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des Lettres et des Sciences Humaines
(Sup Autonome LSH)
   

Du 15 mai au 30 mai 2013



Le 23 mai

SupAutonome : communiqué du 23 mai 2013

 

Affaiblir le français c'est affaiblir la France !

                                                                  

            Il y a toujours eu dans l'Enseignement Supérieur français des cours donnés en langues étrangères : par exemple, bien sûr, des cours de langues vivantes, mais aussi, notamment dans les écoles de commerce, des cours destinés à former des cadres à l'exportation ou susceptibles d'être expatriés, ou encore dans les soutenances de thèses en co-habilitation… et c'est normal. Mais l'article 2 de la loi présentée par l'actuelle Ministre de l'Enseignement Supérieur, en particulier par ses motivations, va bien au-delà d'une ouverture légitime, quand elle est mesurée, à un véritable plurilinguisme : c'est la place du français dans la culture internationale et, à terme, la place de la France dans le monde qui sont en cause. Mme Fioraso pense attirer des étudiants étrangers en développant les enseignements en anglais dans l'enseignement supérieur français. Cet argument est non seulement faux, mais dangereux pour la place du français dans le monde.

            Cet argument est faux car on sait bien que certaines nuances de pensée (et dans certaines disciplines ces nuances sont le cœur même de la pensée) ne peuvent s'exprimer que dans sa langue maternelle: si un français ou un allemand fait cours en anglais, même s'il a une excellente connaissance de cette langue, il ne pourra pas exprimer les mêmes nuances qu'un anglophone. À ce jeu, c'est toujours l'anglophone qui l'emportera et les étudiants étrangers préfèreront s'inscrire dans des universités anglophones… à moins que l'université française, dont l'honneur est d'être généreuse dans son ouverture à des candidats étrangers à condition qu'ils sachent parler et écrire français, ne remplace tous les universitaires français par des anglophones ! Un collègue physicien défendait l'usage exclusif de l'anglais dans les colloques scientifiques internationaux par l'argument suivant : nous, étrangers, parlons un “petit anglais” très simplifié et les anglophones sont obligés de rabaisser leur anglais à ce niveau. Quel désastre pour l'esprit humain (et pour l'anglais lui-même) ! Les langues constituent dans leur diversité un patrimoine mondial immatériel : quel appauvrissement et quelle régression ce serait pour l'esprit si tous les chercheurs et penseurs, dans toutes les disciplines, ne s'exprimaient plus que dans un “basic english” ! Quand Rome a dominé le monde, le latin n'a pas supprimé le grec (ni les langues extérieures à l'Empire).

            Mais il y a plus : l'argumentation fallacieuse de Mme Fioraso met en danger la francophonie et la place du français dans le monde : est-ce que les étrangers francophones viendront dans nos universités pour recevoir des enseignements en anglais ? Faudra-t-il prévoir des cours d'anglais pour permettre à des étudiants étrangers francophones de suivre nos enseignements ? Que serait une université française enseignant en anglais ? Une fois que toutes les élites africaines auraient été formées en anglais, pourquoi conserveraient-elles le français comme langue officielle de leur pays ? Accepter l'argumentation de Mme Fioraso, c'est tirer un trait sur la francophonie !

            C'est aussi renoncer au statut international de la langue française. Nous avons jadis entendu au CNESER un ancien président professeur d'économie dire : il faut faire tous nos enseignements de master et de doctorat en anglais ; le français, les étudiants étrangers l'apprendront avec leur copine française ou en allant au café. Ce qui en clair signifie : il n'y aurait plus qu'une langue de culture, une langue noble permettant d'exprimer une pensée économique, scientifique, juridique, littéraire, philosophique, et le français devrait devenir un dialecte utilitaire limité à la vie quotidienne. De fait, si le français n'est plus reconnu, même en France, comme une des langues de culture (il n'est pas question d'opposer le français à l'anglais, mais de revendiquer le plurilinguisme comme richesse culturelle de l'humanité), il perdra son statut de langue internationale. Comment se fera entendre la voix de la France dans le concert des nations quand le français aura perdu son statut de langue culturelle internationale ? Toucher au français dans l'enseignement supérieur, c'est accepter le déclin de la France.

 

Michel Gay, Secrétaire général de SupAutonome                                                                                               

Jean-Louis Charlet, Président de SupAutonome

                                                                      

Contact : accueil@supautonome.com

 

 


Le 22 mai

 

Manifestation pour l'abandon de l'actuel projet de loi ESR. Le texte du communiqué et les organisations signataires en PDF.


[PDF]


Communiqué SupAutonome du 22 mai 2013

LES APPRENTIS SORCIERS DU MINISTERE

Alors que le projet de loi sur l’enseignement supérieur doit être discuté en séance publique à l’assemblée nationale à partir du 22 mai, on peut s’interroger sur l’utilité réelle de ce projet qui ne répond ni aux attentes de la communauté universitaire ni à la réalité des dysfonctionnements de l’enseignement supérieur. Les propositions s’inscrivent dans les schémas qui ont inspiré les réformes antérieures mais en aggravant la logique administrative et bureaucratique, ce qui justifie pleinement les craintes de la communauté universitaire sur le fonctionnement des établissements et les conditions d’exercice de son métier. Sans stratégie ni vision cohérente de l’enseignement supérieur, ce projet n’est qu’une énumération de vœux pieux et d’incantations sans rapport avec la réalité que vivent les personnels. Loin de régler les problèmes, ce projet  ne fera que les aggraver. Derrière le verbiage de technocrates mal inspirés, le travail de déconstruction de l’université française continue : moins les solutions apportées fonctionnent, plus on en intensifie la fréquence. On connaît le résultat : une université à la dérive minée par la politique, le manque de moyens et  la courtisanerie.

·         Ce projet impose une université unique et secondarisée et introduit, avec les recettes pédagogistes, un système qui, sans offrir aux plus défavorisés la chance de surmonter le déterminisme social et culturel, laisse la loi du marché se substituer à l’égalité des chances républicaine.

·         Les nouvelles structures consacrent la disparition des disciplines désormais absentes des modalités d’élection et minorent la représentation des enseignants-chercheurs.

·         Avec les regroupements d’universités, le projet impose un système unique au monde avec deux niveaux de conseils d’administration, construits sur deux principes différents. La coordination souple de regroupements volontaires disparaît derrière des organisations obligatoires, centralisées et bureaucratiques. Peut-on encore parler d’autonomie ?

·         Les nouvelles structures de l’Enseignement Supérieur  écartent les personnels des décisions qui engagent leur avenir et celui des établissements. On transforme les universitaires en simples exécutants, en employés de l’université alors qu’ils sont l’Université et qu’aucune réforme ne peut se faire sans eux.

·         Tandis que les moyens financiers hypocritement promis sont insuffisants, pour compenser les transferts de charges, les universités restent liées par des dépenses qu’elles ne peuvent maîtriser et sont privées des recettes correspondantes.

SupAutonome réitère son opposition à un projet qui fragiliserait le fonctionnement des établissements et le statut des personnels universitaires.  Bien loin d'apporter un remède à la crise que traverse l'université française, il en aggravera les effets.

Alors que partout dans le monde l’enseignement supérieur se développe dans la collégialité et la diversité et promeut la liberté d’initiative de ses membres, acteurs principaux de l’économie de la connaissance, la logique bureaucratique et centralisatrice du Ministère referme pour longtemps les portes de l’autonomie sans laquelle, dans le respect des statuts des personnels et des libertés universitaires, il n’y a pas d’université digne de ce nom.

Toujours plus de bureaucratie, de réformes inutiles, de discours creux : est-ce là le seul horizon des politiques pour l'Université ? Les apprentis sorciers du Ministère concoctent leurs réformes en ignorant tout des réalités. Enfermés dans leur tour d’ivoire, ils imaginent le meilleur des mondes, en fait le meilleur des enfers organisationnels. L’université et ses personnels sont devenus des champs d’expérimentation sur lesquels les technocrates testent des solutions plus loufoques les unes que les autres. Mais ce technocratisme mal inspiré cache un profond mépris pour les personnels de l’Université. Les personnels universitaires sont las des mensonges, des expérimentations, des réformes qui n’aboutissent à rien sinon à aggraver les conditions d’exercice de leur métier sans contrepartie. En votant cette loi, les parlementaires prendraient la lourde responsabilité de mener l'Université française dans une impasse.

Michel GAY, Secrétaire Général de SupAutonome                                                          

 Jean-Louis CHARLET, Président de SupAutonome            

Contact : accueil@supautonome.com

 



Le 20 mai

 

Motion du congrès de l’Université de Perpignan Via Domitia du 16 mai 2013

 sur le projet de Loi relatif à l’Enseignement  Supérieur et à la Recherche

 

L’Université de Perpignan est l’une des plus anciennes universités d’Europe, implantée dans  son territoire depuis 1350.

Elle assure un maillage territorial de l’enseignement supérieur et de la recherche en région  Languedoc Roussillon et exerce une attractivité internationale marquée pour la région et le  pays (un tiers d’étudiants étrangers représentant 107 nationalités), grâce notamment à son  activité de recherche cohérente, spécifique et territorialement située.

Sa position géographique transfrontalière la place au centre de l’Euro-Région Pyrénées- Méditerranée et du triangle Montpellier (170 km), Toulouse (210km), Barcelone (200 km).  Le Congrès des trois conseils centraux, réuni le 16 mai 2013, après étude et discussion du  projet de loi relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche proposé au vote de  l’Assemblée Nationale d’ici la fin du mois, regrette profondément que cette loi ne soit pas  programmatique alors même que la plupart des universités françaises se trouvent confrontées  à de graves difficultés financières depuis le transfert de compétences des ressources humaines dites « d’Etat » aux universités (sans toutefois transférer l’intégralité des moyens

financiers pour y faire face).

Le projet de loi comporte un chapitre II intitulé « coopération et regroupements des  établissements » (article 38). Le Congrès de l’UPVD, las de six années de réformes à marche  forcée, et cependant mises en oeuvre, s’interroge fortement sur la logique et les objectifs de  cet article.

A l’heure où le PRES régional « Sud de France » (créé officiellement en juillet 2012)  commence à peine à impulser et coordonner des politiques choisies par les établissements qui  le composent, à destination des communautés universitaires qu’il réunit, le projet de loi impose deux formes uniques de « coopération » possibles à l’avenir :

- la fusion des établissements,

- le « regroupement » qui peut prendre la forme soit d’une « participation » à une  communauté universitaire d’établissements, soit d’un « rattachement à un seul  établissement désigné par l’État », préfigurant à terme la fusion.

En outre, l’article L. 718-2-3 prévoit un seul contrat pluriannuel d’établissement conclu entre  le Ministère et les établissements regroupés relevant de sa tutelle.

Le Congrès de l’Université de Perpignan Via Domitia dénonce la logique de contrat unique  « de site » car celui-ci va à l’encontre du principe d’autonomie des universités, réduisant  drastiquement les prérogatives, champs d’action et adaptations territoriales qu’elles assurent.  Le Congrès demande expressément que la logique de « contrat unique » soit remplacée par  une logique confédérative et partenariale entre les établissements qui le souhaitent pour  mener des politiques choisies, cohérentes et partagées.

Il insiste pour que chaque université signe un contrat propre et spécifique avec l’État.

Le Congrès demande par conséquent :

D’une part,

.Que l’article 38 du projet de loi prévoie explicitement une possibilité de  "confédération" souhaitée et animée par les établissements,

Que la référence à un « contrat unique de site » soit supprimée,

 

D’autre part,

.           Que l’État fasse du budget de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche une  priorité nationale afin de favoriser l’innovation, le transfert de technologies et la formation tout au long de la vie dans l’intérêt des populations et du territoire,

.           Que l’État présente une planification pluriannuelle des crédits alloués pour compenser  intégralement le transfert de masse salariale aux universités,

.           Que le système de répartition des moyens alloués aux universités soit repensé et  permette aux établissements sous-dotés de disposer de moyens humains et financiers  suffisants pour former et accueillir les étudiants et les stagiaires de la formation continue dans des conditions décentes,

.           Que la proposition 79 du rapport des Assises Nationales de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche relative au développement d’initiatives transfrontalières dans l’espace européen soit intégrée au texte de loi.  

 

Si la France souhaite renforcer son rayonnement à l’international, garantir une formation et une recherche de qualité pour former les populations et assurer le transfert d’innovation, moteur de la compétitivité du pays et de ses entreprises, il est impératif que l’Etat accompagne significativement l’activité des universités françaises pour qu’elles réalisent au mieux leurs missions de service public au regard des défis majeurs que notre pays doit relever dans un contexte socio-économique particulièrement délicat.

En ce sens, nous souhaitons que l’État porte toute son attention à une stratégie globale pour l’avenir et consente des moyens significatifs à des actions structurantes de recherche et de formation, plutôt qu’il ne se focalise sur des re/dé/structurations inadaptées, couteuses et contre-productives. Il serait irresponsable d’imposer aux universités un sur-cadre structurel qui empilerait les strates, ajouterait de la complexité et infligerait une perte d’identité aux véritables communautés universitaires.

 

Motion adoptée à l’unanimité par les trois conseils  centraux de l’UPVD réunis en congrès

 

[Document transmis par la SAES]

 

 

****

 

 

Lettre de l’AFEA et de la SAES à Daniel Filâtre

sur les Masters MEEF et les ESPE (mai 2013)

 

http://sha.univ-poitiers.fr/saesfrance/spip.php?article376

 

Lettre envoyée à Daniel Filâtre, Conseiller en charge du premier cycle, de la formation des enseignants, de l'orientation et de l'insertion au cabinet de Geneviève Fioraso, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, concernant les réformes des Masters MEEF et des ESPE, et adresséeau nom de l'Association Française d'Etudes Américaines (AFEA) etde la Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur (SAES).}

 

Le projet de loi portant sur la « Refondation de l'école » a été voté en première lecture par la représentation nationale le 19 mars dernier.

L'une des pièces maîtresses de ce projet de refondation est la mise en place des ESPE, qui sont appelées à jouer un rôle central dans la formation des enseignants, voire à la piloter. Ces nouvelles Ecoles font partie d'un dispositif d’ensemble, dont les nouveaux concours de recrutement des enseignants, eux-mêmes articulés aux nouveaux masters MEEF, constitueront l’un des éléments majeurs.

De par son ampleur même, cette réforme ne saurait être mise en place dans la précipitation, d’autant que certaines de ses principales articulations ne sont toujours pas connues à ce jour. En effet, alors que la maquette du nouveau concours était connue depuis le début de l'année, les universités n’ont été informées de ses déclinaisons disciplinaires qu'à la mi-avril, et les maquettes spécifiques des différents CAPES suscitent des questions et des interrogations auxquelles des réponses circonstanciées doivent encore être apportées; de même, les textes de cadrage des nouveaux masters MEEF ne sont toujours pas publiés, ni les statuts juridiques des ESPE.

