travail et de rémunération des
agents.
Les organisations
soussignées, constatant que les projets du gouvernement
(politique salariale, emploi, réforme de l'école, loi
sur l'ESR) ne répondent pas aux aspirations des salariés
de l'ESR et des étudiants, appellent les personnels à
organiser des AG rassemblant toute la communauté universitaire
dans les établissements pour exprimer leurs exigences
notamment sur les points suivants :
* Un plan de
titularisation de tous les précaires occupant des fonctions
pérennes et l'arrêt du non-renouvellement des contrats
des CDD.
* Le maintien du pouvoir
d'achat et une véritable reconnaissance des qualifications.
* Une augmentation des
moyens d'Etat (dotations, créations d'emplois) pour revenir
sur les suppressions et gels d'emplois dans les universités et
les organismes de recherche, ainsi que pour répondre aux
besoins des formations et des laboratoires ; cela passe par des
financements récurrents des projets au lieu de financements en
réponse aux appels d'offres (ANR, IDEX).
* Une organisation
démocratique du système universitaire assurant
l'égalité de l'accès aux formations sur le
territoire.
Sur cette base, les
organisations de l'ESR, en convergence avec l'appel à grève
et manifestations des fédérations de la Fonction
Publique de la CGT, de la FSU et de SUD, appellent à
participer à la journée d'action de la Fonction
Publique le 31 Janvier.
FSU (SNESUP - SNCS- SNEP
- SNASUB - SNETAP) - CGT (SNTRS ) - SOLIDAIRES (Sud Recherche EPST) -
UNSA (SNPTES-Sup'Recherche)
Secrétariat
Intersyndicale : Carmen Alava - Tél. : 0144799621 - Portable :
0659126981
Le 29 janvier
Lettre de Philippe
Bourdin, Président de la 22ème section du CNU à
la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche.
Cliquer ici
pour ouvrir la lettre :
[PDF]
Le 27 janvier
Disparition de l'AERES,
apparition du HCERES
Dans un courrier daté
de fin décembre 2012 et adressé au président de
l'AERES, la ministre de l'Enseignement supérieur avait
évoqué la perspective d'une "transformation"
de l'agence, en raison de l'absence de consensus dont elle avait fait
l'objet lors des Assises de l'enseignement supérieur et de la
recherche. Dans son rapport du 14 janvier, le député
Jean-Yves Le Déaut préconisait le remplacement de
l'AERES par une nouvelle autorité administrative
indépendante.
A la date du 15 janvier
2013, une version de travail du projet de loi sur l'enseignement
supérieur a prévu le remplacement de l'AERES par le
Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de
l'enseignement supérieur. Cette instance, dont le nom est pour
l'instant provisoire sera chargée des missions
suivantes :
- 'évaluer
'les établissements d'enseignement supérieur', 'les
organismes de recherche', les 'fondations de coopération
scientifique', ainsi que 'l'Agence nationale de la recherche ';
- 'évaluer
les formations et diplômes des établissements
d’enseignement supérieur' ;
- 's'assurer de la
prise en compte dans les évaluations des personnels de
l'enseignement supérieur et de la recherche, de l'ensemble des
missions qui leur sont assignées".
La direction du Haut
conseil sera assurée par un "conseil, assisté
d'un conseil d'orientation scientifique", ayant pour mission de
fixer "le programme annuel d'évaluation" et de
favoriser "la concertation avec les parties prenantes de
l'évaluation". Le président sera choisi parmi les
"26 membres nommés par décret". Il assurera
également la direction du Haut Conseil. Le conseil
d'orientation scientifique sera composé de "personnalités
qualifiées, avec un tiers au minimum de personnalités
étrangères, reconnues pour leurs compétences
scientifiques et leurs compétences en matière
d'évaluation. Ces personnalités seront nommées
par décret, sur proposition du président du
Haut Conseil".
Les "sections"
qui constituaient l'AERES disparaissent.
Source(s)
: AEF. Voir également le site VousNousIls
http://www.vousnousils.fr/2013/01/21/laeres-remplacee-par-le-haut-conseil-de-levaluation-de-la-recherche-et-de-lenseignement-superieur-541111
Le 25 janvier
Communiqué
SupAutonome
LA QUESTION SALARIALE
DOIT ÊTRE À L’ORDRE DU JOUR
On attendait du nouveau
gouvernement une ouverture des discussions sur la question des
salaires des personnels de l’enseignement supérieur. En
effet, aujourd’hui, chacun en est convaincu, ce n’est pas
à une stagnation que l'on assiste mais à une véritable
régression salariale. La rigueur, cela fait plusieurs
décennies que les personnels de l’enseignement supérieur
la subissent, et cette rigueur, qui se traduit par un gel quasi
permanent des augmentations salariales et un quasi blocage des
évolutions de carrière, n’est tout simplement
plus tenable. La conséquence, chacun la constate : c’est
une baisse sans précédent du pouvoir d’achat
depuis maintenant une trentaine d’années. Si des efforts
ont été faits récemment pour les universitaires
en début de carrière, pour les autres rien n’a
changé. Il est symptomatique de constater qu’alors même
que les pouvoirs publics ne cessent d’exhorter les universités
françaises à un aggiornamento organisationnel et
culturel, ces mêmes pouvoirs publics restent étrangement
muets sur les comparaisons salariales. Cela est d’autant plus
étrange que les pressions exercées sur les
universitaires depuis la mise en œuvre de l’autonomie
n’ont fait que s’accroître. De ce point de vue, et
les résultats de notre enquête sur les conditions de
travail l’ont révélé, le toujours plus qui
est demandé aux universitaires est d’autant plus mal
ressenti qu’il s’accompagne très souvent du
toujours moins en matière de moyens. Or, les universitaires
travaillent beaucoup. Alors qu'ils sont de plus en plus accaparés
par des tâches administratives et d’enseignement,
conséquences de politiques pédagogiques sans grande
cohérence, on leur demande de publier dans des revues
prestigieuses pour se mettre au niveau des standards internationaux.
Étrangement, là encore, on semble oublier que pour
réaliser ces objectifs il faut du temps et des moyens. Dans la
très grande majorité des cas, les universitaires
français ne disposent ni de l’un ni de l’autre. On
aurait espéré alors que les pouvoirs publics profitent
de la réforme sur l’autonomie pour aborder enfin cette
question des salaires. Cela n’a pas été le cas et
cela ne le sera pas davantage aujourd’hui, bien au contraire.
Cette situation n’est
plus tenable. La France est la cinquième puissance mondiale
et, à l’heure de l’économie de la
connaissance dont on ne cesse de parler, est-il normal que les
universitaires soient les éternels laissés pour compte
de la nation ? Cette situation n’a que trop duré.
Trop d’universitaires sont contraints de faire des heures
supplémentaires. Ils y sont contraints car leur salaire ne
suffit pas à les faire vivre décemment. Et cette
situation est tout simplement scandaleuse.
Nous invitons donc les
pouvoirs publics à regarder la situation en face. Il y a un
problème salarial à l’université, un
problème salarial sérieux et on ne peut plus l’éluder.
Le débat doit être ouvert et des discussions sérieuses
commencer. Dans ce domaine on n’a tout simplement plus le temps
de laisser du temps au temps. La politique de rigueur est la
caractéristique majeure des politiques publiques menées
en direction des universités. Doit-on ajouter de la rigueur à
la rigueur ? Dans ce cas, ne jouons plus sur les mots, on n’est
plus dans la rigueur, mais bel et bien dans la régression.
Michel Gay,
secrétaire général de SupAutonome
Jean-Louis Charlet,
Président de SupAutonome
Le 25 janvier
Documents transmis par la
SAES
En attendant un
compte-rendu du rendez-vous au MESR entre trois conseillers du MEN et
du MESR et une délégation de représentants des
sociétés savantes signataires de la lettre du 17
novembre 2012, parmi lesquels la SAES, voici une information
concernant un accord entre la CPU, le MEN et le MESR sur la formation
des enseignants.