Nous demandons en conséquence le report de la réforme à la rentrée 2014, et l'ouverture d'une concertation approfondie avec tous les acteurs du changement. En particulier, nous demandons, à propos de la maquette des masters MEEF :

- que l’introduction du disciplinaire au sein du parcours, et non plus au niveau de la mention, n'aboutisse pas à une minoration de l'ancrage disciplinaire du diplôme dans les nouveaux Masters MEEF PLCE ;

- que le nombre d’ECTS du bloc 1 disciplinaire soit augmenté. Il est aujourd’hui trop réduit pour y intégrer les compétences disciplinaires que requiert une formation de qualité, notamment dans des domaines tels que les langues vivantes étrangères, tout particulièrement l’anglais.

- que le bloc didactique soit explicitement adossé au disciplinaire, afin que les futurs enseignants maîtrisent leur discipline dans toutes ses dimensions ;

- que le bloc recherche soit clairement ancré dans la discipline ;

Nous demandons en outre que le Master MEEF et le Master Recherche ne soient pas coupés l'un de l'autre, mais que des mutualisations entre eux soient non seulement possibles, mais encouragées. Ceci est indispensable pour garantir aux étudiants une possibilité de réorientation et d’évolution dans leur carrière que la césure entre les deux masters rendrait de facto impossible.

Au vu des nombreux aménagements qu’elle appelle, nous estimons qu'il est à la fois déraisonnable et irréaliste d'imposer à marche forcée une réforme qui, dans l’état actuel des choses, n'emporte pas l'adhésion des principaux intéressés : la multiplication des motions émanant aussi bien des instances universitaires que de sections du CNU en est le signe incontestable. Il n'est ni sérieux, ni conforme à l'intérêt du pays et de sa jeunesse, de prétendre faire aboutir la réforme en cours dans un calendrier aussi contraint. Ce n'est pas au moment où les universitaires sont accaparés par les tâches d'évaluation (examens, soutenances de mémoires, rapports de stage, comités de sélection,...), qu'ils pourront consacrer le meilleur de leur temps et de leur énergie à la définition de maquettes nouvelles, qui devront elles-mêmes faire l'objet de validation par les conseils centraux des établissements, puis de navettes avec les instances nationales afin d'être validées à temps pour la rentrée 2013. La date de remontée des maquettes, fixée à la fin du mois de mai, nous semble donc totalement irréalisable, et un report nous paraît non seulement nécessaire, mais même indispensable, afin que cette réforme aboutisse dans les meilleures conditions possibles.

 

Isabelle Alfandary, présidente de l'Association Française d'Études Américaines

Pierre Lurbe, président de la Société des Anglicistes de l'Enseignement Supérieur




Le 16 mai

L'UNEF promue au cabinet Fioraso!

M. Jean-Baptiste PREVOT, membre du Conseil économique, social et environnemental, ancien président de l'Union nationale des étudiants de France-Unef, qui était chargé de mission au cabinet de Mme Geneviève FIORASO, a été promu conseiller"relations enseignement supérieur et emploi".

Sa carrière en PDF [PDF]


Le 13 mai

Un moratoire pour les masters MEEF et les ESPE !

 

Communiqué SupAutonome du 13 mai 2013

 

 

            À plusieurs reprises déjà nous avons attiré l'attention de tous les universitaires sur la nocivité des nouveaux masters MEEF et des ESPE :

- affaiblissement de la formation disciplinaire des futurs professeurs du secondaire ;

- séparation du métier d'enseignement et de chercheur, les universitaires devenant vacataires des ESPE pour leurs interventions dans la formation des maîtres ;

- formation professionnelle d'un contenu discutable… et évolutif : chaque semaine nos ministres ajoutent une nouvelle “matière” à enseigner aux futurs professeurs (après la morale laïque, l'entreprenariat : que va-t-on nous annoncer la semaine prochaine ?) ;

- dessaisissement des universités d'une de leurs missions fondamentales, la formation des enseignants.

           

           Nous sommes le 13 mai. Le Ministère nous demande pour le 25 mai des maquettes pour un diplôme qu'il n'a pas encore défini juridiquement : nous n'avons toujours pas d'arrêté définissant les masters MEEF. De même, le statut juridique des ESPE n'est toujours pas légalement défini et, compte tenu du calendrier parlementaire, risque de ne pas l'être avant le mois de juillet alors que les IUFM élaborent déjà des statuts (sur quelle base juridique ?) qui prévoient des Conseils d'école présidés par une personnalité extérieure nommée par le Recteur et où la représentation des universitaires des UFR est insignifiante ! Or ces ESPE qui n'ont pas encore d'existence légale sont censées organiser les masters MEEF dès le 1er septembre !

            Bref, le Ministère exige de nous de créer des masters et  des ESPE à la hussarde, sans cadre juridique. On a connu bien des ministères pressés, mais jamais on n'a demandé à des fonctionnaires de travailler sans cadre juridique établi. Il est insensé de vouloir mettre en place cette réforme dès la rentrée 2013 et ici l'argument d'opportunité rejoint la question de fond.

           

            Exigeons un moratoire d'un an pour permettre une remise à plat de cette réforme et l'ouverture d'une véritable concertation.

Pour obtenir ce moratoire, un seul moyen : refuser d'élaborer les maquettes et de les transmettre au Ministère hors de tout cadre légal. Seul un front universitaire uni et résolu pourra ramener nos ministères à la raison.

 

Jean-Louis CHARLET                                                                                 Michel GAY

Président de SupAutonome                                                Secrétaire général de SupAutonome

 

 

CONTACT : accueil@supautonome.com

P STYLE="margin-bottom: 0cm">Président de SupAutonome                                                Secrétaire général de SupAutonome

 


Le 5 mai

Nous apprenons avec tristesse le décès de notre collègue Gilbert Millat, professeur de civilisation britannique à l'université de Lille III. Le professeur Franck Lessay retrace sa carrière et son œuvre. [PDF]


Du 15 avril au 30 avril 2013



Le 16 avril

Document CNESER transmis par Monsieur Barjot

Madame la Directrice,

Ma prise de parole de ce matin sur les deux présentations d'expertises relatives à l'innovation pédagogique et au numérique universitaire ayant souffert, sur la forme et sur le fond, des difficultés inhérentes à une prise de parole en salle qui se trouve contrainte d'être à la fois improvisée et très rapide -  ce qui est difficile sur les sujets vastes et  complexes que nous traitons au CNESER -  je vous transmets ainsi qu'aux autres membres du CNESER cette pré-publication (doc. joint ; à paraître dans les prochains mois) qui présente de manière posée et détaillée les principaux arguments que j'énonçais oralement.

J'étais particulièrement d'accord avec votre conclusion finale sur l'intérêt de laisser s'exprimer et d'entendre tous les points de vue : c'est notamment l'objet de la première partie de cet article que de présenter six points de vue ("systèmes de convictions")... dont les trois premiers seulement (éco-managérial, technophile et pédagogique), d'ailleurs convergents, sont massivement financés dans les recherches scientifiques et mis en avant par les discours officiels notamment ceux du MESR cités en bibliographie infrapaginale. Les trois autres (professionnel, social et technophobe) sont tendanciellement ignorés alors qu'ils peuvent être porteurs de connaissances précieuses pour éclairer les décisions de politiques publiques et leur éviter les déboires d'investissements à fonds perdus trop souvent vus dans ce domaine des nouvelles technologies et des innovations pédagogiques.

Je reste à votre disposition pour de plus amples discussions sur ce sujet dans le cadre du Cneser ou dans tout autre cadre de réflexion lié à votre direction générale ou au MESR.

Bien cordialement,

Jérôme Valluy


Texte de la Contribution (Format Word) : [Cliquer ici]


Du 1er avril au 15 avril 2013



Le 8 avril

Indignons-nous et résistons !

Communiqué de SupAutonome

 

Le 28 mars, dans son éditorial pour le bulletin de SupAutonome en cours d'impression, mais déjà mis sur notre site (cliquez sur ce lien pour y avoir accès), le président de SupAutonome revenait sur  l'articulation entre les concours d'accès au professorat du premier et du second degré et les universités par les masters MEEF et les ESPE prévus dans les réformes en cours de discussion. L'appel à la résistance est plus que jamais d'actualité après les développements récents que nous avons connus, qui illustrent à la fois le mode de (dys)fontionnement de notre Ministère et le silence complice des directions de bien des universités.

Le 2 avril l'AEF analysait et rendait publique une note d'information signée de S. Bonnafous et J.-P. Delahaye (non datée !!) et adressée aux présidents d'université et recteurs (document n° 7771). L'AEF, à juste titre, soulignait l'importance de cette note puisque la mention des ESPE n'y apparaissait pas et que la maîtrise des masters MEEF, et donc de la formation des enseignants, était bien attribuée aux universités. Pour nous qui avons toujours lutté contre les réformes qui tendent à retirer aux universités une prérogative aussi importante, c'était une heureuse surprise ! Mais la plupart des universités, au lieu de diffuser largement ce texte et de s'appuyer sur lui pour reprendre en main la formation des enseignants, n'ont pas réagi et même parfois, quand certains évoquaient ce texte, ont prétendu qu'ils s'agissait de “rumeurs” (il s'agit d'une note signée par deux directeurs d'administration centrale !) : honte aux complices de telles manœuvres ! Indignons-nous contre des pratiques qui limitent l'information à un petit cercle d'initiés. Un point aussi capital que la formation des maîtres est l'affaire de tous les universitaires. Il est vrai que le lendemain un communiqué de J.-M. Jolion disait qu'en fait il fallait faire comme si ce document n'existait pas (!) : les textes officiels ne pouvant pas « faire référence à un concept qui est prévu par une loi non encore promulguée » (les ESPE), il convenait d'anticiper et de faire comme si ce concept avait une existence juridique. Bref, on demande aux universitaires de ne pas appliquer les textes en vigueur et d'anticiper sur des projets non encore votés… et dont on ne sait pas en quels termes ils le seront s'ils doivent l'être ! Or il s'agit de diplômes nationaux (masters) et de la formation des futurs enseignants… dès le 1er septembre prochain.

La situation juridique est claire malgré la tentative d'enfumage de J.M. Jolion qui veut empêcher l'application de ce qui est écrit dans une note de deux directeurs d'administration centrale : personne ne peut imposer à des fonctionnaires l'application de textes (une loi pour les ESPE, un arrêté pour les masters MEEF) qui n'ont été ni votés ni promulgués ! Nous pouvons donc soit élaborer des maquettes comme nous le jugeons bon sans accepter les oukazes des pédagogistes (mais il y a peu de temps pour le faire et les réformes prévues, si elles aboutissent, détruiront ce travail), soit déclarer que nous ne pouvons pas élaborer de nouvelles maquettes en l'absence d'arrêté définissant les masters MEEF et de loi définissant les ESPE : il est inquiétant que le terme “universitaire” ait disparu dans ce sigle. Même si on dit aujourd'hui que les ESPE seront dans les universités (ou dans les groupements d'universités, et comment, avec quel degré d'autonomie ?), il sera très facile, dans un second temps, de donner une autonomie complète à des “Écoles Supérieures”. Déjà des universités ont adopté cette seconde position. Si ce front de la résistance s'élargit, la réforme ne pourra pas s'appliquer à la rentrée : nous aurons un an pour revoir sans précipitation une affaire aussi importante, pour trouver un équilibre entre formation disciplinaire et professionnelle (où, pour nous, les stages doivent jouer un rôle majeur) et rendre aux universités tout leur rôle dans la formation des maîtres. Si cette réforme se fait à la hussarde, avec une sélection à l'entrée du master sur les critères des ESPE, ce sont les futurs maîtres et leurs élèves (nos enfants) qui en feront les frais et ce sigle ESPE pourrait bien être interprété, comme certains le font déjà : Échec Socialiste Programmé de l'Éducation.

Michel Gay, Secrétaire général de SupAutonome,

Jean-Louis Charlet, Président de SupAutonome

 


Le 3 avril

COMMUNIQUÉ SUPAUTONOME 

 « QUI VEUT CASSER L’ASCENSEUR SOCIAL ?».

 

Le contenu du récent projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche suscite de légitimes interrogations et pour ce qui concerne les IUT de graves inquiétudes. Priorité devra être donnée aux bacs technologiques. L’exposé des motifs indique que « la priorité donnée aux …bacheliers technologiques dans les IUT devrait permettre de tendre vers 50% de présence des ces bacheliers dans ces filières ». Outre que les IUT ne seraient plus libres de leur recrutement, cet objectif est irréaliste et produira à très court terme des effets pervers préjudiciable à toute la filière IUT. D’abord, la réussite actuelle des étudiants titulaires d’un bac technologique admis en DUT provient pour une large part de leur immersion dans des univers académiques où règne une grande diversité. Ce point peut être certes amélioré mais imaginer qu’en imposant un quota aussi massif de bacheliers technologiques cela améliorera les choses c’est occulter les réalités.

Ensuite, il n’y a, de la part des IUT, aucune volonté de discriminer les étudiants issus de ces baccalauréats mais une réalité s’impose à eux : celle d’un niveau souvent insuffisant pour prétendre à une scolarité réussie. Ce problème ne peut pas être seulement réglé par les IUT. Il concerne le lycée et les programmes de ces filières technologiques. S’imaginer qu’il suffira d’un peu de suivi pour pallier à ce problème de niveau c’est s’illusionner à peu de frais. A terme les IUT ne pourront faire face à ce défi qu’en abaissant leur niveau d’exigence au moment même où les entreprises ne cessent d’élever le leur. A qui fera-t-on croire que cela n’aura pas de répercussions sur l’insertion professionnelle et que ces moindres exigences professionnelles et académiques n’aboutiront pas à une dévalorisation du diplôme entraînant à terme un déclassement social pour les étudiants diplômés?

On voit déjà poindre la future argumentation du ministère : il suffira d’alléger les exigences académiques. C’est oublier que les lacunes des étudiants issus des baccalauréats technologiques ne concernent pas les seules matières dites « théoriques » mais aussi dans les matières dites professionnalisantes où celles liées au cœur de compétences de ces baccalauréats. SupAutonome a proposé de donner la priorité aux seuls étudiants issus des bacs technologiques obtenus avec mention. Cette proposition a été rejetée et nous étions la seule force syndicale à faire et à soutenir cette proposition de bon sens. De surcroît, dissocier les deux types d’enseignement serait contre productif tant ils sont liés. Il est toujours facile pour masquer l’échec de politiques situées en amont de l’enseignement supérieur de reporter sur celui-ci la responsabilité de cet échec.