Accord État – Conférence
des présidents d'université pour la feuille de route de
la réforme de la formation initiale et continue des
enseignants et la mise en place des écoles supérieures
du professorat et de l'éducation
[Refondons l'École]
- Communiqué de presse - Vincent Peillon - Geneviève
Fioraso - 24/01/2013
Vincent Peillon, ministre de l’éducation
nationale, Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement
supérieur et de la recherche, et Jean-Loup Salzmann, président
de la Conférence des présidents d’université
(CPU), ont conclu aujourd’hui un accord permettant d’engager
la meilleure coopération possible pour réussir la
réforme de la formation initiale et continue des enseignants
dans le calendrier prévu.
Le projet de loi pour la
refondation de l’École confie à l’université
la responsabilité de la nouvelle formation des enseignants,
qui repose sur la mise en place, dès la rentrée 2013,
de masters, mention "Enseignement, éducation, formation"
(MEEF), organisés par de nouvelles composantes universitaires,
les écoles supérieures du professorat et de l’éducation
(ESPE).
Les ministres et les présidents d’université
se sont engagés à organiser des réunions
régulières afin d’accompagner le développement
des projets d’ESPE, de suivre l’avancée de la mise
en œuvre de cette réforme et d’anticiper les
évolutions nécessaires. En vue de l’établissement
des maquettes des nouveaux masters MEEF, un groupe technique dédié
est également installé au service des universités,
de leurs équipes pédagogiques et des rectorats.
Il
s’agit, avec cet accord, de mobiliser les efforts conjoints des
universités, des deux ministères et de leurs personnels
pour offrir aux enseignants et aux personnels d’éducation
une formation à la hauteur de leurs missions et des enjeux de
la refondation de l’École.Calendrier de la réforme
de la formation initiale et continue des enseignants et de la mise en
place des écoles supérieures du professorat et de
l’éducation.
PDF du calendrier de la réforme
de la formation initiale et continue des enseignants et de la mise en
place des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation.
cliquer
Le 24 janvier
Procédure
d'avancement de grade au titre de l'année 2013.
La
procédure unique d’avancement de grade des
enseignants-chercheurs (avancement national (CNU), avancement local
(établissement) et procédure spécifique) est
entièrement
« dématérialisée ».
Il n'y a pas de transmission de version "papier" des
dossiers de candidature à l'avancement de grade.
Chaque
enseignant-chercheur promouvable et candidat à une promotion
de grade doit se connecter sur l'application "Electra",
adresse:
https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/cand_electra.htm
Les
dates du calendrier prévisionnel d’ouverture de
l’application ELECTRA sont les suivantes :
- 5
février 2013 à 10H : Ouverture de l’application
ELECTRA pour l’enregistrement des dossiers de candidature à
l’avancement
- 28
février 2013 16H : Date limite de l’enregistrement
des dossiers de candidature à l’avancement dans
l’application ELECTRA.
Rappel
des conditions de promouvabilité :
La
situation des enseignants-chercheurs - en activité ou en
détachement - pour la promouvabilité est appréciée
au 31 Décembre 2012.
Corps
des Professeurs
Accès
au 2ème
échelon
de la classe exceptionnelle
:
18 mois d'ancienneté au 1er
échelon
de la classe exceptionnelle au 31 décembre 2012.
Accès
au 1er
échelon
de la classe exceptionnelle
:
18 mois d'ancienneté dans la 1ère
classe
au 31 décembre 2012.
Accès
à la 1ère
classe
:
tout Professeur de 2ème
classe
en activité ou détachement.
Corps
des Maîtres de conférences
Accès
à la hors classe
:
les Maîtres de conférences ayant atteint au minimum le
7ème
échelon
au 31 décembre 2012 et ayant effectué au minimum 5 ans
de services dans ce corps (activité ou détachement).
Modalités de
dépôt des candidatures Electra :
[PDF]
Calendrier :
[PDF]
Le 23 janvier
Mastérisation,
toujours… la Conférence des doyens et directeurs des
UFR de lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales (CDUL)
et la Conférence des Directeurs des UFR Scientifiques (CDUS :
Doyens des Facultés des Sciences) communiquent sur les ÉSPÉ.
Espe Formation des
enseignants :
[PDF]
Lettre
ouverte à Vincent Peillon: La professionnalisation
incantatoire... Lettre
ouverte :
[PDF]
Le 18 janvier
Document transmis par
Monsieur Barjot
CNRS
Accréditation ESPE :
[PDF]
Formation :
[PDF]
Du
1er janvier au 15 janvier 2013
Le 14
janvierPublication
du rapport Le Déaut sur l'enseignement supérieur et la
recherche: Refonder l'Université, dynammiser la recherche
Intégralité
du rapport Le Déaut Des mines de fer aux mines de matière
grise Cliquer ici
Le 14 janvier
Document transmis par la
Fédération
QUESTIONNAIRE SUR LES
LIBERTÉS UNIVERSITAIRES
SUP AUTONOME
Depuis sa création,
la fédération nationale des syndicats autonomes de
l’enseignement supérieur et de la recherche (SUP
AUTONOME) promeut et défend les libertés universitaires
dans l’enseignement supérieur. Dans un contexte qui nous
parait de plus en plus contraignant quant à l’exercice
de ces libertés, nous avons souhaité vous donner la
parole sur cette question essentielle pour l’avenir de notre
métier
Questionnaire
sur les libertés universitaires :
[PDF]
Le 11 janvier
Document transmis par
Monsieur Barjot
Précisions sur les critères
d'attribution des délégations auprès du CNRS -
2013t
Mme Claudie
Cardon /br> Adjointe au chef de service,
Responsable de la
gestion collective universitaire Paris-Sorbonne
Service du
personnel enseignant
Rue Victor COUSIN 75230 PARIS Cedex
05
Tel:01 40 46 25 27 Fax: 01 40 46 32 66
claudie.cardon@paris-sorbonne.fr
Mesdames et Messieurs les
Enseignants-Chercheurs,
A
la demande de Monsieur le Président, je porte à votre
connaissance que :
1) Le CNRS nous demande
de classer les demandes de délégation en relation avec
les priorités scientifiques du PRES dans son partenariat avec
le CNRS.
2) Celles
ci sont de deux ordres :
-
les projets interdisciplinaires associant d'une manière ou
d'une autre humanités, droit, économie, sciences de la
nature et sciences de la vie (IE les thématiques de notre
PRES),
-
les projet scientifiques des UMR du PRES ( et en particulier de notre
université) puisque, par définition, celles-ci relèvent
d'un partenariat avec le CNRS.
3)
En conséquence, ne seront pas jugées prioritaires les
demandes de délégation vers des UMR extérieures
au PRES, les demandes ayant un caractère pluridisciplinaire
étant prioritaires par surcroît.
Je vous rappelle que la
campagne d'accueil en délégation CNRS des
enseignants-chercheurs au titre de l'année 2013-2014 est
ouverte.
Vous pouvez dès à
présent vous informer et télécharger le dossier
de demande d'accueil en délégation (ou en
renouvellement) en fichiers attachés ou sur le site internet
du CNRS que vous voudrez bien trouver ci-dessous:
http://www.dgdr.cnrs.fr/drh/emploi-nonperm/pratique-3-deleg.htm
Je vous rappelle qu'il
appartient à chaque candidat de prendre contact directement
avec le Directeur de l'Unité du CNRS dans laquelle la
délégation est envisagée, pour avis et
signature.
J'attire également
votre attention sur la nouvelle procédure mise en place par le
CNRS en vue de la dématérialisation
des dossiers de candidatures.
Les dossiers doivent en
effet, être transmis au Service
du Personnel Enseignant
(SPE), aux adresses suivantes,
marie-aude.banakos@paris-sorbonne.fr,
claudie.cardon@paris-sorbonne.fr,
en version électronique (et non plus papier), en un seul
fichier au format PDF
(maximum
10 MO), complétés
et signés (avec l'avis du Directeur de l'Unité de
recherche du CNRS
dans
laquelle la délégation est envisagée) au plus
tard le
vendredi 18 janvier 2013,
délai
de rigueur en raison du calendrier des instances. Tout dossier hors
délai sera rejeté et seules des demandes complètes
seront examinées par le Conseild'Administration
(CA) du 25 janvier 2013.