Les IUT sont unanimement reconnus comme une des grandes réussites de l’enseignement supérieur. Cette réussite a dépendu d’un équilibre que ceux-ci ont su maintenir entre des exigences multiples mais cela a un coût. Or, le budget des IUT est en baisse et les innovations  mises en place pour aider les bacheliers en difficulté ont souvent été supprimées faute de moyens suffisants. Certains IUT ne peuvent même plus faire leur PPN, souvent d’ailleurs avec l’assentiment de leur président quand ce n’est pas une ferme recommandation. C’est cet équilibre que le projet de loi remet en cause. Cela aura des répercussions très concrètes sur les modalités d’insertion des diplômés dans une économie qui se complexifie chaque jour et où les blocages liés à la mobilité sociale  ne sont plus des hypothèses d’école mais une réalité vécue et ressentie par des millions de salariés. Pour une très grande majorité de nos diplômés, l’IUT a constitué, en effet, un ascenseur social même dans des périodes marquées par la crise. Qui veut casser cet ascenseur et transformer une formation d’excellence en formation de relégation?

Si l’on veut parvenir à cet objectif des 50% c’est toute la filière technologique en amont de l’IUT qu’il faut reconsidérer et repenser et se poser les vraies questions pour mettre en place de vraies réformes. Supautonome propose la création d’un parcours de réussite différencié pour tous les étudiants et la création d’une véritable filière technologique. Tout cela exige des moyens et une volonté. Les moyens sont inexistants et la volonté se limite trop souvent à des discours convenus et à des solutions où le court terme domine.

 

Michel Gay, Secrétaire général de SupAutonome

Jean-louis Charlet, Président de SupAutonome

 

 




Du 15 Mars au 31 Mars 2013



Le 18 mars

SupAutonome (CSEN-FGAF)

 

Communiqué du 18 mars 2013

Concours de recrutement des professeurs du secondaire :

 

Il est plus que temps de suspendre une réforme mal engagée

pour permettre une véritable conc ertation

 

L'Assemblée Nationale vient de voter en première lecture le projet de loi sur la prétendue “Refondation de l'école”, qui inclut la création des ESPE pour la formation des maîtres de l'Éducation Nationale. La création de ces ESPE est directement liée à une réforme des concours de recrutement des professeurs du primaire, du secondaire et même du supérieur. Or les textes de cadrage des nouvelles formations conduisant à ces nouveaux concours, promis pour la mi-mars, n'ont toujours pas été publiés et sont annoncés avec un retard de plusieurs semaines ! Quelle personne sensée peut penser qu'en un mois ou deux, à la fin du second semestre et au moment des examens universitaires, il sera possible d'élaborer sérieusement de nouvelles maquettes d'enseignement à soumettre aux instances nationales, pour être opérationnelles dès le premier septembre 2013 ? Or il s'agit de la formation des futurs enseignants et donc de l'avenir de nos enfants et du pays tout entier. Une telle précipitation serait criminelle !

Nous demandons donc instamment le report de la réforme à la rentrée 2014 car, en dehors de la question des délais raisonnables pour la mise en place d'une réforme d'une telle importance, il y a la question de fond : est-ce que de pseudo-pédagogues, qui considèrent que pour transmettre une connaissance il ne faut pas en connaître beaucoup plus que celui à qui on la transmet, vont faire prévaloir leur point de vue et abaisser irrémédiablement la formation des futurs enseignants et donc, à terme, le niveau culturel du pays ? Oui, enseigner est un métier, et donc les futurs enseignants doivent recevoir une formation professionnelle. Mais laquelle et après quelle formation disciplinaire ? Pour enseigner les mathématiques, il faut certes de la pédagogie, mais il faut d'abord savoir les mathématiques ! Les épreuves disciplinaires doivent donc représenter une part majeure des concours d'enseignement.

Chacun (universités et universitaires, enseignants du secondaire ou parents d'élèves, citoyens responsables) doit se mobiliser pour obtenir le report d'une réforme d'une telle importance après une véritable concertation qui prenne aussi en compte la place de l'Agrégation. La réforme des concours de l'enseignement, qui induit celle des ESPE, n'est pas l'affaire des seuls “pédagogues auto-proclamés”, mais celle de tous ceux qui sont attachés à l'avenir de la jeunesse française et de la France.

 

Jean-Louis Charlet, Président de SupAutonome

Michel Gay Secrétaire Général

Contact : accueil@supautonome.com

 


Du 1er Mars au 15 Mars 2013



Le 13 mars

Projet de loi de décentralisation et de réforme de l'action publique. Les articles concernant l'enseignement supérieur (articles 18, 27 et 28) seront présentés au CNESER du 18 mars.


Texte du projet : [PDF]




Le 7 mars

Document transmis par Monsieur Barjot: compte-rendu du CNESER habilitations du 28 février 2013


Compte-rendu CNESER habilitations : [PDF]




Du 15 février au 1er Mars 2013

Le 28 février

Communiqué de SupAutonome : La continuité sans le changement.

Après s’être exprimé sur le projet de loi de réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche, les 18 et 19 février, le CNESER, réuni le 25 février, a pris connaissance des amendements de la Ministre et voté sur le texte : 20 Contre, 20 pour ( arrachées grâce à l’efficacité du conseiller social), 8 abstentions et 4 refus de vote. SupAutonome s’est prononcé contre ce projet de loi qui ne répond ni aux attentes de la communauté universitaire ni à la réalité des dysfonctionnements de l’enseignement supérieur et de la recherche. Ce texte, qui est une immense déception pour l’ensemble des personnels universitaires, vient seulement parachever le processus initié par les réformes précédentes dans la même logique administrative et bureaucratique.

Alors qu’il ne traite pas, ou timidement, d’une réelle séparation des pouvoirs gestionnaire et scientifique, d’une vraie mise en cohérence de l’enseignement supérieur, de la protection des personnels, du financement des besoins et des nouvelles missions, le projet de loi est lourd de conséquences sur le fonctionnement des établissements, les statuts, la condition des personnels et les libertés universitaires. Diminution de la représentation des enseignants-chercheurs dans les conseils, secondarisation de la licence, obligation de regroupement des établissements et centralisation des moyens humains et financiers, alourdissement des structures de gestion, disparition des disciplines dans les organes locaux de représentation, esquisse de régionalisation des formations et de la recherche, etc. Les conséquences de ce texte sur l’évolution de l’enseignement supérieur sont préoccupantes. Les établissements et les personnels iront-ils mieux après la loi et la mise en place des réformes qui s’en suivront ? Nous en doutons sérieusement.

Par ailleurs, les changements d’échelle dans la constitution de nouvelles structures de l’enseignement supérieur et la concentration des moyens humains et financiers éloignent toujours davantage les personnels universitaires de la technostructure et aboutissent à placer les acteurs de l’université, ceux qui font l’université, hors de portée des décisions qui les concernent et engagent leur avenir. Une nouvelle fois, nous avons ouvert « la boite de Pandore des tyrannies locales ». Il est dommage que l’on n’ait pas profité de cette loi pour redéfinir les relations entre l’autonomie des établissements et l’indépendance des personnels universitaires dans le respect des statuts et des libertés universitaires. Au lieu de cela, le projet de loi reste principalement, comme la LRU, un texte sur la gouvernance dont on peut douter que ce soit le problème essentiel de l’enseignement supérieur.

Enfin, il est préoccupant de voir que la CPU, Co-initiateur de la LRU et co-responsable des dysfonctionnements observés dans les établissements lors de la mise en place des réformes, est sans doute la seule à tirer son épingle du jeu dans ce projet de réforme.

Si, comme l’expose la Ministre dans les motivations du projet de loi, l’Enseignement Supérieur et la Recherche ont une place essentielle dans le redressement du pays, il est temps de répondre vraiment aux dysfonctionnements, de remettre les personnels universitaires au cœur de la réforme et de mettre fin à cette logique administrative et bureaucratique qui se développe dans les établissements au détriment de la qualité, de l’innovation et des libertés sans lesquelles il n’y a pas d’enseignement supérieur digne de ce nom. On ne peut pas affirmer des objectifs et mettre en place des dispositifs qui les infirmeront. La bureaucratie et l’innovation n’ont jamais fait bon ménage. SupAutonome interviendra désormais auprès des parlementaires pour amender le projet de loi qui devrait être présenté le 20 ou le 27 mars en conseil des Ministres.

Michel Gay, Secrétaire Général de SupAutonome Jean-Louis Charlet, Président de SupAutonome



Nous transmettons également les communiqués suivants, qui émanent respectivement de FO et du SNESUP.

1) Communiqué de FO

DÉCENTRALISATION ET COMPÉTITIVITÉ



Les CROUS sont menacés par la territorialisation des Universités prévue par le projet de loi

sur l'Enseignement Supérieur et la Recherche de la Ministre Fioraso.

Le projet de loi donne aux universités territoriales des compétences sur la vie étudiante Avec deux organismes pour les mêmes missions, il est à craindre des « mutualisations », diminution du nombre d’emplois, etc.

La fin des « Cités U »

La ministre a déclaré en fin d’année : « La gestion des aides au logement étudiant pourrait être déléguée aux collectivités locales sur la base du volontariat ». Cela dans le cadre de l'acte III de la décentralisation et des communautés scientifiques prévues par le projet de loi Fioraso. Des suppressions massives de postes en découleraient.

Les collectivités ou Universités peuvent déjà demander à intégrer les cités U dans leur patrimoine, tout en laissant la gestion aux CROUS pour l’instant.

Cela n’est il pas un premier pas vers la privatisation ?

La fin des bourses aux étudiants

La ministre a également annoncé : « Les organisations étudiantes souhaiteraient une allocation autonomie universelle, (…) on est prêt à remettre à plat l’ensemble des aides ». Ce serait la suppression de la gestion des bourses par les CROUS. Cette allocation s’opposerait aux aides indirectes : restauration, logements et donc aux missions fondamentales des CROUS et de leurs personnels.

Les RU

Les CROUS rentabilisent déjà au maximum l’activité restauration, fermant des RU l’été en fonction d’un taux de rentabilité et non des besoins des étudiants, développant plutôt les prestations de services lucratives. Les restaurants non rentables seront de facto fermés.

Le CNOUS

Il met en place la compétitivité ainsi, les CROUS qui auront mis en place une restructuration de la restauration et ceux qui auront les meilleurs résultats se partageront la plus grosse part des subventions.

Les autres risquent de subir la mise en place de cette compétitivité par une baisse des moyens qui leur seront attribués.

L’ensemble de ces mesures ainsi que la mise en place de la compétitivité se traduiront dans les CROUS par :

- La diminution de la masse salariale

- Des gels et suppressions de postes

- La mobilité des agents

Que deviennent les missions premières des CROUS, où est le social ? Le SNPREES FO se bat contre de telles mesures pénalisant l’ensemble des personnels des CROUS.

Le SNPREES-FO exige l’abandon du projet de loi Fioraso.



2. Communiqué du SNESUP

chers collègues,

une réunion d'information, de débat, et de mobilisation sur le projet de loi ESR est organisée à l'initiative du Snesup, au centre de Clignancourt, amphi Tocqueville, le jeudi 28 de 12h à 14h.

Cette réunion est ouverte à l'ensemble de la communauté universitaire, enseignants, personnel BIATSS, étudiants, et à leurs organisations représentatives.

PROJET DE LOI ESR : IL FAUT LE RETIRER !

Le Conseil Supérieur de l’Éducation s’est prononcé contre le projet de loi dans sa version du 8 février, seule soumise au vote sur l’insistance de la FSU.

Lundi 25 février, le CNESER, malgré les tractations du cabinet de la Ministre menées en séance avec certaines organisations aux yeux de tous les élus et jusqu’aux derniers instants, ne s’est pas prononcé favorablement (20 voix pour, 20 voix contre, 8 abstentions et 4 refus de vote) sur le projet de loi intégrant les amendements de la ministre.

Affirmer le contraire comme le fait la Ministre, c’est mentir.

Le projet défendu par G. Fioraso ne satisfait pas les revendications centrales de la communauté universitaire et scientifique, laquelle exige des réponses d’urgence à ses attentes : elle en appelle à de réelles ruptures. Ce projet, qui entérine et proroge la loi LRU, comme le souhaitait la CPU, n’intègre quasiment aucun des amendements portés par les organisations syndicales. Les engagements de la Ministre portant sur la clarification des conditions de rattachement des établissements d’enseignement supérieur privé aux EPCSCP, ainsi que les possibilités de regroupements d’emploi sont déjà oubliés. Et aucun engagement supplémentaire en termes de moyens n’est annoncé pour mettre fin à la précarité et répondre aux besoins d’enseignement et de recherche.

Tenues dans des conditions extrêmement difficiles (en moyenne 5 à 10 minutes par amendement, opération de vote incluse, refus systématique du cabinet d’exprimer sa position sur les amendements votés), les séances du CNESER des 18 et 19 février ont néanmoins permis, le plus souvent sous l’impulsion du SNESUP soumettant de nombreux amendements de fond, de dégager des évolutions en rupture avec la logique initiale du texte et recueillant souvent la majorité des suffrages.

Nous avons porté nos propositions jusqu’au bout pour le service public et les personnels. C’est donc en toute connaissance de cause et délibérément que le MESR a fait le choix de tourner le dos au travail du CNESER et aux propositions des représentants des personnels.

Le SNESUP s’est prononcé contre ce texte qui devrait être présenté le 20 ou le 27 au Conseil des ministres. Ce texte prolonge la logique néolibérale à l’œuvre depuis plus de dix ans, à l’instigation de l’Union européenne (processus de Bologne, stratégie de Lisbonne, programme « Europe 2020 »). Nous demandons son retrait et l’ouverture de véritables négociations. Nous demandons à ce que l’alternance partisane se traduise par un changement avec les politiques antérieures.

Le SNESUP appelle à se mobiliser contre ce projet de loi: amplifier les prises de positions dans les établissements d’ESR, les sections du CNU ou du CoNRS, organiser AG et débats publics avec l’ensemble des personnels et étudiants, envoyer la carte-lettre au président de la République, etc.

À cet effet, il a déposé un préavis de grève jusqu’au 5 mars. Par ailleurs, le SNESUP intervient dès maintenant auprès des parlementaires pour leur présenter l’analyse critique de ce texte que nous partageons avec l’ensemble des syndicats de la FSU concernés. Il appelle à se saisir de la journée d’action interprofessionnelle du 5 mars contre l’ANI dit de « sécurisation de l’emploi » pour exprimer, avec les autres salariés, les revendications de la communauté universitaire visant à rétablir des conditions d’étude et de travail dignes du Service public.




Le 26 février

Communiqué des associations disciplinaires. Forum du 15  II 2013

Dans le contexte actuel, marqué par la mise en place de réformes touchant à la fois à la formation des enseignants et aux conditions d’initiation à la recherche, les associations qui représentent la communauté des enseignants-chercheurs et enseignants impliqués dans la formation des futurs professeurs souhaitent faire part de leur inquiétude. Conscientes de l’importance de mener à bien la réforme de la formation et du recrutement des enseignants, en particulier dans un contexte de chute des effectifs par rapport au nombre de postes à pourvoir, elles ont examiné les projets en cours ainsi que les effectifs des étudiants en masters enseignement et des candidats aux concours. Nos associations regrettent la précipitation et la confusion dans laquelle la réflexion est menée, et l’effet démobilisateur ainsi produit sur les formateurs et sur les étudiants. Par conséquent, elles souhaitent attirer l’attention sur les points suivants:
- La formation au métier d’enseignant exige aussi la présence d’un socle disciplinaire académique fort, qui permette aux enseignants de demain de maîtriser pleinement les connaissances nécessaires à l’exercice de leur métier. Cette formation disciplinaire ne doit pas occuper une part réduite, ni en amont, ni en aval : en amont, par l’introduction d’une licence trop généraliste ; en aval, par une redéfinition du master et du CAPES qui minore la spécialité disciplinaire. Les masters et les concours doivent donc faire une part importante aux savoirs disciplinaire fondamentaux de spécialité.