Vous trouverez en
fichiers attachés, deux modèles de dossier de demande
de délégation selon votre situation (première
délégation ou renouvellement de votre délégation).
Le Service du Personnel Enseignant se tient à votre
disposition pour tout renseignement complémentaire.
Je vous prie
d'agréer, Mesdames et Messieurs les enseignants-chercheurs
l'expression de mes salutations distinguées.
CNRS
Dossier 1ère demande1 :
[PDF]
CNRS
Dossier renoiuvellement 2 :
[PDF]
Le 9 janvier
Début de la
campagne nationale d'évaluation des candidatures en vue de
l'obtention de la Prime d'Excellence Scientifique pour 2013. Pour la
marche à suivre, cliquer sur le lien suivant :
Pour
tout renseignement sur la campagne 2013 cliquer ici
Le 2 janvier
Document transmis par
Monsieur Barjot
Communiqué de presse du SNCS-FSU
En
annonçant le 20 décembre dernier le remplacement de
l’AERES par une agence entièrement redéfinie, la
ministre Geneviève Fioraso prend en compte une revendication
majeure de la communauté scientifique, portée par le
SNCS depuis la création de cette agence issue de la loi de
programme pour la recherche de 2006.
Le ministère a
convoqué, mardi 8 janvier, les organisations syndicales à
une réunion de consultation sur la réorganisation de
l’évaluation dans la recherche. Le SNCS y défendra
ce qu’il défend depuis toujours : le principe d’une
évaluation indépendante, transparente, collégiale
et contradictoire, menée par des pairs majoritairement élus.
Porteur de propositions, le SNCS demande que soit rendue aux
organismes de recherche la maîtrise de l’évaluation
et de la prospective scientifiques. Pour les laboratoires, il demande
que la réorganisation s’effectue en plaçant
au centre du dispositif d’évaluation le Comité
national de la recherche scientifique, les Commissions scientifiques
spécialisées ou sectorielles des EPST et le Conseil
national des Universités.
La suppression de l’AERES
est attendue depuis la mise en place du nouveau gouvernement. Elle
constituera enfin une première mesure de changement pour la
recherche publique. Le SNCS attend d’autres changements qui
permettent à la recherche française de retrouver un
fonctionnement normal, comme la fin de la priorité accordée
au financement sur projets (ANR), notamment responsable de la
précarité dans l’enseignement supérieur et
la recherche.
Patrick Monfort
Secrétaire général
du SNCS-FSU
Meudon, le 7 janvier 2013.
Le 2 janvier
Remarques de Monsieur
Barjot sur le projet de loi de refondation de
l'Ecole.
Remarques1 :
[PDF]
Remarques
2 :
[PDF]
Du
15 décembre au 31 décembre 2012
Le 28 décembre
Ouverture
de la campagne d'accueil en délégation auprès du
CNRS
pour l'année
2013-2014.
Mme Claudie
CARDON
Adjointe au chef de service, Responsable de la gestion
Collective
Mesdames et Messieurs les
Enseignants-Chercheurs,
Je vous informe que la campagne d'accueil
en délégation CNRS des enseignants-chercheurs au titre
de l'année 2013-2014 est ouverte.
Vous pouvez dès à
présent vous informer et télécharger le dossier
de demande d'accueil en délégation (ou en
renouvellement) en fichiers attachés ou sur le site internet
du CNRS que vous voudrez bien trouver
ci-dessous:
http://www.dgdr.cnrs.fr/drh/emploi-nonperm/pratique-3-deleg.htm
[1]
Je vous rappelle qu'il appartient à chaque candidat de
prendre contact directement avec le Directeur de l'Unité du
CNRS dans laquelle la délégation est envisagée,
pour avis et signature.
J'attire également votre attention
sur la nouvelle procédure mise en place par le CNRS en vue de
la DÉMATÉRIALISATION DES DOSSIERS DE CANDIDATURES.
Les dossiers doivent en
effet, être transmis au SERVICE DU PERSONNEL ENSEIGNANT (SPE),
aux adresses suivantes, , , EN VERSION ÉLECTRONIQUE (ET NON
PLUS PAPIER), EN UN SEUL FICHIER AU FORMAT PDF (maximum 10 MO),
COMPLÉTÉS ET SIGNÉS (AVEC L'AVIS DU DIRECTEUR DE
L'UNITÉ DE RECHERCHE DU CNRS dans laquelle la délégation
est envisagée) au plus tard LE VENDREDI 18 JANVIER 2013, délai
de rigueur en raison du calendrier des instances.
Tout dossier
hors délai sera rejeté et seules des demandes complètes
seront examinées par le CONSEIL D'ADMINISTRATION (CA) DU 25
JANVIER 2013.
Vous trouverez en fichiers attachés, deux
modèles de dossier de demande de délégation
selon votre situation (première délégation ou
renouvellement de votre délégation).
Le Service du
Personnel Enseignant se tient à votre disposition pour tout
renseignement complémentaire.
Je vous prie
d'agréer, Mesdames et Messieurs les enseignants-chercheurs
l'expression de mes salutations distinguées.
Mme
Claudie CARDON
Adjointe au chef de service, Responsable de la
gestion Collective
Université Paris-Sorbonne
Service du
Personnel Enseignant
1 Rue Victor COUSIN
75230 PARIS Cedex 05
Tel: 01 40 46 25 27
Fax:
01 40 46 32 66
claudie.cardon@paris-sorbonne.fr
Dossier
demande de délégation :
[PDF]
Fiche
renouvellement de délégation :
[PDF]
Sections
CID :
[PDF]
Document
transmis par Monsieur Barjot
Jean-Loup Salzmann,
le très politique
patron de la Conférence des présidents d'université
Le
président de Paris-Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) a
été élu après une intense campagne
L'incertitude aura régné
jusqu'au bout, lors de l'élection, jeudi 20 décembre,
du nouveau bureau de la Conférence des présidents
d'universités (CPU). Cette instance, qui rassemble les
80 universités françaises et 23 grands
établissements publics, est un interlocuteur incontournable
des pouvoirs publics.
C'est le trio mené
par Jean-Loup Salzmann, président de l'université
Paris-XIII, à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), avec Gérard
Blanchard, de La Rochelle, et Khaled Bouabdallah, de Saint-Etienne,
qui l'a finalement emporté, par 56 voix contre 42. "
Ces trois présidents sont vraiment animés par l'idée
que l'université doit être un ascenseur social ", juge
Emmanuel Ethis, président de l'université d'Avignon.
Au terme d'une intense
campagne, Jean-Loup Salzmann, professeur de médecine, a su
fédérer les voix des universités comme des
grandes écoles et succède ainsi à Louis Vogel.
Pour atténuer sa proximité avec le pouvoir - il se
dit " de centre gauche " -, M. Salzmann a même
dénoncé un " ministère qui renoue avec
les mauvaises habitudes du précédent gouvernement,
annonçant des augmentations alors que la réalité
est une diminution nette des crédits ".
Sa personnalité
est loin de faire l'unanimité : " ambitieux et
manoeuvrier " pour ses opposants, " séducteur,
brillant et habile ", rectifient ses amis. "
Jean-Loup Salzmann sait ce qu'il veut et agit pour atteindre ses
objectifs ", estime Emmanuel Zemmour, président de
l'UNEF. " C'est un homme profondément politique,
jusqu'au bout des ongles : il est né dans la politique
", révèle son compagnon de route, Axel Kahn.
Petit fils d'immigrés
russe et roumain, Jean-Loup Salzmann naît en 1955. Son père,
Charles, ingénieur et chef d'entreprise, et sa mère,
Monique, traductrice d'italien, russe et français, ont été
très proches de François Mitterrand. Après sa
médecine à la Pitié-Salpêtrière, il
opte pour la biologie cellulaire avant de débuter comme
praticien hospitalier puis professeur de médecine.
Il devient à 33
ans conseiller technique d'Hubert Curien, ministre (PS) de la
recherche :" Ce furent cinq années merveilleuses, les
plus belles de ma carrière ", se rappelle-t-il. En
1991, il est nommé professeur d'histologie à la faculté
de médecine de Paris-XIII et y dirige une unité de
recherche du CNRS. Il fonde, avec son collègue David
Klatzmann, la start-up Genopoetics, une " biotech "
spécialisée dans la thérapie génique. "
Je me suis familiarisé avec l'industrie pharmaceutique, la
fabrication d'une molécule médicamenteuse, les
brevets... " En 2000, la société est cédée,
contre des actions, à l'américain Avax Technologie : "
Pendant dix-huit mois, je me suis cru virtuellement riche, mais ces
actions ne valent plus rien aujourd'hui ! Je ne crois pas être
très doué pour les affaires ", conclut-il.
Intellectuel de
centre-gauche
Délaissant
l'enseignement et la recherche, il s'investit dans la gestion
universitaire. En 2004, il échoue à se faire élire
président de l'université Paris-XIII mais gagne quatre
ans plus tard, avec le soutien du Snesup, puis est réélu
en 2012, avec l'appui des étudiants.
Tout intellectuel de
centre-gauche qu'il est, il a adopté cette université
populaire du " 9-3 " où il se rend chaque jour en
transport en commun. " J'ai essayé d'en faire une
université parisienne installée en banlieue en
l'arrimant à de prestigieux établissements de la
capitale ", mais en délaissant ostensiblement
l'université voisine de Paris-X Saint-Denis. " J'ai
trouvé dans ce département de Seine-Saint-Denis le
Shanghaï de la France, une vitalité, une créativité,
une énergie et un tissu d'entreprises comme nulle part
ailleurs ", plaide M. Salzmann.
Isabelle Rey-Lefebvre
Document transmis par
Monsieur Barjot
Note concernant la
suppression des engagements SE
Suppression
des engagements SE :
[PDF]
Le 27 décembre
Document transmis par
Monsieur Barjot
Projet de loi
d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école
de la République.
projet
de loi :
[PDF]
|
Incertitudes
et inquiétudes sur l'Université française
communiqué
du 21 décembre 2012
Le
budget des universités françaises pour 2013 et le
projet de loi d'orientation sur l'enseignement supérieur et
la recherche présenté aux organisations syndicales
le 19 décembre font peser de lourdes menaces sur
l'Université française.
Concernant
le Budget, C’est au prix d’un montage hypocrite,
incluant les cotisations en augmentation des pensions (on reprend
d’une main ce qu’on donne de l’autre) et avec un
glissement vieillesse technicité (GVT) prévu à
zéro, que le budget 2013 affiche une progression de 2,2%.
En réalité ce budget, ni honnête ni
transparent, est en régression par rapport aux années
précédentes et ne répond ni aux besoins des
établissements « autonomes » ni aux
ambitions affichées par la Ministre durant les Assises. Le
Ministère ment aux personnels universitaires qui auront à
subir, une fois encore, les conséquences d’un budget
en régression. L’insuffisance des dotations
budgétaires va se traduire par de nouvelles restrictions
(non respect des maquettes ; diminution du personnel, etc.),
que le zèle des présidents à gérer la
pénurie va rendre insupportable pour les personnels, en
mettant en péril les missions que les universités
sont censées remplir. Le personnel universitaire ne doit
pas être la variable d’ajustement des insuffisances
budgétaires. C’est pourquoi, avec une large majorité
du CNESER, SupAutonome a voté contre le budget 2013 de
l’enseignement supérieur et de la recherche.
Sur
le projet de loi d'orientation, nous présenterons en
janvier une analyse détaillée, quand le Ministère
nous aura communiqué un véritable projet, puisque le
texte présenté avant-hier, provisoire, ne nous a pas
été remis. Sur la gouvernance des universités,
si nous approuvons la fusion des CS et CEVU dans un Conseil
Académique, nous ignorons encore la composition exacte et
de ce conseil et du C.A., ainsi que leur mode d'élection.
En ce qui concerne les formations supérieures, nous
approuvons la mise en valeur du doctorat mais rejetons la
substitution aux habilitations d'une accréditation globale
qui peut ouvrir la voie à toutes sortes de dérives :
des diplômes nationaux doivent être habilités
individuellement par le Ministère après avis du
CNESER. La politique de regroupement des établissements
telle qu'elle a été présentée conduit
à une usine à gaz où on ne saura plus qui
conduit la politique de recherche et de formation des
établissements : les “petites” universités
ou les entités de coordination qui les coifferont. Quelle
lisibilité auront à l'étranger des
universités privées de tout pouvoir réel au
profit d'assemblages hétéroclites ? En vidant le
concept d'université de son sens (le Ministère
a-t-il réfléchi au sens du mot “université”
?), on met en danger l'existence même des universités
françaises. De même, pour l'organisation de la
recherche, l'“Agenda” qu'on nous propose apparaît
comme une nouvelle usine à gaz et rien ne nous a été
dit du nécessaire équilibre entre recherche
fondamentale et recherche appliquée. Rien de précis
ne nous a été dit sur la nouvelle instance
d'évaluation (l'A.A.I.), sinon qu'elle pourra déléguer
largement ses missions (à qui ?) ; mais la suppression
envisagée de la qualification et de l'HdR porterait un coup
fatal à la qualité de l'Université française
en ouvrant largement la voie au localisme et au népotisme.
Bref,
ce sont de gros nuages qui s'amoncellent sur l'Université
française.
Michel
Gay, Secrétaire Général de SupAutonome
Jean-Louis
Charlet, Président de SupAutonome
Du
1er décembre au 15 décembre 2012
Le 5 décembre
SupAutonome communiqué
du 5 décembre 2012
SupAutonome
(Fédération
Nationale des Syndicats Autonomes de l'Enseigne-ment Supérieur
et de la Recherche) a participé activement aux Assises de
l'Enseignement Supérieur, même si nous avons dénoncé
le caractère factice d'une pseudo-concertation fortement
orientée et cadenassée dès le départ
par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de
la Recherche : les organisations syndicales ont été
auditionnées une demi-heure (10 minutes [!] de présentation
de nos propositions et 20 minutes de réponses aux questions
pour essayer de nous mener là où on le voulait);
assises régionales sur invitations pour trier les
participants; grand-messe nationale avec un représentant
par syndicat pour trois groupes de travail pléthoriques ne
laissant aucune place à un vrai débat. Il s'agissait
pour le Ministère d'obtenir une caution pour l'opinion
publique sans engager de véritable concertation, le seul
espace de liberté laissé aux syndicats étant
la contribution écrite qu'ils ont fournie pour le site du
Ministère… et la communication propre à
chaque organisation syndicale.
Aujourd'hui,
nous voulons revenir sur un point fondamental: la place
des universitaires et des universités dans
la formation des professeurs du primaire et du secondaire. Les
textes distribués par le Ministère sur les Écoles
Supérieures du Professorat et de l’Éducation,
sur les masters et sur les concours de recrutement des professeurs
du primaire et du secondaire sont très flous et parfois
contradictoires : quel sera le statut exact de ces ESPE et leur
articulation avec les universités ? Quelle sera la place
respective des masters disciplinaires conduisant aux concours et
des masters MEEF ? Si les ESPE sont maîtres d'œuvre
dans les masters MEEF (ou dans tous les masters conduisant à
l'enseignement ?) et interviennent dans la formation initiale des
futurs maîtres (dès la licence ?), les universités,
à travers leurs UFR, risquent de devenir de simples
prestataires de service. En tout état de cause, les
concours de l'Éducation Nationale se plaçant en fin
de M 1 (contrairement à ce que nous avions demandé),
les candidats qui auront réussi dépendront des ESPE
pour le M 2 dans le cadre d'une alternance qui laissera peu de
place à l'initiation à la recherche et à la
formation disciplinaire. SupAutonome
est résolument hostile à la marginalisation des
universités dans la formation des professeurs du primaire
et du secondaire. Nous
revendiquons la pleine et entière responsabilité des
universités dans ce domaine.