- La maquette générique des épreuves écrites et orales du concours en M1doit le garantir, et ne doit pas, comme le projet le laisse penser, donner une part disproportionnée aux compétences dites « professionnelles », qui sont pourtant, de manière contradictoire, bien indiquées comme étant « en cours d’acquisition ». Les « gestes professionnels » doivent faire l’objet d’un véritable stage, avec une pratique de classe encadrée, comme prévu en M2, après le concours, et être évalués à ce stade.
- Le Master doit préserver un équilibre nécessaire à l'acquisition des connaissances et compétences. Le projet présente un déséquilibre évident entre un M1, qui serait considérablement alourdi par le système dit « intégré », où les candidats devraient préparer les modules du master, effectuer un stage et réussir le concours, et un M2 presque entièrement consacré à un stage, sans véritable adossement à la recherche fondamentale et avec une préparation disciplinaire académique insuffisante. - Les réformes en cours doivent préserver les liens entre Master MEEF et Master Recherche, tout divorce entre les deux ferait courir d’une part un risque d’appauvrissement disciplinaire académique, d’autre part un risque de tarissement du vivier de chercheurs, dont la France a particulièrement besoin. De plus, ce divorce entre les deux types de master serait de nature à limiter les possibilités d’évolution de carrière des enseignants. La mention « MEEF » des nouveaux masters doit conserver un ancrage disciplinaire académique porteur de contenu, afin de garder une lisibilité pour les étudiants.
- L’accréditation des ESPE doit conserver un équilibre dans la répartition territoriale des formations, dont l'impact est clair sur le vivier des candidats, sur les formations initiales, et sur la pluridisciplinarité des sites, à la fois pour la formation et pour la recherche. Une réflexion sur les ESPE doit être en outre engagée afin que les différentes composantes de l'université restent pleinement associées à la formation des enseignants par leur présence dans les jurys et par la détermination des modalités de contrôle des connaissances.
Par conséquent, nous demandons que nos associations soient pleinement, et sans attendre, associées à l’élaboration des contenus et à la pondération des blocs du cadre national du master.

Les signataires :
Association Française des Catalanistes
Association Française d’Etudes Américaines
Association Française de Mécanique
Association des Germanistes de l’Enseignement Supérieur
Association des Historiens modernistes des Universités françaises (AHMUF)> Association des Historiens contemporanéistes de l'Enseignement supérieur, Association des Médiévistes Anglicistes de l'Enseignement Supérieur, Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie, Association des Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur Société des Etudes latines, Société des Hispanistes français, Société des Italianistes de l'Enseignement Supérieur, Société de langues et littératures médiévales d'oc et d'oïl, Société des Professeurs d’Histoire Ancienne de l’Université, Societé Francaise d'Etude du 18e siecle, Société Française des Etudes Japonaises, Société Française d'Etude du Seizième Siècle, Société Française de Littérature Générale et Comparée, Société Française Shakespeare

Le 24 février

Pour mémoire et information : texte du projet de loi OESR et des amendements s'y rapportant; commentaires de SupAutonome sur la lettre de la ministre du 13 février, sur le projet de loi et l'exposé des motifs de celle-ci.

Texte du projet de loi:    [PDF]
Amendements au projet de loi OESR:    [PDF]
Commentaire de SupAutonome au projet de loi:    [PDF]
Commentaire de SupAutonome quant à l'exposé des motifs:    [PDF]
Commentaire de SupAutonome-LSH quant à la lettre de la Ministre du 13 février 2013:    [PDF]

Le 15 février

Pour information : Motion adoptée à la majorité au conseil d'administration de l'Université de Toulouse 2 Le Mirail le 19 février 2013

Le conseil d’administration de l’Université de Toulouse Le Mirail, en date du 19 février 2013 :
Constate qu’il n’est pas en mesure de travailler correctement pour mettre en œuvre la réforme des ESPE et des nouvelles formations, ne disposant pour l’instant que d’une maquette générique trop vague ne tenant aucun compte de la spécificité des différentes disciplines.
Déplore donc la méthode utilisée et le calendrier prévisionnel pour cette réforme. Mettre en œuvre « sans attendre la promulgation de la loi » est une manière de procéder irrespectueuse du travail des élus de la Nation. Cette procédure est irrespectueuse des collègues qui, dans les composantes, doivent réfléchir à la mise en place d’une offre de formation sur la base de documents de travail susceptibles d’évoluer à tout moment et sans aucune valeur juridique, suivant un calendrier accéléré intenable. Le conseil d’administration demande le report de la réforme à la rentrée 2014, une fois la loi votée, les décrets d’application publiés et les circulaires d’application transmises aux universités.
Réaffirme l’importance de la part de l’enseignement disciplinaire et de la recherche dans la formation des futurs enseignants. Si la revalorisation de la didactique dans la formation des futurs enseignants est nécessaire, on ne saurait priver nos étudiants d’un savoir disciplinaire approfondi et problématisé par les apports de la recherche disciplinaire. Or le nouveau concours acte la quasi-disparition des disciplines de spécialité : une seule épreuve sur les quatre porte sur les savoirs disciplinaires et cette épreuve ne représente qu’1/6ème de la note d’admission. Par exemple, le nouveau cadre ne prévoit aucune évaluation suffisante au concours des compétences linguistiques écrites et orales des candidats dans les spécialités de langues.
S’inquiète de l’articulation entre le master et le concours. Que se passera-t-il si l’étudiant admis au concours n’a pas un Master complet ? A l’inverse, que se passera-t-il si l’étudiant qui a réussi le Master n’est pas recruté par concours ?
S’interroge sur la nouvelle nomenclature. La mention « MEEF » donnée au nouveau Master implique l’effacement de la spécialité disciplinaire des futurs enseignants. Les compétences disciplinaires des candidats seront sous-évaluées au bénéfice d’une connaissance générique du cadre d’exercice de l’enseignant. La part et la nature de la recherche (disciplinaire, didactique et ingénierie) au sein du MEEF demeure floue. Le conseil d’administration souligne les difficultés à concevoir des passerelles avec les masters R.
De plus, le conseil d’administration regrette que les étudiants de M2 soient considérés comme des « contractuels » et deviennent des « moyens d’enseignement » pour six à neuf heures par semaine. Le conseil d’administration demande que l’aspect pédagogique prime et que les enseignements réalisés par les étudiants soient suivis par un conseil pédagogique et un formateur de l’ESPE.
S’interroge aussi sur le rattachement de l’ESPE au sein de l’académie de Toulouse. L’ESPE sera-t-elle rattachée au PRES ou à UT2 ? De ce rattachement dépendra la mise en place concrète de la réforme. Le conseil d’administration considère qu’un rattachement à UT2, forte de son expérience en matière de formation des enseignants qu’elle a en particulier su mettre en valeur en intégrant l’IUFM, et vu les excellents résultats obtenus aux concours jusqu’ici, semble être la meilleure option pour se prémunir contre une marginalisation de la recherche et une édulcoration des savoirs disciplinaires. Le conseil d’administration sera vigilant sur la nature du rattachement car en l’état, les ESPE se présentent comme une aggravation de la LRU, plaçant ces véritables « grandes écoles » de la formation sous l’autorité directe du Rectorat, les universités n’en devenant que les prestataires, et sans promesses de moyens adéquats.
Le conseil d’administration demande au gouvernement de respecter ses engagements relatifs à la concertation préalable et à l’association nécessaire de l’ensemble de la communauté universitaire aux réformes, afin d’éviter de retomber dans les erreurs des politiques précédentes.

Le 15 février


Document transmis par Monsieur Barjot: Commentaire de SupAutonome-LSH quant à la Lettre de la Ministre de l'Ensignement supérieur et de le recherche du 13 février. Commentaire SupAutonome-LSH quant à la lettre de la Ministre:    [PDF]


Du 1er février au 15 février 2013



Le 14 février

Campagne d'avancement au choix pour l'année 2013. Communiqué de la Fédération. 

Cher(e) Collègue,

 Nous vous informons que la campagne d'avancement au choix pour l'année 2013 vient d'être ouverte sur le site ELECTRA, du MESR, depuis le 5 février 2013 et jusqu'au 28/02/2012, 16h00 (heure de Paris).

Vous pouvez donc déposer votre dossier en prenant soin de respecter les conditions d'éligibilité et les consignes suivantes : Pour être "promouvable", il vous faut (cf. articles 40 et 56 du décret n°84-431 du 6 juin 1984 modifié) : 

- Pour l’accès à la hors classe des maîtres de conférences : Être parvenu(e) au 7e échelon de la classe normale et ayant accompli au moins cinq ans de services en qualité de maître de conférences ou de maître-assistant en position d'activité ou en position de détachement 

- Pour l’accès à la 1ère classe des professeurs des universités : Être professeur des universités de 2ème classe. 

- Pour l’accès à la classe exceptionnelle des professeurs des universités : Être professeur des universités de 1ère classe depuis au moins 18 mois 

- Pour l’accès au 2ème échelon de la classe exceptionnelle des professeurs des universités : Être professeur des universités au 1er échelon de la classe exceptionnelle depuis au moins 18 mois.

 NB1. Ces conditions doivent être remplies au 31 décembre 2012 pour la session 2013.

NB2. Les enseignants-chercheurs maintenus en fonction en surnombre ne peuvent pas être promus.



Pour mémoire - Texte du décret n°84-431 du 6 juin 1984 modifié cliquer ici;



Le 13 février


Lettre de la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche au CNESER
Lettre de la Ministre :    [PDF]


Le 11 février

Pour mémoire: rappel des suites des assises cliquer ici

Texte du projet de loi complet et lettre de J.R. Cytermann , lettres, circulaires et référentiel. Document transmis par Monsieur Barjot 
Lettre de J.R. Cytermann :    [PDF]
Texte du projet de loi :    [PDF]
Circulaire sur les référentiels :    [PDF]
Rappel: Projet de loi sur l'école du 23 janvier: Texte du projet de loi :    [PDF]
Lettre aux recteurs sur les ESPE :    [PDF]
Compétences des conseillers principaux d'éducation :    [PDF]
Référentie lsur les compétences dans les métiers de l'éducation :    [PDF]
Référentiel sur les compétences dans les métiers du professorat et de l'éducation;:    [PDF]



Le 5 février

Texte du Projet de loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République, déposé ce jour à l'Assemblé Nationale. Document transmis par Monsieur Barjot 
         Projet de loi :    [PDF]



Le 4 février

La ministre cède aux exigences des présidents d'universités. Document transmis par Monsieur Barjot 
         Lettre de G. Fioraso aux présidents d'universités :    [PDF]





Du 16 janvier au 31 janvier 2013



Le 31 janvier

Document transmis par Monsieur Barjot 
Projet de loi sur l'Enseignemnt supérieur et la recherche: les commentaires de SupAutonome
         Commentaires de SupAutonome relatifs au projet de loi sur l'ESR :    [PDF]

Document transmis par Monsieur Barjot 
Compte-rendu de l'entrevue au MESR

Chères et chers collègues, Veuillez trouver ci-dessous le texte du compte rendu de l'entrevue, précédé d'un chapeau de présentation; le tout a été rédigé de concert par les six représentants des 25 sociétés savantes.

Vous trouverez en pièce jointe le compte-rendu de l'entrevue du 24 janvier 2013 au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche entre des représentants des sociétés savantes signataires de la lettre du du 17 novembre 2012 et des représentants du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR) et du Ministère de l’Education Nationale (MEN). La discussion a porté, entre autres, sur les documents de travail datés de janvier 2013 émanant du MEN et du MESR : la Maquette "générique" des concours enseignants 2014 ; le Cadre national des formations liées aux métiers du professorat du premier et du second degré et de l’éducation ; le Cahier des charges de l’accréditation des écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE); les Référentiels de compétences professionnelles communs à tous les enseignants.

Tous ces documents de de travail ont été regroupés sur le site de AHCESR:

Cliquer ici pour ouvrir

et celui  de la SAES :

               http://sha.univ-poitiers.fr/saesfrance/spip.php?article347 site SAES cliquer ici pour ouvrir

Nous attirons l'attention sur le fait que le mois de février sera crucial : les universitaires doivent s'investir dans la confection des Masters MEEF et doivent participer aux dossiers de pré-projets d'accréditation des ESPE pour que le volet disciplinaire soit présent. Il convient en outre de suivre le cadrage de la formation et de saisir l'Inspection Générale pour que les compétences disciplinaires demeurent présentes dans les épreuves écrites et orales des concours du CAPES.

Pour rappel, la Lettre ouverte de 25 sociétés savantes adressées à Geneviève Fioraso et Vincent Peillon le 17 novembre 2012 :

Lettre ouverte V. Peilon et G. Fioraso cliquer ici pour ouvrir

Enfin, un communiqué de presse de Vincent Peillon  et de Geneviève Fioraso du 24/01/2013 indique un accord entre le MEN et le MESR et la CPU (Conférence des présidents d'université) pour la feuille de route de la réforme de la formation initiale et continue des enseignants et la mise en place des écoles supérieures du professorat et de l'éducation. On y trouvera le calendrier de la mise en place de la réforme :

http://www.education.gouv.fr/cid66911/accord-etat-–-conference-des-presidents-d-universite-pour-la-feuille-de-route-de-la-reforme-de-la-formation-initiale-et-continue-des-enseignants-et-la-mise-en-place-des-ecoles-superieures-du-professorat-et-de-l-education.html

Cliquer ici pour ouvrir le compte-rendu de l'entrevue au MESR :    [PDF]

V. Gazeau, A. Gonzales, AF. Gillard-Estrada, P. Lurbe, N. Le Roux, N. Vivier, présents à l'entretien au MESR



Le 30 janvier

Document transmis par Monsieur Barjot 

Geneviève Fioraso au Monde : « Notre objectif : faire disparaître 5800 options de Master ».

Cliquer ici pour ouvrir l'article :    [PDF]


Communique intersyndicale ESR - Action du 31 janvier



FSU (SNESUP -SNCS- SNEP - SNASUB - SNETAP) CGT (SNTRS )

SOLIDAIRES (Sud Recherche EPST) UNSA  (SNPTES-Sup'Recherche)



COMMUNIQUE ACTION DU 31 JANVIER



Les organisations soussignées se battent depuis des années pour que les établissements et organismes d'Enseignement Supérieur et de Recherche puissent remplir leurs missions fondamentales de formation et de recherche.

La situation ne cesse de se dégrader. En témoignent encore les récentes difficultés budgétaires de nombreuses universités et des organismes - amenant gels et suppressions d'emplois, suppressions d'enseignements ou dégradation des conditions de travail et d'études-, l'augmentation de la précarité due principalement à la course aux ressources propres, notamment avec les appels d'offre (ANR, IDEX…).

Des revendications sont mises en avant par les fédérations de fonctionnaires à l'occasion des discussions programmées dans l'agenda social de la Fonction Publique : l'emploi en exigeant un moratoire immédiat sur les suppressions d'emplois et des créations partout où cela est nécessaire, la suppression du jour de carence, la revalorisation du point d'indice et des carrières….

Le passage au Parlement d'une loi sur l'Ecole, qui a reçu un avis négatif dans les organes consultatifs de l'ESR (CNESER, CTMESR), est programmé. Une nouvelle loi sur l'enseignement supérieur et la recherche se prépare, dont le projet n'apporte pas la rupture attendue avec la loi LRU et la loi Pacte de la Recherche. De plus, ce projet de loi exclut un engagement du gouvernement sur les financements et les emplois.

Les organisations soussignées estiment qu'il faut changer de cap !

Dans l'enseignement supérieur et la recherche comme dans les autres administrations et services publics, le gouvernement doit permettre à la Fonction Publique et aux services publics de jouer tout leur rôle. Leur action est un puissant moyen pour lutter contre les inégalités et les injustices sociales. Le rôle de l'État est aujourd'hui de donner les capacités d'agir pour améliorer la qualité des services rendus à tous les usagers sur l'ensemble du territoire et dans le même temps d'améliorer les conditions de travail et de rémunération des agents.

Les organisations soussignées, constatant que les projets du gouvernement (politique salariale, emploi, réforme de l'école, loi sur l'ESR) ne répondent pas aux aspirations des salariés de l'ESR et des étudiants, appellent les personnels à organiser des AG rassemblant toute la communauté universitaire dans les établissements pour exprimer leurs exigences notamment sur les points suivants :

* Un plan de titularisation de tous les précaires occupant des fonctions pérennes et l'arrêt du non-renouvellement des contrats des CDD.

* Le maintien du pouvoir d'achat et une véritable reconnaissance des qualifications.

* Une augmentation des moyens d'Etat (dotations, créations d'emplois) pour revenir sur les suppressions et gels d'emplois dans les universités et les organismes de recherche, ainsi que pour répondre aux besoins des formations et des laboratoires ; cela passe par des financements récurrents des projets au lieu de financements en réponse aux appels d'offres (ANR, IDEX).

* Une organisation démocratique du système universitaire assurant l'égalité de l'accès aux formations sur le territoire.

Sur cette base, les organisations de l'ESR, en convergence avec l'appel à grève et manifestations des fédérations de la Fonction Publique de la CGT, de la FSU et de SUD, appellent à participer à la journée d'action de la Fonction Publique le 31 Janvier.

FSU (SNESUP - SNCS- SNEP - SNASUB - SNETAP) - CGT (SNTRS ) - SOLIDAIRES (Sud Recherche EPST) - UNSA (SNPTES-Sup'Recherche)

Secrétariat Intersyndicale : Carmen Alava - Tél. : 0144799621 - Portable : 0659126981



Le 29 janvier

Lettre de Philippe Bourdin, Président de la 22ème section du CNU à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche.          Cliquer ici pour ouvrir la lettre :    [PDF]


Le 27 janvier

Disparition de l'AERES, apparition du HCERES

Dans un courrier daté de fin décembre 2012 et adressé au président de l'AERES, la ministre de l'Enseignement supérieur avait  évoqué la perspective d'une "transformation" de l'agence, en raison de l'absence de consensus dont elle avait fait l'objet lors des Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche. Dans son rapport du 14 janvier, le député Jean-Yves Le Déaut préconisait le remplacement de l'AERES  par une nouvelle autorité administrative indépendante.

A la date du 15 janvier 2013, une version de travail du projet de loi sur l'enseignement supérieur a prévu le remplacement de l'AERES par le Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur. Cette instance, dont le nom est pour l'instant provisoire  sera chargée des missions suivantes :

-  'évaluer 'les établissements d'enseignement supérieur', 'les organismes de recherche', les 'fondations de coopération scientifique', ainsi que 'l'Agence nationale de la recherche ';

-  'évaluer les formations et diplômes des établissements d’enseignement supérieur' ;

-  's'assurer de la prise en compte dans les évaluations des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche, de l'ensemble des missions qui leur sont assignées".

La direction du Haut conseil sera assurée par  un "conseil, assisté d'un conseil d'orientation scientifique", ayant pour mission de fixer  "le programme annuel d'évaluation" et de favoriser "la concertation avec les parties prenantes de l'évaluation". Le président sera choisi parmi les "26 membres nommés par décret". Il assurera également la direction du Haut Conseil. Le conseil d'orientation scientifique sera composé de "personnalités qualifiées, avec un tiers au  minimum de personnalités étrangères, reconnues pour leurs compétences scientifiques et leurs compétences en matière d'évaluation. Ces personnalités seront nommées par décret, sur pro­po­sition du président du Haut Conseil".

Les "sections" qui constituaient l'AERES disparaissent.



Source(s) :     AEF.  Voir également le site VousNousIls http://www.vousnousils.fr/2013/01/21/laeres-remplacee-par-le-haut-conseil-de-levaluation-de-la-recherche-et-de-lenseignement-superieur-541111



Le 25 janvier

Communiqué SupAutonome



LA QUESTION SALARIALE DOIT ÊTRE À L’ORDRE DU JOUR

On attendait du nouveau gouvernement une ouverture des discussions sur la question des salaires des personnels de l’enseignement supérieur. En effet, aujourd’hui, chacun en est convaincu, ce n’est pas à une stagnation que l'on assiste mais à une véritable régression salariale. La rigueur, cela fait plusieurs décennies que les personnels de l’enseignement supérieur la subissent, et cette rigueur, qui se traduit par un gel quasi permanent des augmentations salariales et un quasi blocage des évolutions de carrière, n’est tout simplement plus tenable. La conséquence, chacun la constate : c’est une baisse sans précédent du pouvoir d’achat depuis maintenant une trentaine d’années. Si des efforts ont été faits récemment pour les universitaires en début de carrière, pour les autres rien n’a changé. Il est symptomatique de constater qu’alors même que les pouvoirs publics ne cessent d’exhorter les universités françaises à un aggiornamento organisationnel et culturel, ces mêmes pouvoirs publics restent étrangement muets sur les comparaisons salariales. Cela est d’autant plus étrange que les pressions exercées sur les universitaires depuis la mise en œuvre de l’autonomie n’ont fait que s’accroître. De ce point de vue, et les résultats de notre enquête sur les conditions de travail l’ont révélé, le toujours plus qui est demandé aux universitaires est d’autant plus mal ressenti qu’il s’accompagne très souvent du toujours moins en matière de moyens. Or, les universitaires travaillent beaucoup. Alors qu'ils sont de plus en plus accaparés par des tâches administratives et d’enseignement, conséquences de politiques pédagogiques sans grande cohérence, on leur demande de publier dans des revues prestigieuses pour se mettre au niveau des standards internationaux. Étrangement, là encore, on semble oublier que pour réaliser ces objectifs il faut du temps et des moyens. Dans la très grande majorité des cas, les universitaires français ne disposent ni de l’un ni de l’autre. On aurait espéré alors que les pouvoirs publics profitent de la réforme sur l’autonomie pour aborder enfin cette question des salaires. Cela n’a pas été le cas et cela ne le sera pas davantage aujourd’hui, bien au contraire.

Cette situation n’est plus tenable. La France est la cinquième puissance mondiale et, à l’heure de l’économie de la connaissance dont on ne cesse de parler, est-il normal que les universitaires soient les éternels laissés pour compte de la nation ? Cette situation n’a que trop duré. Trop d’universitaires sont contraints de faire des heures supplémentaires. Ils y sont contraints car leur salaire ne suffit pas à les faire vivre décemment. Et cette situation est tout simplement scandaleuse.

Nous invitons donc les pouvoirs publics à regarder la situation en face. Il y a un problème salarial à l’université, un problème salarial sérieux et on ne peut plus l’éluder. Le débat doit être ouvert et des discussions sérieuses commencer. Dans ce domaine on n’a tout simplement plus le temps de laisser du temps au temps. La politique de rigueur est la caractéristique majeure des politiques publiques menées en direction des universités. Doit-on ajouter de la rigueur à la rigueur ? Dans ce cas, ne jouons plus sur les mots, on n’est plus dans la rigueur, mais bel et bien dans la régression.

 Michel Gay, secrétaire général de SupAutonome

Jean-Louis Charlet, Président de SupAutonome



Le 25 janvier

Documents transmis par la SAES

En attendant un compte-rendu du rendez-vous au MESR entre trois conseillers du MEN et du MESR et une délégation de représentants des sociétés savantes signataires de la lettre du 17 novembre 2012, parmi lesquels la SAES, voici une information concernant un accord entre la CPU, le MEN et le MESR sur la formation des enseignants.

Accord État – Conférence des présidents d'université pour la feuille de route de la réforme de la formation initiale et continue des enseignants et la mise en place des écoles supérieures du professorat et de l'éducation
[Refondons l'École]  - Communiqué de presse - Vincent Peillon - Geneviève Fioraso - 24/01/2013
Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale, Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, et Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des présidents d’université (CPU), ont conclu aujourd’hui un accord permettant d’engager la meilleure coopération possible pour réussir la réforme de la formation initiale et continue des enseignants dans le calendrier prévu.
Le projet de loi pour la refondation de l’École confie à l’université la responsabilité de la nouvelle formation des enseignants, qui repose sur la mise en place, dès la rentrée 2013, de masters, mention "Enseignement, éducation, formation" (MEEF), organisés par de nouvelles composantes universitaires, les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE).
Les ministres et les présidents d’université se sont engagés à organiser des réunions régulières afin d’accompagner le développement des projets d’ESPE, de suivre l’avancée de la mise en œuvre de cette réforme et d’anticiper les évolutions nécessaires. En vue de l’établissement des maquettes des nouveaux masters MEEF, un groupe technique dédié est également installé au service des universités, de leurs équipes pédagogiques et des rectorats.
Il s’agit, avec cet accord, de mobiliser les efforts conjoints des universités, des deux ministères et de leurs personnels pour offrir aux enseignants et aux personnels d’éducation une formation à la hauteur de leurs missions et des enjeux de la refondation de l’École.Calendrier de la réforme de la formation initiale et continue des enseignants et de la mise en place des écoles supérieures du professorat et de l’éducation.
PDF du calendrier de la réforme de la formation initiale et continue des enseignants et de la mise en place des Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation.

cliquer



Le 24 janvier

Procédure d'avancement de grade au titre de l'année 2013.

La procédure unique d’avancement de grade des enseignants-chercheurs (avancement national (CNU), avancement local (établissement) et procédure spécifique) est entièrement « dématérialisée ». Il n'y a pas de transmission de version "papier" des dossiers de candidature à l'avancement de grade.



Chaque enseignant-chercheur promouvable et candidat à une promotion de grade doit se connecter sur l'application "Electra", adresse: https://www.galaxie.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ensup/cand_electra.htm



Les dates du calendrier prévisionnel d’ouverture de l’application ELECTRA sont les suivantes :

- 5 février 2013 à 10H : Ouverture de l’application ELECTRA pour l’enregistrement des dossiers de candidature à l’avancement

- 28 février 2013 16H : Date limite de l’enregistrement des dossiers de candidature à l’avancement dans l’application ELECTRA.



Rappel des conditions de promouvabilité :

La situation des enseignants-chercheurs - en activité ou en détachement - pour la promouvabilité est appréciée au 31 Décembre 2012.

Corps des Professeurs

Accès au 2ème échelon de la classe exceptionnelle : 18 mois d'ancienneté au 1er échelon de la classe exceptionnelle au 31 décembre 2012.

Accès au 1er échelon de la classe exceptionnelle : 18 mois d'ancienneté dans la 1ère classe au 31 décembre 2012.

Accès à la 1ère classe : tout Professeur de 2ème classe en activité ou détachement.

 Corps des Maîtres de conférences

Accès à la hors classe : les Maîtres de conférences ayant atteint au minimum le 7ème échelon au 31 décembre 2012 et ayant effectué au minimum 5 ans de services dans ce corps (activité ou détachement).


Modalités de dépôt des candidatures Electra :    [PDF]
Calendrier :    [PDF]




Le 23 janvier

Mastérisation, toujours… la Conférence des doyens et directeurs des UFR de lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales (CDUL) et la Conférence des Directeurs des UFR Scientifiques (CDUS : Doyens des Facultés des Sciences) communiquent sur les ÉSPÉ.



Espe Formation des enseignants :    [PDF]

Lettre ouverte à Vincent Peillon: La professionnalisation incantatoire...          Lettre ouverte :    [PDF]

Le 18 janvier

Document transmis par Monsieur Barjot
         CNRS Accréditation ESPE :    [PDF]
         Formation :    [PDF]



Du 1er janvier au 15 janvier 2013



Le 14 janvierPublication du rapport Le Déaut sur l'enseignement supérieur et la recherche: Refonder l'Université, dynammiser la recherche

Intégralité du rapport Le Déaut Des mines de fer aux mines de matière grise Cliquer ici

Le 14 janvier

Document transmis par la Fédération

QUESTIONNAIRE SUR LES LIBERTÉS UNIVERSITAIRES

SUP AUTONOME

Depuis sa création, la fédération nationale des syndicats autonomes de l’enseignement supérieur et de la recherche (SUP AUTONOME) promeut et défend les libertés universitaires dans l’enseignement supérieur. Dans un contexte qui nous parait de plus en plus contraignant quant à l’exercice de ces libertés, nous avons souhaité vous donner la parole sur cette question essentielle pour l’avenir de notre métier



         Questionnaire sur les libertés universitaires :    [PDF]

Le 11 janvier

Document transmis par Monsieur Barjot
Précisions sur les critères d'attribution des délégations auprès du CNRS - 2013t

Mme Claudie Cardon /br> Adjointe au chef de service,
Responsable de la gestion collective universitaire Paris-Sorbonne
Service du personnel enseignant
Rue Victor COUSIN  75230 PARIS Cedex 05
Tel:01 40 46 25 27  Fax: 01 40 46 32 66  claudie.cardon@paris-sorbonne.fr



Mesdames et Messieurs les Enseignants-Chercheurs,

 A la demande de Monsieur le Président, je porte à votre connaissance que :

1) Le CNRS nous demande de classer les demandes de délégation en relation avec les priorités scientifiques du PRES dans son partenariat avec le CNRS.