Par
ailleurs, nous sommes profondément choqués par la
démarche à
la hussarde du
Ministère qui entend mettre en place les ESPE, de nouveaux
masters et de nouveaux concours dès septembre 2013 et qui
ne craint pas d'écrire que les textes d'application vont
être rédigés avant
même que la loi (nécessaire à ce changement)
soit votée ! Or
une loi peut être modifiée tant qu'elle n'a pas été
votée, notamment par le travail parlementaire. On veut donc
nous imposer des textes d'application sans connaître les
termes définitifs de la loi, au risque de faire perdre et à
la communauté universitaire et aux services du Ministère
un temps et une énergie si précieux dans cette
période difficile: ces textes préparés à
la hâte risquent de devoir être repris en fonction des
modifications apportées lors des débats
parlementaires.
Bref,
nous demandons que le Ministère prenne
le temps d'une véritable concertation pour
une réforme qui engage la formation des maîtres et
donc celle de nos enfants, avenir de la Nation. On ne saurait
admettre que les arbitrages aient été déjà
rendus avant cette concertation.
Michel Gay Jean-Louis Charlet
Secrétaire Général
de SupAutonome Président de SupAutonome
Du
15 novembre au 30 novembre 2012
Le 27 novembre
Assises nationales de
l'enseignement supérieur : documents transmis par
Monsieur Barjot.
Atelier 1 :
Agir pour la réussite de tous les étudiants
Réussite :
[PDF]
Atelier 2 :
Donner une nouvelle ambition pour la recherche –
Propositions du comité de pilotage
Recherche :
[PDF]
Atelier 3 :
Redéfinir l'organisation nationale et territoriale
Organisation :
[PDF]
Le 25 novembre
Message de Monsieur Michel
Gay, Secrétaire général de la Fédération,
envoyé à Monsieur Dominique Barjot
« Chères
collègues, chers collègues,
A la suite de la rencontre du
14 novembre 2012 entre Madame la Ministre de l’enseignement
supérieur et de la recherche et les organisations
syndicales concernant la réforme de la formation des
enseignants, La Fédération SupAutonome sera reçue
par la DGESIP le vendredi 30 novembre dans le cadre d’un
entretien bilatéral. Vous trouverez les propositions
du ministère sur la formation des maîtres en
cliquant sur le lien suivant :
http://prod1-pow-autonomesup.integra.fr/upload/3618_REFORME-DE-LA-FORMATION-DES-ENSEIGNANTS-1.pdf
Le 23 novembre
Répartition des 1000
créations d'emplois annoncée au CNESER du lundi 19
novembre
Voir
le tableau de leur répartition :
[PDF]
Selon un courrier de S.
Bonnafous aux membres du CNESER daté du 16 novembre, la
répartition a été effectuée avec la
CPU. «Deux tiers des emplois sont répartis en
fonction de la sous-dotation reconnue en 2012 par le modèle
Sympa, avec une accentuation des moyens sur les universités
dont les effectifs en premier cycle sont en augmentation sur les
trois dernières années. Le dernier tiers est réparti
en fonction du calcul d'un taux brut d'encadrement pédagogique
(enseignants titulaires rapportés aux étudiants).
Certaines universités qui n'apparaissent pas sous-encadrées
d'après le modèle Sympa, notamment dans le domaines
des SHS, se voient ainsi attribuer des emplois ». Sur les
1000, 20 vont à l'enseignement agricole. Sur les 980 du
programme 150 de la MIRES, 791 sont alloués à 52
universités et 189 sont destinés à «alimenter
un 'fonds contractuel', qui permettra de couvrir d'autres besoins
et également ouverts à d'autres opérateurs »
selon le courrier de la DGESIP.
Ils sont alloués à
travers une augmentation du plafond d'emplois de chaque
établissement, avec une enveloppe de masse salariale
chiffrée à 27 900€ par emploi en 2013 (*),
puis à 57 200€ en année pleine à
compter de 2014. Il est prévu un tiers
d'enseignants-chercheurs, un tiers de PRAG et un tiers de BIATSS,
comme on le savait déjà.
Toujours selon le courrier de
S. Bonnafous, ces emplois feront l'objet d'une contractualisation
avec l'état. « à€ cet effet, chaque
établissement a été invité à
faire parvenir à la DGESIP, d'ici au 15 décembre,
des propositions en la matière. En parallèle, la
DGESIP et la commission pédagogie de la CPU auront
travaillé sur les contenus possibles de ces documents
contractuels, en s'appuyant sur les meilleures pratiques déjà
expérimentées et sur les réflexions
actuellement menées en France et en Europe sur
l'e-université, sur l'enseignement des langues, sur la
'pédagogie universitaire'. Sur la base de ces propositions,
les établissements seront reçus à la DGESIP
pour travailler sur cet engagement pédagogique (assorti
d'objectifs et d'indicateurs) en vue de la signature d'un avenant
à leur contrat quinquennal avant la mi-février ».
(*)
Le calcul du ministère pour 2013 tient compte du fait que
les enseignants-chercheurs n'arrivent en général
qu'en septembre. Il n'y a donc pour eux, en 2013, que la masse
salariale de septembre à décembre. «En
revanche, les autres catégories de personnels peuvent être
recrutés plus tôt dans l'année »,
précise l'entourage de la ministre. «Donc les ratios
statistiques usuellement utilisés aboutissent à ça :
60,7 M€ en année pleine (c'est le chiffre de base),
dont 27,9 M€ dès 2013 compte tenu des dates plausibles
de recrutements effectifs, notamment des enseignants-chercheurs.
»
Communiqué
de presse de Madame la Ministre sur le programme ANR 2013
communiqué MESR :
[PDF]
Le 20 novembre
Documents
transmis par Monsieur Barjot :
1)
Lettre de Madame la Ministre
[PDF] 2)
Réforme de la
formation des enseignants
[PDF]
Du 15 octobre au 15 novembre
2012
Nous avons appris la
triste nouvelle du décès de notre collègue
Norbert Dodille, responsable de notre section de La Réunion. Le
professeur François Moureau retrace sa carrière et
ses activités.
Norbert_Dodille :
[PDF]
Du 1er octobre au 15 octobre
2012
Le 15 octobre Document
transmis par Monsieur Barjot
Résumé du
discours de J.M. Jolion sur la mission des ESPE et le calendrier
de recrutement des futurs enseignants.
discours
sur les ESPE :
[PDF]
Le
5 octobre
Documents
transmis par Monsieur Barjot:
Document 1.
Dans le journal Le
Monde du 27 septembre, un article intitulé "Les
tracasseries administratives chassent les doctorants étrangers"
a annoncé la parution de l'enquête de la
Confédération des Jeunes Chercheurs sur la situation
des jeunes chercheurs étrangers en France. La CJC a en
effet publié l'ensemble de ses documents de synthèse,
d'analyses et de recommandations sur le sujet sur la page
http://cjc.jeunes-chercheurs.org/expertise/etrangers/. Le
communiqué de presse ci-joint présente l'ensemble
des documents publiés, ainsi que les liens directs vers les
fichiers associés. Cette enquête et ses résultats
sont une nouvelle occasion de réfléchir à la
situation des doctorants étrangers et de trouver des
solutions concrètes à tous les niveaux, dont celui
des écoles doctorales, pour améliorer leur
situation. Parallèlement au déroulement des Assises
de l'Enseignement supérieur et de la recherche, ils sont
notamment l'occasion de réfléchir à
l'amélioration de l'accueil des doctorants étrangers
au sein de l'ESR. Nous vous invitons donc à prendre
connaissance et à communiquer les résultats de cette
enquête, nos documents d'analyse, ainsi que nos pistes de
solutions auprès, de vos doctorants de vos collègues
et des instances gouvernantes de l'enseignement supérieur
(institut, Université, Ecole, Ministère…).