2) Celles ci sont de deux ordres :

 - les projets interdisciplinaires associant d'une manière ou d'une autre humanités, droit, économie, sciences de la nature et sciences de la vie (IE les thématiques de notre PRES),

 - les projet scientifiques des UMR du PRES ( et en particulier de notre université) puisque, par définition, celles-ci relèvent d'un partenariat avec le CNRS.

 3) En conséquence, ne seront pas jugées prioritaires les demandes de délégation vers des UMR extérieures au PRES, les demandes ayant un caractère pluridisciplinaire étant prioritaires par surcroît.

Je vous rappelle que la campagne d'accueil en délégation CNRS des enseignants-chercheurs au titre de l'année 2013-2014 est ouverte.

Vous pouvez dès à présent vous informer et télécharger le dossier de demande d'accueil en délégation (ou en renouvellement) en fichiers attachés ou sur le site internet du CNRS que vous voudrez bien trouver ci-dessous:

http://www.dgdr.cnrs.fr/drh/emploi-nonperm/pratique-3-deleg.htm

Je vous rappelle qu'il appartient à chaque candidat de prendre contact directement avec le Directeur de l'Unité du CNRS dans laquelle la délégation est envisagée, pour avis et signature.

J'attire également votre attention sur la nouvelle procédure mise en place par le CNRS en vue de la dématérialisation des dossiers de candidatures.

Les dossiers doivent en effet, être transmis au Service du Personnel Enseignant (SPE), aux adresses suivantes,

marie-aude.banakos@paris-sorbonne.fr, claudie.cardon@paris-sorbonne.fr, en version électronique (et non plus papier), en un seul fichier au format PDF (maximum 10 MO), complétés et signés (avec l'avis du Directeur de l'Unité de recherche du CNRS dans laquelle la délégation est envisagée) au plus tard le vendredi 18 janvier 2013, délai de rigueur en raison du calendrier des instances. Tout dossier hors délai sera rejeté et seules des demandes complètes seront examinées par le Conseild'Administration (CA) du 25 janvier 2013.

Vous trouverez en fichiers attachés, deux modèles de dossier de demande de délégation selon votre situation (première délégation ou renouvellement de votre délégation). Le Service du Personnel Enseignant se tient à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

Je vous prie d'agréer, Mesdames et Messieurs les enseignants-chercheurs l'expression de mes salutations distinguées.


         CNRS Dossier 1ère demande1 :    [PDF]
         CNRS Dossier renoiuvellement 2 :    [PDF]



Le 9 janvier

Début de la campagne nationale d'évaluation des candidatures en vue de l'obtention de la Prime d'Excellence Scientifique pour 2013. Pour la marche à suivre, cliquer sur le lien suivant :

Pour tout renseignement sur la campagne 2013 cliquer ici

Le 2 janvier

Document transmis par Monsieur Barjot
Communiqué de presse du SNCS-FSU
En annonçant le 20 décembre dernier le remplacement de l’AERES par une agence entièrement redéfinie, la ministre Geneviève Fioraso prend en compte une revendication majeure de la communauté scientifique, portée par le SNCS depuis la création de cette agence issue de la loi de programme pour la recherche de 2006.
Le ministère a convoqué, mardi 8 janvier, les organisations syndicales à une réunion de consultation sur la réorganisation de l’évaluation dans la recherche. Le SNCS y défendra ce qu’il défend depuis toujours : le principe d’une évaluation indépendante, transparente, collégiale et contradictoire, menée par des pairs majoritairement élus. Porteur de propositions, le SNCS demande que soit rendue aux organismes de recherche la maîtrise de l’évaluation et de la prospective scientifiques. Pour les laboratoires, il demande que la réorganisation  s’effectue en plaçant au centre du dispositif d’évaluation le Comité national de la recherche scientifique, les Commissions scientifiques spécialisées ou sectorielles des EPST et le Conseil national des Universités.
La suppression de l’AERES est attendue depuis la mise en place du nouveau gouvernement. Elle constituera enfin une première mesure de changement pour la recherche publique. Le SNCS attend d’autres changements qui permettent à la recherche française de retrouver un fonctionnement normal, comme la fin de la priorité accordée au financement sur projets (ANR), notamment responsable de la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Patrick Monfort

Secrétaire général du SNCS-FSU
Meudon, le 7 janvier 2013.



Le 2 janvier

Remarques de Monsieur Barjot sur le projet de loi de refondation de l'Ecole.
         Remarques1 :    [PDF]
         Remarques 2 :    [PDF]


Du 15 décembre au 31 décembre 2012



Le 28 décembre


Ouverture de la campagne d'accueil en délégation auprès du CNRS

pour l'année 2013-2014.



Mme Claudie CARDON
Adjointe au chef de service, Responsable de la gestion Collective



Mesdames et Messieurs les Enseignants-Chercheurs,
Je vous informe que la campagne d'accueil en délégation CNRS des enseignants-chercheurs au titre de l'année 2013-2014 est ouverte.
Vous pouvez dès à présent vous informer et télécharger le dossier de demande d'accueil en délégation (ou en renouvellement) en fichiers attachés ou sur le site internet du CNRS que vous voudrez bien trouver ci-dessous:
http://www.dgdr.cnrs.fr/drh/emploi-nonperm/pratique-3-deleg.htm [1]
Je vous rappelle qu'il appartient à chaque candidat de prendre contact directement avec le Directeur de l'Unité du CNRS dans laquelle la délégation est envisagée, pour avis et signature.
J'attire également votre attention sur la nouvelle procédure mise en place par le CNRS en vue de la DÉMATÉRIALISATION DES DOSSIERS DE CANDIDATURES.

Les dossiers doivent en effet, être transmis au SERVICE DU PERSONNEL ENSEIGNANT (SPE), aux adresses suivantes, , , EN VERSION ÉLECTRONIQUE (ET NON PLUS PAPIER), EN UN SEUL FICHIER AU FORMAT PDF (maximum 10 MO), COMPLÉTÉS ET SIGNÉS (AVEC L'AVIS DU DIRECTEUR DE L'UNITÉ DE RECHERCHE DU CNRS dans laquelle la délégation est envisagée) au plus tard LE VENDREDI 18 JANVIER 2013, délai de rigueur en raison du calendrier des instances.
Tout dossier hors délai sera rejeté et seules des demandes complètes seront examinées par le CONSEIL D'ADMINISTRATION (CA) DU 25 JANVIER 2013.
Vous trouverez en fichiers attachés, deux modèles de dossier de demande de délégation selon votre situation (première délégation ou renouvellement de votre délégation).
Le Service du Personnel Enseignant se tient à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.


Je vous prie d'agréer, Mesdames et Messieurs les enseignants-chercheurs l'expression de mes salutations distinguées.

Mme Claudie CARDON
Adjointe au chef de service, Responsable de la gestion Collective
Université Paris-Sorbonne
Service du Personnel Enseignant
1 Rue Victor COUSIN
75230 PARIS Cedex 05

Tel: 01 40 46 25 27
Fax: 01 40 46 32 66
claudie.cardon@paris-sorbonne.fr

         Dossier demande de délégation :    [PDF]
         Fiche renouvellement de délégation :    [PDF]
         Sections CID :    [PDF]



Document transmis par Monsieur Barjot



Jean-Loup Salzmann,

le très politique patron de la Conférence des présidents d'université


Le président de Paris-Villetaneuse (Seine-Saint-Denis) a été élu après une intense campagne

L'incertitude aura régné jusqu'au bout, lors de l'élection, jeudi 20 décembre, du nouveau bureau de la Conférence des présidents d'universités (CPU). Cette instance, qui  rassemble les 80 universités françaises  et 23 grands établissements publics, est un interlocuteur incontournable des pouvoirs publics.

C'est le trio mené par Jean-Loup Salzmann, président de l'université Paris-XIII, à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), avec Gérard Blanchard, de La Rochelle, et Khaled Bouabdallah, de Saint-Etienne, qui  l'a finalement emporté, par 56 voix contre 42. " Ces trois présidents sont vraiment animés par l'idée que l'université doit être un ascenseur social ", juge Emmanuel Ethis, président de l'université d'Avignon.

Au terme d'une intense campagne, Jean-Loup Salzmann, professeur de médecine, a su fédérer les voix des universités comme des grandes écoles et succède ainsi à Louis Vogel. Pour atténuer sa proximité avec le pouvoir - il se dit " de centre gauche " -, M. Salzmann a même dénoncé un " ministère qui renoue avec les mauvaises habitudes du précédent gouvernement, annonçant des augmentations alors que la réalité est une diminution nette des crédits ".

Sa personnalité est loin de faire l'unanimité  : " ambitieux et manoeuvrier " pour ses opposants, " séducteur, brillant et habile ", rectifient ses amis. " Jean-Loup Salzmann sait ce qu'il veut et agit pour atteindre ses objectifs ", estime Emmanuel Zemmour, président de l'UNEF. " C'est un homme profondément politique, jusqu'au bout des ongles : il est né dans la politique ", révèle son compagnon de route, Axel Kahn.

Petit fils d'immigrés russe et roumain, Jean-Loup Salzmann naît en 1955. Son père, Charles, ingénieur et chef d'entreprise, et sa mère, Monique, traductrice d'italien, russe et français, ont été très proches de François Mitterrand. Après sa médecine à la Pitié-Salpêtrière, il opte pour la biologie cellulaire avant de débuter comme praticien hospitalier puis professeur de médecine.

Il devient à 33 ans conseiller technique d'Hubert Curien, ministre (PS) de la recherche :" Ce furent cinq années merveilleuses, les plus belles de ma carrière ", se rappelle-t-il. En 1991, il est nommé professeur d'histologie à la faculté de médecine de Paris-XIII et y dirige une unité de recherche du CNRS. Il fonde, avec son collègue David Klatzmann, la start-up Genopoetics, une " biotech " spécialisée dans la thérapie génique. " Je me suis familiarisé avec l'industrie pharmaceutique, la fabrication d'une molécule médicamenteuse, les brevets... " En 2000, la société est cédée, contre des actions, à l'américain Avax Technologie : " Pendant dix-huit mois, je me suis cru virtuellement riche, mais ces actions ne valent plus rien aujourd'hui ! Je ne crois pas être très doué pour les affaires ", conclut-il.

Intellectuel de centre-gauche

Délaissant l'enseignement et la recherche, il s'investit dans la gestion universitaire. En 2004, il échoue à se faire élire président de l'université Paris-XIII mais gagne quatre ans plus tard, avec le soutien du Snesup, puis est réélu en 2012, avec l'appui des étudiants.

Tout intellectuel de centre-gauche qu'il est, il a adopté cette université populaire du " 9-3 " où il se rend chaque jour en transport en commun. " J'ai essayé d'en faire une université parisienne installée en banlieue en l'arrimant à de prestigieux établissements de la capitale ", mais en délaissant ostensiblement l'université voisine de Paris-X Saint-Denis. " J'ai trouvé dans ce département de Seine-Saint-Denis le Shanghaï de la France, une vitalité, une créativité, une énergie et un tissu d'entreprises comme nulle part ailleurs ", plaide M. Salzmann.

Isabelle Rey-Lefebvre


Document transmis par Monsieur Barjot

Note concernant la suppression des engagements SE

         Suppression des engagements SE :    [PDF]



Le 27 décembre

Document transmis par Monsieur Barjot

Projet de loi d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République.

         projet de loi :    [PDF]

Incertitudes et inquiétudes sur l'Université française

communiqué du 21 décembre 2012

Le budget des universités françaises pour 2013 et le projet de loi d'orientation sur l'enseignement supérieur et la recherche présenté aux organisations syndicales le 19 décembre font peser de lourdes menaces sur l'Université française.

Concernant le Budget, C’est au prix d’un montage hypocrite, incluant les cotisations en augmentation des pensions (on reprend d’une main ce qu’on donne de l’autre) et avec un glissement vieillesse technicité (GVT) prévu à zéro, que le budget 2013 affiche une progression de 2,2%. En réalité ce budget, ni honnête ni transparent, est en régression par rapport aux années précédentes et ne répond ni aux besoins des établissements « autonomes » ni aux ambitions affichées par la Ministre durant les Assises. Le Ministère ment aux personnels universitaires qui auront à subir, une fois encore, les conséquences d’un budget en régression. L’insuffisance des dotations budgétaires va se traduire par de nouvelles restrictions (non respect des maquettes ; diminution du personnel, etc.), que le zèle des présidents à gérer la pénurie va rendre insupportable pour les personnels, en mettant en péril les missions que les universités sont censées remplir. Le personnel universitaire ne doit pas être la variable d’ajustement des insuffisances budgétaires. C’est pourquoi, avec une large majorité du CNESER, SupAutonome a voté contre le budget 2013 de l’enseignement supérieur et de la recherche.



Sur le projet de loi d'orientation, nous présenterons en janvier une analyse détaillée, quand le Ministère nous aura communiqué un véritable projet, puisque le texte présenté avant-hier, provisoire, ne nous a pas été remis. Sur la gouvernance des universités, si nous approuvons la fusion des CS et CEVU dans un Conseil Académique, nous ignorons encore la composition exacte et de ce conseil et du C.A., ainsi que leur mode d'élection. En ce qui concerne les formations supérieures, nous approuvons la mise en valeur du doctorat mais rejetons la substitution aux habilitations d'une accréditation globale qui peut ouvrir la voie à toutes sortes de dérives : des diplômes nationaux doivent être habilités individuellement par le Ministère après avis du CNESER. La politique de regroupement des établissements telle qu'elle a été présentée conduit à une usine à gaz où on ne saura plus qui conduit la politique de recherche et de formation des établissements : les “petites” universités ou les entités de coordination qui les coifferont. Quelle lisibilité auront à l'étranger des universités privées de tout pouvoir réel au profit d'assemblages hétéroclites ? En vidant le concept d'université de son sens (le Ministère a-t-il réfléchi au sens du mot “université” ?), on met en danger l'existence même des universités françaises. De même, pour l'organisation de la recherche, l'“Agenda” qu'on nous propose apparaît comme une nouvelle usine à gaz et rien ne nous a été dit du nécessaire équilibre entre recherche fondamentale et recherche appliquée. Rien de précis ne nous a été dit sur la nouvelle instance d'évaluation (l'A.A.I.), sinon qu'elle pourra déléguer largement ses missions (à qui ?) ; mais la suppression envisagée de la qualification et de l'HdR porterait un coup fatal à la qualité de l'Université française en ouvrant largement la voie au localisme et au népotisme.

Bref, ce sont de gros nuages qui s'amoncellent sur l'Université française.

Michel Gay, Secrétaire Général de SupAutonome

Jean-Louis Charlet, Président de SupAutonome




Du 1er décembre au 15 décembre 2012







Le 5 décembre

SupAutonome communiqué du 5 décembre 2012





SupAutonome (Fédération Nationale des Syndicats Autonomes de l'Enseigne-ment Supérieur et de la Recherche) a participé activement aux Assises de l'Enseignement Supérieur, même si nous avons dénoncé le caractère factice d'une pseudo-concertation fortement orientée et cadenassée dès le départ par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche : les organisations syndicales ont été auditionnées une demi-heure (10 minutes [!] de présentation de nos propositions et 20 minutes de réponses aux questions pour essayer de nous mener là où on le voulait); assises régionales sur invitations pour trier les participants; grand-messe nationale avec un représentant par syndicat pour trois groupes de travail pléthoriques ne laissant aucune place à un vrai débat. Il s'agissait pour le Ministère d'obtenir une caution pour l'opinion publique sans engager de véritable concertation, le seul espace de liberté laissé aux syndicats étant la contribution écrite qu'ils ont fournie pour le site du Ministère… et la communication propre à chaque organisation syndicale.

Aujourd'hui, nous voulons revenir sur un point fondamental: la place des universitaires et des universités dans la formation des professeurs du primaire et du secondaire. Les textes distribués par le Ministère sur les Écoles Supérieures du Professorat et de l’Éducation, sur les masters et sur les concours de recrutement des professeurs du primaire et du secondaire sont très flous et parfois contradictoires : quel sera le statut exact de ces ESPE et leur articulation avec les universités ? Quelle sera la place respective des masters disciplinaires conduisant aux concours et des masters MEEF ? Si les ESPE sont maîtres d'œuvre dans les masters MEEF (ou dans tous les masters conduisant à l'enseignement ?) et interviennent dans la formation initiale des futurs maîtres (dès la licence ?), les universités, à travers leurs UFR, risquent de devenir de simples prestataires de service. En tout état de cause, les concours de l'Éducation Nationale se plaçant en fin de M 1 (contrairement à ce que nous avions demandé), les candidats qui auront réussi dépendront des ESPE pour le M 2 dans le cadre d'une alternance qui laissera peu de place à l'initiation à la recherche et à la formation disciplinaire. SupAutonome est résolument hostile à la marginalisation des universités dans la formation des professeurs du primaire et du secondaire. Nous revendiquons la pleine et entière responsabilité des universités dans ce domaine.

Par ailleurs, nous sommes profondément choqués par la démarche à la hussarde du Ministère qui entend mettre en place les ESPE, de nouveaux masters et de nouveaux concours dès septembre 2013 et qui ne craint pas d'écrire que les textes d'application vont être rédigés avant même que la loi (nécessaire à ce changement) soit votée ! Or une loi peut être modifiée tant qu'elle n'a pas été votée, notamment par le travail parlementaire. On veut donc nous imposer des textes d'application sans connaître les termes définitifs de la loi, au risque de faire perdre et à la communauté universitaire et aux services du Ministère un temps et une énergie si précieux dans cette période difficile: ces textes préparés à la hâte risquent de devoir être repris en fonction des modifications apportées lors des débats parlementaires.

Bref, nous demandons que le Ministère prenne le temps d'une véritable concertation pour une réforme qui engage la formation des maîtres et donc celle de nos enfants, avenir de la Nation. On ne saurait admettre que les arbitrages aient été déjà rendus avant cette concertation.



Michel Gay Jean-Louis Charlet

Secrétaire Général de SupAutonome Président de SupAutonome



Du 15 novembre au 30 novembre 2012





Le 27 novembre



Assises nationales de l'enseignement supérieur : documents transmis par Monsieur Barjot.



  1. Atelier 1 : Agir pour la réussite de tous les étudiants

          Réussite : [PDF]

  2. Atelier 2 : Donner une nouvelle ambition pour la recherche – Propositions du comité de pilotage

          Recherche : [PDF]

  3. Atelier 3 : Redéfinir l'organisation nationale et territoriale

          Organisation : [PDF]





Le 25 novembre





Message de Monsieur Michel Gay, Secrétaire général de la Fédération, envoyé à Monsieur Dominique Barjot



« Chères collègues, chers collègues,

A la suite de la rencontre du 14 novembre 2012 entre Madame la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et les organisations syndicales concernant la réforme de la formation des enseignants, La Fédération SupAutonome sera reçue par la DGESIP le vendredi 30 novembre dans le cadre d’un entretien bilatéral. Vous trouverez  les propositions du ministère sur la formation des maîtres en cliquant sur le lien suivant :



http://prod1-pow-autonomesup.integra.fr/upload/3618_REFORME-DE-LA-FORMATION-DES-ENSEIGNANTS-1.pdf

 



Le 23 novembre

Répartition des 1000 créations d'emplois annoncée au CNESER du lundi 19 novembre

Voir le tableau de leur répartition : [PDF]



Selon un courrier de S. Bonnafous aux membres du CNESER daté du 16 novembre, la répartition a été effectuée avec la CPU. «Deux tiers des emplois sont répartis en fonction de la sous-dotation reconnue en 2012 par le modèle Sympa, avec une accentuation des moyens sur les universités dont les effectifs en premier cycle sont en augmentation sur les trois dernières années. Le dernier tiers est réparti en fonction du calcul d'un taux brut d'encadrement pédagogique (enseignants titulaires rapportés aux étudiants). Certaines universités qui n'apparaissent pas sous-encadrées d'après le modèle Sympa, notamment dans le domaines des SHS, se voient ainsi attribuer des emplois ». Sur les 1000, 20 vont à l'enseignement agricole. Sur les 980 du programme 150 de la MIRES, 791 sont alloués à 52 universités et 189 sont destinés à «alimenter un 'fonds contractuel', qui permettra de couvrir d'autres besoins et également ouverts à d'autres opérateurs » selon le courrier de la DGESIP.



Ils sont alloués à travers une augmentation du plafond d'emplois de chaque établissement, avec une enveloppe de masse salariale chiffrée à 27 900€ par emploi en 2013 (*), puis à 57 200€ en année pleine à  compter de 2014. Il est prévu un tiers d'enseignants-chercheurs, un tiers de PRAG et un tiers de BIATSS, comme on le savait déjà.



Toujours selon le courrier de S. Bonnafous, ces emplois feront l'objet d'une contractualisation avec l'état. « à€ cet effet, chaque établissement a été invité à  faire parvenir à  la DGESIP, d'ici au 15 décembre, des propositions en la matière. En parallèle, la DGESIP et la commission pédagogie de la CPU auront travaillé sur les contenus possibles de ces documents contractuels, en s'appuyant sur les meilleures pratiques déjà  expérimentées et sur les réflexions actuellement menées en France et en Europe sur l'e-université, sur l'enseignement des langues, sur la 'pédagogie universitaire'. Sur la base de ces propositions, les établissements seront reçus à la DGESIP pour travailler sur cet engagement pédagogique (assorti d'objectifs et d'indicateurs) en vue de la signature d'un avenant à leur contrat quinquennal avant la mi-février ».



(*) Le calcul du ministère pour 2013 tient compte du fait que les enseignants-chercheurs n'arrivent en général qu'en septembre. Il n'y a donc pour eux, en 2013, que la masse salariale de septembre à décembre. «En revanche, les autres catégories de personnels peuvent être recrutés plus tôt dans l'année », précise l'entourage de la ministre. «Donc les ratios statistiques usuellement utilisés aboutissent à ça : 60,7 M€ en année pleine (c'est le chiffre de base), dont 27,9 M€ dès 2013 compte tenu des dates plausibles de recrutements effectifs, notamment des enseignants-chercheurs. »




Communiqué de presse de Madame la Ministre sur le programme ANR 2013

communiqué MESR : [PDF]





Le 20 novembre


Documents transmis par Monsieur Barjot :


1)
Lettre de Madame la Ministre [PDF]
2)
Réforme de la formation des enseignants [PDF]





Du 15 octobre au 15 novembre 2012

Nous avons appris la triste nouvelle du décès de notre collègue Norbert Dodille, responsable de notre section de La Réunion.
Le professeur François Moureau retrace sa carrière et ses activités.

         Norbert_Dodille :    [PDF]

Du 1er octobre au 15 octobre 2012

Le 15 octobre
Document transmis par Monsieur Barjot

Résumé du discours de J.M. Jolion sur la mission des ESPE et le calendrier de recrutement des futurs enseignants.

         discours sur les ESPE :    [PDF]


Le 5 octobre
Documents transmis par Monsieur Barjot:
Document 1.

Dans le journal Le Monde du 27 septembre, un article intitulé "Les tracasseries administratives chassent les doctorants étrangers" a annoncé la parution de l'enquête de la Confédération des Jeunes Chercheurs sur la situation des jeunes chercheurs étrangers en France.
La CJC a en effet publié l'ensemble de ses documents de synthèse, d'analyses et de recommandations sur le sujet sur la page http://cjc.jeunes-chercheurs.org/expertise/etrangers/.
Le communiqué de presse ci-joint présente l'ensemble des documents publiés, ainsi que les liens directs vers les fichiers associés.
Cette enquête et ses résultats sont une nouvelle occasion de réfléchir à la situation des doctorants étrangers et de trouver des solutions concrètes à tous les niveaux, dont celui des écoles doctorales, pour améliorer leur situation. Parallèlement au déroulement des Assises de l'Enseignement supérieur et de la recherche, ils sont notamment l'occasion de réfléchir à l'amélioration de l'accueil des doctorants étrangers au sein de l'ESR.
Nous vous invitons donc à prendre connaissance et à communiquer les résultats de cette enquête, nos documents d'analyse, ainsi que nos pistes de solutions auprès, de vos doctorants de vos collègues et des instances gouvernantes de l'enseignement supérieur (institut, Université, Ecole, Ministère…).


         Communique_Jeunes_Chercheurs_Etrangers :    [PDF]


Document 2.

Chère collègue, cher collègue,

Nous avons appris la semaine dernière que le ministère de l'éducation nationale allait ouvrir la session du concours de capes 2014 par une épreuve d'admissibilité dès le mois de juin 2013, qui sera ouverte aux étudiants inscrits en M1. La session d'admission aura lieu un an après en juin 2014. Ce sont les seules informations précises dont nous disposions.
Elles permettent toutefois d'envisager dès maintenant les conséquences sur le déroulement de l'année de M1 métier de l'enseignement. Nous devrons revoir le calendrier des concours blancs et renforcer la préparation, en la commençant plus tôt et en l'intensifiant puisqu'elle était prévue pour le schéma antérieur d'un concours en novembre. Le mémoire de recherche demandé en M1 Métier de l'enseignement doit être au niveau d'un mémoire de M1 recherche. Cela pourra être difficile à tenir avec un concours en juin. Les directeurs de recherche d'étudiants en M1 métier de l'enseignement doivent dès maintenant rassurer leurs étudiants : nous serons tous attentifs aux situations individuelles dans cette phase de transition. Il est dans l'intérêt des étudiants de faire un vrai mémoire de recherche (qui leur permettra éventuellement d'intégrer un M2 recherche ou un module de préparation à la thèse), même si dans la configuration annoncée il ne pourra sans doute n'être soutenu qu'en septembre. Mais nous attendons plus de détails sur la mise en oeuvre de ce concours de transition. Quand nous en saurons plus, nous évaluerons les adaptations nécessaires dans l'intérêt des étudiants et dans le souci de ne pas dévaloriser le mémoire de recherche de M1.
Les évolutions rendues nécessaires par ces décisions "provisoires", qui seront peut-être la configuration pérenne du capes, seront bien sûr envisagées avec les responsables du master et le coordinateur des concours, en consultant l'ensemble des enseignants, avant d'être portées devant le conseil d'UFR, seul habilité à trancher. Il ne sert à rien cependant de les anticiper tant que nous ne connaissons pas le détail des modalités d'application.
L'information sur les nouvelles modalités du concours 2014 doit circuler largement, assortie de l'engagement de l'UFR d'Histoire à faire en sorte que les candidats n'aient pas à souffrir de cette année de transition et puissent préparer le concours dans les meilleures conditions.

Avec nos sentiments dévoués

La direction de l'UFR d'Histoire de Paris IV



Le 5 octobre

Baromètre SupAutonome sur les conditions de travail des enseignants-chercheurs en France et les Libertés Universitaires

Les réformes et les modalités de leur mise en place, modifient les structures de l’enseignement supérieur mais plus encore les conditions d’exercice de notre métier et les comportements des personnels universitaires. Or, si on a beaucoup entendu parler des réformes, peu d’études ont été menées auprès des enseignants-chercheurs pour recueillir leur sentiment sur l’évolution de leurs conditions de travail.
Afin de révéler avec la plus grande objectivité la condition des personnels de l’enseignement supérieur, La Fédération nationale des syndicats autonomes de l’enseignement supérieur et de la recherche, Sup Autonome, a décidé de mener une série d’enquêtes sur les conditions de travail et les libertés universitaires. Le premier volet ci-joint porte sur les conditions de travail des enseignants-chercheurs en France. Un second volet est prévu avant la fin de l’année et aura pour thème principal les Libertés Universitaires.
L’ étude sur les conditions de travail a été menée en France en ligne auprès d’un échantillon de 2405 enseignants-chercheurs (répartition entre les disciplines : Droit, Eco et Gestion : 504 ; Sciences : 1223 ; Lettres et Sciences Humaines : 532 ; Santé : 146) – Collecte entre le 6 et le 18 juillet 2012.
L’enseignement supérieur joue un rôle prépondérant dans la société. Il crée de nouvelles connaissances, transmet le savoir aux étudiants, encourage l’innovation. Il est aussi l’objet de débats et de projets de réforme réguliers : autonomie des universités, favoriser l’excellence de l’enseignement, stimuler la recherche publique… Et pourtant, les revendications du corps des enseignants-chercheurs n’ont jamais été aussi fortes notamment sur l’amélioration de leurs conditions de travail qui ne cessent de se dégrader.

Baromètre SupAutonome : Les conditions de travail des enseignants-chercheurs
10 chiffres à retenir
Aujourd’hui, pour 60,5% des enseignants-chercheurs interrogés, les conditions dans lesquelles ils exercent leur métier ne correspondent pas à l’idée qu’ils s’en étaient fait lors de leur première prise de fonction.
D’une façon générale c’est bien l’organisation de l’Université qui est mise en cause. Pour justifier leur désillusion par rapport à l’institution, les enseignants-chercheurs mettent en avant les contraintes administratives qu’ils sont près de 55% à juger trop pesantes. Il y a un décalage très grand entre les attentes des universitaires et la réalité qu’ils rencontrent.
Près de 68% jugent moyennes à très mauvaises leurs conditions de travail actuelles avec un pic à 77% pour ceux qui exercent dans les UFR de Lettres et Sciences Humaines. L’insuffisance des moyens (78% des enseignants-chercheurs jugent insuffisants les moyens qui leur sont alloués) et une bureaucratie omniprésente (pour 72% des enseignants-chercheurs) apparaissent comme les principales raisons qui expliquent l’insatisfaction des enseignants-chercheurs quant à leurs conditions de travail. Plus de 58 % des enseignants-chercheurs jugent leur rémunération insuffisante et fort logiquement ce sont les Maîtres de conférences qui se plaignent le plus du niveau de celle-ci (61% pour les MCF pour 53% pour les Professeurs).
Il est à noter que ces problèmes sont ressentis très tôt. Dès leur entrée en fonction, les enseignants-chercheurs prennent vite la mesure des problèmes et dysfonctionnements de l’Université.
79 % des enseignants-chercheurs interrogés sont pessimistes sur leurs perspectives de carrière au sein de l’université dans les 5 prochaines années.
L’université apparaît comme une institution « bloquée » où les conditions de promotion ne sont pas toujours explicitées.
Qu’il s’agisse du présent ou de l’avenir, l’enquête révèle un profond malaise des enseignants-chercheurs et permet d’identifier les raisons à l’origine du malaise constaté. Les processus bureaucratiques sont de plus en plus mal supportés de même que le manque de moyens surtout au moment même où la pression induite par l’évaluation ne s’est pas accompagnée de réformes structurelles et d’un accroissement des moyens mis à la disposition des enseignants-chercheurs.