Communique_Jeunes_Chercheurs_Etrangers :
[PDF]
Document
2.
Chère collègue,
cher collègue,
Nous avons appris la semaine dernière
que le ministère de l'éducation nationale allait
ouvrir la session du concours de capes 2014 par une épreuve
d'admissibilité dès le mois de juin 2013, qui sera
ouverte aux étudiants inscrits en M1. La session
d'admission aura lieu un an après en juin 2014. Ce sont les
seules informations précises dont nous disposions. Elles
permettent toutefois d'envisager dès maintenant les
conséquences sur le déroulement de l'année de
M1 métier de l'enseignement. Nous devrons revoir le
calendrier des concours blancs et renforcer la préparation,
en la commençant plus tôt et en l'intensifiant
puisqu'elle était prévue pour le schéma
antérieur d'un concours en novembre. Le mémoire de
recherche demandé en M1 Métier de l'enseignement
doit être au niveau d'un mémoire de M1 recherche.
Cela pourra être difficile à tenir avec un concours
en juin. Les directeurs de recherche d'étudiants en M1
métier de l'enseignement doivent dès maintenant
rassurer leurs étudiants : nous serons tous attentifs aux
situations individuelles dans cette phase de transition. Il est
dans l'intérêt des étudiants de faire un vrai
mémoire de recherche (qui leur permettra éventuellement
d'intégrer un M2 recherche ou un module de préparation
à la thèse), même si dans la configuration
annoncée il ne pourra sans doute n'être soutenu qu'en
septembre. Mais nous attendons plus de détails sur la mise
en oeuvre de ce concours de transition. Quand nous en saurons
plus, nous évaluerons les adaptations nécessaires
dans l'intérêt des étudiants et dans le souci
de ne pas dévaloriser le mémoire de recherche de
M1. Les évolutions rendues nécessaires par ces
décisions "provisoires", qui seront peut-être
la configuration pérenne du capes, seront bien sûr
envisagées avec les responsables du master et le
coordinateur des concours, en consultant l'ensemble des
enseignants, avant d'être portées devant le conseil
d'UFR, seul habilité à trancher. Il ne sert à
rien cependant de les anticiper tant que nous ne connaissons pas
le détail des modalités d'application. L'information
sur les nouvelles modalités du concours 2014 doit circuler
largement, assortie de l'engagement de l'UFR d'Histoire à
faire en sorte que les candidats n'aient pas à souffrir de
cette année de transition et puissent préparer le
concours dans les meilleures conditions.
Avec nos
sentiments dévoués
La direction de l'UFR
d'Histoire de Paris IV
Le 5 octobre
Baromètre
SupAutonome sur les conditions de travail des
enseignants-chercheurs en France et les Libertés
Universitaires
Les
réformes et les modalités de leur mise en place,
modifient les structures de l’enseignement supérieur
mais plus encore les conditions d’exercice de notre métier
et les comportements des personnels universitaires. Or, si on a
beaucoup entendu parler des réformes, peu d’études
ont été menées auprès des
enseignants-chercheurs pour recueillir leur sentiment sur
l’évolution de leurs conditions de travail. Afin
de révéler avec la plus grande objectivité la
condition des personnels de l’enseignement supérieur,
La Fédération nationale des syndicats autonomes de
l’enseignement supérieur et de la recherche, Sup
Autonome, a décidé de mener une série
d’enquêtes sur les conditions de travail et les
libertés universitaires. Le premier volet ci-joint porte
sur les conditions de travail des enseignants-chercheurs en
France. Un second volet est prévu avant la fin de l’année
et aura pour thème principal les Libertés
Universitaires. L’ étude sur les conditions de
travail a été menée en France en ligne auprès
d’un échantillon de 2405 enseignants-chercheurs
(répartition entre les disciplines : Droit, Eco et Gestion
: 504 ; Sciences : 1223 ; Lettres et Sciences Humaines : 532 ;
Santé : 146) – Collecte entre le 6 et le 18 juillet
2012. L’enseignement supérieur joue un rôle
prépondérant dans la société. Il crée
de nouvelles connaissances, transmet le savoir aux étudiants,
encourage l’innovation. Il est aussi l’objet de débats
et de projets de réforme réguliers : autonomie des
universités, favoriser l’excellence de
l’enseignement, stimuler la recherche publique… Et
pourtant, les revendications du corps des enseignants-chercheurs
n’ont jamais été aussi fortes notamment sur
l’amélioration de leurs conditions de travail qui ne
cessent de se dégrader.
Baromètre
SupAutonome : Les conditions de travail des enseignants-chercheurs
10 chiffres à retenir Aujourd’hui, pour 60,5%
des enseignants-chercheurs interrogés, les conditions dans
lesquelles ils exercent leur métier ne correspondent pas à
l’idée qu’ils s’en étaient fait
lors de leur première prise de fonction. D’une
façon générale c’est bien
l’organisation de l’Université qui est mise en
cause. Pour justifier leur désillusion par rapport à
l’institution, les enseignants-chercheurs mettent en avant
les contraintes administratives qu’ils sont près de
55% à juger trop pesantes. Il y a un décalage très
grand entre les attentes des universitaires et la réalité
qu’ils rencontrent. Près de 68% jugent moyennes à
très mauvaises leurs conditions de travail actuelles avec
un pic à 77% pour ceux qui exercent dans les UFR de Lettres
et Sciences Humaines. L’insuffisance des moyens (78% des
enseignants-chercheurs jugent insuffisants les moyens qui leur
sont alloués) et une bureaucratie omniprésente (pour
72% des enseignants-chercheurs) apparaissent comme les principales
raisons qui expliquent l’insatisfaction des
enseignants-chercheurs quant à leurs conditions de travail.
Plus de 58 % des enseignants-chercheurs jugent leur rémunération
insuffisante et fort logiquement ce sont les Maîtres de
conférences qui se plaignent le plus du niveau de celle-ci
(61% pour les MCF pour 53% pour les Professeurs). Il est à
noter que ces problèmes sont ressentis très tôt.
Dès leur entrée en fonction, les
enseignants-chercheurs prennent vite la mesure des problèmes
et dysfonctionnements de l’Université. 79 % des
enseignants-chercheurs interrogés sont pessimistes sur
leurs perspectives de carrière au sein de l’université
dans les 5 prochaines années. L’université
apparaît comme une institution « bloquée »
où les conditions de promotion ne sont pas toujours
explicitées. Qu’il s’agisse du présent
ou de l’avenir, l’enquête révèle
un profond malaise des enseignants-chercheurs et permet
d’identifier les raisons à l’origine du malaise
constaté. Les processus bureaucratiques sont de plus en
plus mal supportés de même que le manque de moyens
surtout au moment même où la pression induite par
l’évaluation ne s’est pas accompagnée de
réformes structurelles et d’un accroissement des
moyens mis à la disposition des enseignants-chercheurs.
Tableau de synthèse
: http://prod1-pow-autonomesup.integra.fr/upload/9029_Tableau-de-Synth-se-Etude-SupAutonome.pdf.
Contact : Jean claude Pacitto :
jean-claude.pacitto@orange.fr Michel Gay, Jean-louis Charlet
Secrétaire Général de SupAutonome
Président de
SupAutonome Le 3 octobre Document transmis par Monsieur
Barjot: Motion
sur les ESPE :
[PDF]
SupAutonome
Communiqué de
presse sur la date des concours de recrutement du secondaire
Danger sur les masters
et sur la formation des maîtres du secondaire !
Au moment où se
déroule la consultation sur la formation des enseignants du
secondaire dans le cadre de « la refondation de l’école
», SupAutonome s’inquiète des conséquences
de certaines prises de position. L'avantage principal, à
côté de nombreuses difficultés, qu'a apporté
la mastérisation du CAPES est de permettre à tous
les professeurs du secondaire d'avoir une véritable
initiation à la recherche par le mémoire de master.
Ce point est fondamental pour former l'esprit critique des futurs
professeurs et leur faire prendre conscience des méthodologies
de leur discipline (comment se constitue le savoir qu'ils auront à
transmettre à leurs élèves). La préparation
d'un vrai mémoire de recherche suppose que le concours du
CAPES soit maintenu en seconde année de master (en fin de
master 2, ou au moins après le premier semestre du master
2, ce qui respecterait mieux le calendrier universitaire). Or
certains veulent avancer la date du concours en première
année de master, ce qui rendrait impossible le maintien
d'un vrai mémoire de recherche en parallèle avec une
préparation sérieuse au concours. En outre, ce
serait une tromperie par rapport au nouveau statut des certifiés
qui sont considérés comme ayant une formation à
bac + 5 alors que le concours serait placé à bac + 4
(ce serait en fait un retour pur et simple à la situation
antérieure où les certifiés étaient
considérés comme des bac + 3 !). Ces
propositions, si elles étaient acceptées,
constitueraient une véritable provocation pour tous les
universitaires attachés à la qualité des
masters et des concours. SupAutonome, soucieux de préserver
l’excellence des formations universitaires et de la
formation des enseignants, ne peut accepter ce qui constituerait
dans bien des disciplines la remise en cause de l’avenir des
masters de recherche. SupAutonome est par ailleurs conscient de
la nécessité d'une bonne formation professionnelle
des professeurs du second degré. Mais celle-ci doit être
assurée dans une véritable année de stage
après le concours, dans un dialogue avec des conseillers
pédagogiques chevronnés de la discipline, maîtres
de stages, la formation disciplinaire théorique étant
assurée, avant le concours, par les seules universités
dans toutes leurs composantes.
Aix-Paris, le 3
octobre 2012
Michel Gay, Secrétaire
général Jean-Louis Charlet, Président
Le 1er octobre
Assises de l'Enseignement supérieur: Documents transmis
par Monsieur Barjot: 1) Contribution de l'UNSA
contribution
UNSA :
[PDF] 2)
Circulaire 3049b. circulaire
3049b :
[PDF]
Du 1er septembre au 30
septembre 2012
Documents transmis par
Monsieur Barjot: Projet de loi sur les emplois avenir et
compte-rendu de la réunion de travailsur les emplois avenir
projet_loi_emplois_avenir :
[PDF] reunion_groupe_travail_emplois_avenir :
[PDF]
Du 1er août au
15 août 2012
Le 2 août Document
transmis par Monsieur Barjot :
L'orientation envisagée
par le parti socialiste dans le domaine de l'enseignement
supérieur et de la recherche.
Du 15 juin au 30 juin
2012
Le 26 juin
Dans le contexte des
changements intervenus ces dernières années dans
l’enseignement supérieur, la Fédération
nationale des syndicats autonomes de l’enseignement
supérieur et de la recherche– Autonomesup souhaite
tout en restant fidèle à ses orientations
fondamentales inscrire son action dans le cadre de ce nouveau
contexte marqué notamment par une affirmation des
spécificités locales. Dans cette perspective, en
devenant SupAutonome, nous voulons marquer notre volonté à
défendre les valeurs essentielles de l’Université
dans un cadre qui devient de plus en plus local et qui tend
souvent à mettre en cause l’indépendance, le
statut national, et plus fondamentalement, la liberté des
personnels de l’enseignement supérieur, quel que soit
par ailleurs leur statut.
Au moment ou les
évolutions de l’enseignement supérieur et des
conditions d’exercice de nos métiers remettent en
cause l’existence même des libertés
universitaires, il est plus que jamais nécessaire de
défendre l’idée d’une université
indissociable du concept de liberté et de celle de ses
membres. SupAutonome sera toujours aux côtés des
personnels chaque fois que leur indépendance et leur
liberté seront mises en cause.
Jean-louis Charlet,
Président de SupAutonome Michel Gay, Secrétaire
Général de SupAutonome
SupAutonome
(F.N.S.A.E.S.R) - C.S.E.N. - F.G.A.F. 4 rue de Trévise -
75009 PARIS Tél. : 01.46.59.01.01 Fax : 01.46.59.01.23
Du 1er juin au 15 juin 2012
Le 13 juin
LE MINISTÈRE
VIENT DE PUBLIER SUR SON SITE LA MODIFICATION suivante : _
« La date d'exigibilité du certificat de compétences
en langue du niveau B2 européen (CLES2) et du certificat
informatique et internet de niveau 2 enseignant (C2i2e) est
modifiée. Les lauréats des concours externes doivent
en justifier la possession à la date de leur titularisation
et non plus à la date de la stagiarisation commeauparavant
_Cette mesure aligne la situation des lauréats des concours
externes sur celle des lauréats des concours internes, et
leur permet de bénéficier d'une période
supplémentaire pour justifier de ces certificats ».
CI DESSOUS LE COMMUNIQUÉ
FSU DE CE JOUR : Le Ministère de l'Éducation
Nationale vient d'annoncer sur son site le report de l'exigence
d'une certification en langue vivante (CLES2) Et en informatique
(C2i2E) à la date de titularisation. Pour la première
fois cette année, ces lauréats auraient en effet du
justifier à l'entrée en stage de ces deux
certifications, à moins de perdre le bénéfice
de leurs concours. A plusieurs reprises, les syndicats de la FSU
ont interpellé le précédent gouvernement à
ce propos. Les universités ne sont en effet pas en mesure
de préparer tous les étudiants à ces
certifications (absence d'offre de formation dans certains
établissements, manque de places, surcoûts...). Les
situations sont diverses, mais toutes ont créé de
nouvelles difficultés aux candidats engagés dans la
préparation de leurs concours. Nous nous félicitons
donc de la décision du nouveau gouvernement, dont nous
avions attiré l'attention. Elle lève momentanément
les inquiétudes de très nombreux candidats, n'étant
pas aujourd'hui titulaires de ces certifications, et évitera
que de nombreux postes ne soient pas pourvus pour cette raison.
Mais ce projet de texte ne règle pas la question et ne fait
que reporter le problème à l'année de
fonctionnaire stagiaire, sur un temps de travail déjà
bien lourd et un temps de formation très insuffisant. La
FSU et ses syndicats demandent que ces certifications ne soient
pas exigées pour les lauréats des concours 2012 Pour
l'avenir, ils rappellent que le CLES et le C2i2e ne doivent être
exigés comme preuves supplémentaires de
qualifications ni pour être nommé fonctionnaire
stagiaire en cas de réussite aux concours de recrutement,
ni pour être titularisé. La formation en langue
vivante comme en informatique, doit être partie intégrante
de la formation initiale des enseignants. Le 12 juin
Voici le n° 575 de Campus,
le journal d'informations du SGEN-CFDT, avec un sommaire très
riche - p. 1 Édito Politique gouvernementale - p. 2
Le changement en marche - p. 4 Les demandes du Sgen-CFDT -
p. 5 Formation des enseignants p. 8 Compte rendu du CNESER du 23
avril - p. 9 Criminologie - p. 10 Elections universitaires :
résultats BIATSSDébats -p. 12 La CP-CNU et
l'évaluation des enseignants-chercheurs - p. 13 Comptes
rendus de sections CNU 27 et 36 - p. 14 Débat sur un
amendement au Congrès de DécinesPropositions - p.
17 Gouvernance des structures collaboratives p. 19 Pour de
nouvelles universités - p. 24 Hommage à Bernard
Coqblin p. 25 Circulaire congés des enseignants-chercheurs
et enseignantsToutes catégories - p. 27 Décret
CHSCT - p. 29 Action sociale p. 32 JO-BO p. 36 Succès
sur les diplômés étrangers [PDF
campus_juin_2012]
Le 11 juin
Communiqué émanant
de FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB) SNTRS CGT UNSA (Sup’Recherche
– SNPTES) Sud Recherche EPST CFTC INRA UNEF SLR SLU Des
mesures d’urgences indispensables pour l’Enseignement
Supérieur et la recherche Aujourd’hui,
l’enseignement supérieur et la recherche sont dans
une situation désastreuse. Si la ministre de l’Enseignement
supérieur et la Recherche vient de confirmer une nouvelle
loi cadre au début 2013, rien n’a été
encore annoncé ni négocié concernant de
nécessaires mesures d’urgence, à l’exception
de l’abrogation de la circulaire GUEANT visant les étudiants
étrangers. Les organisations soussignées estiment
qu’une rupture avec la politique des gouvernements
précédents est nécessaire. En particulier, il
est urgent de dénoncer les signatures qui engagent l'avenir
: - • celles des conventions Etat-IdeX qui imposent une
orientation de la recherche et de l’enseignement et engagent
des restructurations destructrices de la collégialité
et de la vie démocratique des établissements, •
celles des conventions SATT (Société d'accélération
de transfert technologique) qui, en privatisant l'ensemble des
contrats de recherche, placeraient les précaires des
établissements sous des statuts de droit privé. Il
faut imposer un retour de l'évaluation des unités de
recherche dans les instances scientifiques des organismes. Sans
attendre la loi de finance 2013, il faut tenir un collectif
budgétaire 2012, qui permettrait de financer par transfert
des crédits de l'ANR et du CIR les mesures urgentes de
résorption de la précarité des personnels et
de fonctionnement des établissements d’enseignement
supérieur et des organismes de recherche : - le dégel
des emplois de toutes catégories gelés dans les
universités et les organismes de recherche par
l’insuffisance des dotations, - le maintien dans l’emploi
des personnels précaires répondant à des
besoins permanents , quels que soient le type de support
budgétaire ou/et la multiplicité des employeurs
officiels, - des créations d’emplois de toutes
catégories dès cette année, avec des
dispositifs de titularisation dans tous les corps - des moyens
(personnels, crédits) pour assurer un meilleur encadrement
des étudiants et de meilleures conditions d’études
à la rentrée dans les universités, ainsi que
pour la vie des laboratoires. Nous demandons la concrétisation
immédiate de mesures de revalorisation pour les techniciens
et Assistants Ingénieurs des organismes, pour les
personnels des bibliothèques. Enfin, il faut aussi
améliorer les conditions de vie étudiante
(augmentation en nombre et revalorisation de 65% des bourses,
augmentation de 25% des aides au logement, gel des frais
d’inscription et de sécurité sociale, …).
La réponse à ces mesures d’urgence est
nécessaire pour rétablir un minimum de confiance de
la communauté scientifique et universitaire, préalable
à l’organisation de tout débat
national. Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB) –
SNTRS CGT – UNSA (Sup’Recherche – SNPTES) –
Sud Recherche EPST – CFTC INRA – UNEF - SLR - SLU
Le 6 juin Dernière
nouvelles: 1) Le dixième mois de bourse n'a pas été
budgétisé, selon la Cour des
comptes. dixieme_mois_bourse :
[PDF] 2)
Formation des enseignants: le Conseil d'Etat fait table rase des
arrêtés sur la
masterisation. formation_maitres_masterisation :
[PDF] Nominations:
1) Jean-Louis MUCCHIELLI est nommé à la tête
de la DGESIP. Biographie J.L. Mucchielli en
PDF. bio_j_l_mucchielli :
[PDF] 2)
Jean-Paul de Gaudemar est conseiller d'éducation auprès
du premier ministre depuis le 30 mai. Biographie J.P. de Gaudemar
en PDF. bio_j_p_de_gaudemar :
[PDF] 1er
juin: Monsieur Jean-Richard Cytermann, maître des requêtes
en service extraordinaire au conseil d'Etat, devient directeur
adjoint du cabinet de Madame Geneviève Fioraso, ministre de
l'Enseignement supérieur et de la Recherche. [PDF
nomination_J_R_Cytermann] nomination_J_R_Cytermann :
[PDF]
Du 15 mai au 31 mai 2012
31 mai: nominations de Madame
Selma MAHFOUZ et de Monsieur Louis
VOGEL nominations :
[PDF]
Du 1er mai au 15 mai 2012
9 mai: Madame Geneviève
Fioraso est nommée Ministre de l'Enseignement supérieur
et de la Recherche. PDF Présentation Wikipedia. 9 mai:
Madame Geneviève Fioraso est nommée Ministre de
l'Enseignement supérieur et de la
Recherche. Présentation
Wikipedia. : .
[PDF]
Promotions
2012
Publication
des annexes de promotions 2012 par
établissement annexe_promotions_2012_etablissement : .
[PDF]
Publication
des annexes de promotions 2012 par
établissement annexe_promotions_2012_etablissement :
[PDF] promotions_PR_2012 : ./images/logo_pdf.gif'>
[PDF]
Publication
des annexes de promotions par section
CNU annexes_promotions_sections_cnu :
[PDF]
Question
de ‘l’auto-promotion’. La
fausse question dite de « l’auto-promotion
» La CP-CNU dénonce fermement le soupçon
de partialité que fait peser sur les pratiques du CNU en
matière de promotion nationale le discours qui, quel
qu'en soit sa forme et son auteur, évoque les «
auto-promotions CNU » -ou encore la «
part nationale » des promotions-,c'est-à-dire,
pour parler clair, les promotions des membres du CNU –PR
ou MC- par la section à laquelle ils appartiennent…
La suite en PDF. autopromotion :
[PDF]
Du 15 avril au 30 avril 2012
Paru dans Les Echos du
30 avril 2012 : Quel modèle pour la recherche universitaire
française ?.
Sur la voie de l'autonomie,
les universités hexagonales ont du pain sur la planche pour
atteindre la notoriété des grands campus
anglo-saxons. « Il faut reconnaître un modèle
français d'organisation du paysage universitaire, fidèle
à nos valeurs, respectueux de notre histoire, ouvert au
monde et tourné vers l'avenir. » Dans la liste
des appels lancés aux candidats à la
présidentielle, celui de la Conférence des
présidents d'université (CPU) mérite la
médaille d'or de la langue de coton emphatique et
incantatoire… Suite de l'article en PDF.
Quel avenir
pour la recherche? :
[PDF]
Du 1er avril au 15 avril 2012
Le recteur Anne
Sancier nous a quittés.
Monsieur Philippe Ménard
rappelle aux adhérents du Syndicat la carrière et
les qualités éminentes de notre collègue
Anne_Sancier :
[PDF]
Elections CNU
A l'occasion des élections
au CNU, Monsieur Dominique Barjot adresse aux adhérents le
message suivant : Chers Collègues, chers Amis, Ces jours-ci
se déroulent les élections au Comité National
de la Recherche Scientifique, organe de prospective et
d'évaluation du CNRS. Un certain nombre d'entre vous ont
dû recevoir le matériel électoral nécessaire.
Vous avez dû constater l'absence de toute liste de notre
sensibilité. Sont représentés, le plus
souvent, le SGEN et le SNES-SUP-SNCS. Aucun de ces syndicats ne
défend les idées qui sont les nôtres, ni ne se
préoccupera de ceux qui ont adhéré
à AUTONOME-SUP. C'est la raison pour laquelle le
syndicat AUTONOME-SUP LSH recommande l'abstention. Il souhaite
seulement que vous acceptiez, dans le futur, de figurer beaucoup
plus largement sur les listes AUTONOME-SUP ou sur celles soutenues
par lui, Ã constituer dans chacune des sections du
Comité National nous concernant (sections 29, 31, 32, 33,
34, 35, 36, 37, 38, 39, 40).
Avec mon très amical
dévouement
Dominique Barjot Secrétaire
général d'Autonome-Sup LSH
Du 15 mars au 31 mars 2012
RECRUTEMENT DES ATER -
CAMPAGNE 2012
Un
nouvel espace dénommé ALTAÃ
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