Tableau de synthèse :
http://prod1-pow-autonomesup.integra.fr/upload/9029_Tableau-de-Synth-se-Etude-SupAutonome.pdf.
Contact :
Jean claude Pacitto : jean-claude.pacitto@orange.fr
Michel Gay, Jean-louis Charlet Secrétaire Général de SupAutonome

Président de SupAutonome Le 3 octobre
Document transmis par Monsieur Barjot:
         Motion sur les ESPE :    [PDF]

SupAutonome



Communiqué de presse sur la date des concours de recrutement du secondaire



Danger sur les masters et sur la formation des maîtres du secondaire !

Au moment où se déroule la consultation sur la formation des enseignants du secondaire dans le cadre de « la refondation de l’école », SupAutonome s’inquiète des conséquences de certaines prises de position.
L'avantage principal, à côté de nombreuses difficultés, qu'a apporté la mastérisation du CAPES est de permettre à tous les professeurs du secondaire d'avoir une véritable initiation à la recherche par le mémoire de master. Ce point est fondamental pour former l'esprit critique des futurs professeurs et leur faire prendre conscience des méthodologies de leur discipline (comment se constitue le savoir qu'ils auront à transmettre à leurs élèves). La préparation d'un vrai mémoire de recherche suppose que le concours du CAPES soit maintenu en seconde année de master (en fin de master 2, ou au moins après le premier semestre du master 2, ce qui respecterait mieux le calendrier universitaire).
Or certains veulent avancer la date du concours en première année de master, ce qui rendrait impossible le maintien d'un vrai mémoire de recherche en parallèle avec une préparation sérieuse au concours. En outre, ce serait une tromperie par rapport au nouveau statut des certifiés qui sont considérés comme ayant une formation à bac + 5 alors que le concours serait placé à bac + 4 (ce serait en fait un retour pur et simple à la situation antérieure où les certifiés étaient considérés comme des bac + 3 !).
Ces propositions, si elles étaient acceptées, constitueraient une véritable provocation pour tous les universitaires attachés à la qualité des masters et des concours. SupAutonome, soucieux de préserver l’excellence des formations universitaires et de la formation des enseignants, ne peut accepter ce qui constituerait dans bien des disciplines la remise en cause de l’avenir des masters de recherche.
SupAutonome est par ailleurs conscient de la nécessité d'une bonne formation professionnelle des professeurs du second degré. Mais celle-ci doit être assurée dans une véritable année de stage après le concours, dans un dialogue avec des conseillers pédagogiques chevronnés de la discipline, maîtres de stages, la formation disciplinaire théorique étant assurée, avant le concours, par les seules universités dans toutes leurs composantes.

Aix-Paris, le 3 octobre 2012

Michel Gay, Secrétaire général
Jean-Louis Charlet, Président


Le 1er octobre
Assises de l'Enseignement supérieur: Documents transmis par Monsieur Barjot:
1) Contribution de l'UNSA          contribution UNSA :    [PDF]
2) Circulaire 3049b.          circulaire 3049b :    [PDF]

Du 1er septembre au 30 septembre 2012

Documents transmis par Monsieur Barjot: Projet de loi sur les emplois avenir et compte-rendu de la réunion de travailsur les emplois avenir
         projet_loi_emplois_avenir :    [PDF]
         reunion_groupe_travail_emplois_avenir :    [PDF]


Du 1er août au 15 août 2012

Le 2 août
Document transmis par Monsieur Barjot :

L'orientation envisagée par le parti socialiste dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche.



Du 15 juin au 30 juin 2012

Le 26 juin

Dans le contexte des changements intervenus ces dernières années dans l’enseignement supérieur, la Fédération nationale des syndicats autonomes de l’enseignement supérieur et de la recherche– Autonomesup souhaite tout en restant fidèle à ses orientations fondamentales inscrire son action dans le cadre de ce nouveau contexte marqué notamment par une affirmation des spécificités locales. Dans cette perspective, en devenant SupAutonome, nous voulons marquer notre volonté à défendre les valeurs essentielles de l’Université dans un cadre qui devient de plus en plus local et qui tend souvent à mettre en cause l’indépendance, le statut national, et plus fondamentalement, la liberté des personnels de l’enseignement supérieur, quel que soit par ailleurs leur statut.

Au moment ou les évolutions de l’enseignement supérieur et des conditions d’exercice de nos métiers remettent en cause l’existence même des libertés universitaires, il est plus que jamais nécessaire de défendre l’idée d’une université indissociable du concept de liberté et de celle de ses membres. SupAutonome sera toujours aux côtés des personnels chaque fois que leur indépendance et leur liberté seront mises en cause.

Jean-louis Charlet, Président de SupAutonome
Michel Gay, Secrétaire Général de SupAutonome



SupAutonome (F.N.S.A.E.S.R) - C.S.E.N. - F.G.A.F.
4 rue de Trévise - 75009 PARIS Tél. : 01.46.59.01.01 Fax : 01.46.59.01.23

Du 1er juin au 15 juin 2012

Le 13 juin

LE MINISTÈRE VIENT DE PUBLIER SUR SON SITE LA MODIFICATION suivante :
_ « La date d'exigibilité du certificat de compétences en langue du niveau B2 européen (CLES2) et du certificat informatique et internet de niveau 2 enseignant (C2i2e) est modifiée. Les lauréats des concours externes doivent en justifier la possession à la date de leur titularisation et non plus à la date de la stagiarisation commeauparavant _Cette mesure aligne la situation des lauréats des concours externes sur celle des lauréats des concours internes, et leur permet de bénéficier d'une période supplémentaire pour justifier de ces certificats ».

CI DESSOUS LE COMMUNIQUÉ FSU DE CE JOUR :
Le Ministère de l'Éducation Nationale vient d'annoncer sur son site le report de l'exigence d'une certification en langue vivante (CLES2) Et en informatique (C2i2E) à la date de titularisation. Pour la première fois cette année, ces lauréats auraient en effet du justifier à l'entrée en stage de ces deux certifications, à moins de perdre le bénéfice de leurs concours. A plusieurs reprises, les syndicats de la FSU ont interpellé le précédent gouvernement à ce propos. Les universités ne sont en effet pas en mesure de préparer tous les étudiants à ces certifications (absence d'offre de formation dans certains établissements, manque de places, surcoûts...). Les situations sont diverses, mais toutes ont créé de nouvelles difficultés aux candidats engagés dans la préparation de leurs concours. Nous nous félicitons donc de la décision du nouveau gouvernement, dont nous avions attiré l'attention. Elle lève momentanément les inquiétudes de très nombreux candidats, n'étant pas aujourd'hui titulaires de ces certifications, et évitera que de nombreux postes ne soient pas pourvus pour cette raison. Mais ce projet de texte ne règle pas la question et ne fait que reporter le problème à l'année de fonctionnaire stagiaire, sur un temps de travail déjà bien lourd et un temps de formation très insuffisant. La FSU et ses syndicats demandent que ces certifications ne soient pas exigées pour les lauréats des concours 2012 Pour l'avenir, ils rappellent que le CLES et le C2i2e ne doivent être exigés comme preuves supplémentaires de qualifications ni pour être nommé fonctionnaire stagiaire en cas de réussite aux concours de recrutement, ni pour être titularisé. La formation en langue vivante comme en informatique, doit être partie intégrante de la formation initiale des enseignants. Le 12 juin

Voici le n° 575 de Campus, le journal d'informations du SGEN-CFDT, avec un sommaire très riche
- p. 1 Édito Politique gouvernementale
- p. 2 Le changement en marche
- p. 4 Les demandes du Sgen-CFDT
- p. 5 Formation des enseignants p. 8 Compte rendu du CNESER du 23 avril
- p. 9 Criminologie
- p. 10 Elections universitaires : résultats BIATSSDébats
-p. 12 La CP-CNU et l'évaluation des enseignants-chercheurs
- p. 13 Comptes rendus de sections CNU 27 et 36
- p. 14 Débat sur un amendement au Congrès de DécinesPropositions
- p. 17 Gouvernance des structures collaboratives p. 19 Pour de nouvelles universités
- p. 24 Hommage à Bernard Coqblin p. 25 Circulaire congés des enseignants-chercheurs et enseignantsToutes catégories
- p. 27 Décret CHSCT
- p. 29 Action sociale p. 32 JO-BO p. 36 Succès sur les diplômés étrangers [PDF campus_juin_2012]

Le 11 juin

Communiqué émanant de FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB) SNTRS CGT UNSA (Sup’Recherche – SNPTES) Sud Recherche EPST CFTC INRA UNEF SLR SLU Des mesures d’urgences indispensables pour l’Enseignement Supérieur et la recherche
Aujourd’hui, l’enseignement supérieur et la recherche sont dans une situation désastreuse. Si la ministre de l’Enseignement supérieur et la Recherche vient de confirmer une nouvelle loi cadre au début 2013, rien n’a été encore annoncé ni négocié concernant de nécessaires mesures d’urgence, à l’exception de l’abrogation de la circulaire GUEANT visant les étudiants étrangers. Les organisations soussignées estiment qu’une rupture avec la politique des gouvernements précédents est nécessaire. En particulier, il est urgent de dénoncer les signatures qui engagent l'avenir : - • celles des conventions Etat-IdeX qui imposent une orientation de la recherche et de l’enseignement et engagent des restructurations destructrices de la collégialité et de la vie démocratique des établissements, • celles des conventions SATT (Société d'accélération de transfert technologique) qui, en privatisant l'ensemble des contrats de recherche, placeraient les précaires des établissements sous des statuts de droit privé. Il faut imposer un retour de l'évaluation des unités de recherche dans les instances scientifiques des organismes. Sans attendre la loi de finance 2013, il faut tenir un collectif budgétaire 2012, qui permettrait de financer par transfert des crédits de l'ANR et du CIR les mesures urgentes de résorption de la précarité des personnels et de fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et des organismes de recherche :
- le dégel des emplois de toutes catégories gelés dans les universités et les organismes de recherche par l’insuffisance des dotations,
- le maintien dans l’emploi des personnels précaires répondant à des besoins permanents , quels que soient le type de support budgétaire ou/et la multiplicité des employeurs officiels, - des créations d’emplois de toutes catégories dès cette année, avec des dispositifs de titularisation dans tous les corps - des moyens (personnels, crédits) pour assurer un meilleur encadrement des étudiants et de meilleures conditions d’études à la rentrée dans les universités, ainsi que pour la vie des laboratoires.
Nous demandons la concrétisation immédiate de mesures de revalorisation pour les techniciens et Assistants Ingénieurs des organismes, pour les personnels des bibliothèques. Enfin, il faut aussi améliorer les conditions de vie étudiante (augmentation en nombre et revalorisation de 65% des bourses, augmentation de 25% des aides au logement, gel des frais d’inscription et de sécurité sociale, …). La réponse à ces mesures d’urgence est nécessaire pour rétablir un minimum de confiance de la communauté scientifique et universitaire, préalable à l’organisation de tout débat national.
Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNEP, SNASUB) – SNTRS CGT – UNSA (Sup’Recherche – SNPTES) – Sud Recherche EPST – CFTC INRA – UNEF - SLR - SLU

Le 6 juin
Dernière nouvelles:
1) Le dixième mois de bourse n'a pas été budgétisé, selon la Cour des comptes.
         dixieme_mois_bourse :    [PDF]
2) Formation des enseignants: le Conseil d'Etat fait table rase des arrêtés sur la masterisation.
         formation_maitres_masterisation :    [PDF]
Nominations: 1) Jean-Louis MUCCHIELLI est nommé à la tête de la DGESIP. Biographie J.L. Mucchielli en PDF.
         bio_j_l_mucchielli :    [PDF]
2) Jean-Paul de Gaudemar est conseiller d'éducation auprès du premier ministre depuis le 30 mai. Biographie J.P. de Gaudemar en PDF.
         bio_j_p_de_gaudemar :    [PDF]
1er juin: Monsieur Jean-Richard Cytermann, maître des requêtes en service extraordinaire au conseil d'Etat, devient directeur adjoint du cabinet de Madame Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
[PDF nomination_J_R_Cytermann]          nomination_J_R_Cytermann :    [PDF]

Du 15 mai au 31 mai 2012

31 mai: nominations de Madame Selma MAHFOUZ et de Monsieur Louis VOGEL
         nominations :    [PDF]

Du 1er mai au 15 mai 2012

9 mai: Madame Geneviève Fioraso est nommée Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. PDF Présentation Wikipedia. 9 mai: Madame Geneviève Fioraso est nommée Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
         Présentation Wikipedia. :   . [PDF]

Promotions 2012

   Publication des annexes de promotions 2012 par établissement
         annexe_promotions_2012_etablissement :   . [PDF]

   Publication des annexes de promotions 2012 par établissement
         annexe_promotions_2012_etablissement :    [PDF]
         promotions_PR_2012 :   ./images/logo_pdf.gif'> [PDF]

   Publication des annexes de promotions par section CNU
         annexes_promotions_sections_cnu :    [PDF]

   Question de ‘l’auto-promotion’.
      La fausse question dite de « l’auto-promotion » La CP-CNU dénonce fermement le soupçon de partialité que fait peser sur les pratiques du CNU en matière de promotion nationale le discours qui, quel qu'en soit sa forme et son auteur, évoque les « auto-promotions CNU » -ou encore la « part nationale » des promotions-,c'est-à-dire, pour parler clair, les promotions des membres du CNU –PR ou MC- par la section à laquelle ils appartiennent… La suite en PDF.
         autopromotion :    [PDF]

Du 15 avril au 30 avril 2012

Paru dans Les Echos du 30 avril 2012 : Quel modèle pour la recherche universitaire française ?.

Sur la voie de l'autonomie, les universités hexagonales ont du pain sur la planche pour atteindre la notoriété des grands campus anglo-saxons. « Il faut reconnaître un modèle français d'organisation du paysage universitaire, fidèle à nos valeurs, respectueux de notre histoire, ouvert au monde et tourné vers l'avenir. » Dans la liste des appels lancés aux candidats à la présidentielle, celui de la Conférence des présidents d'université (CPU) mérite la médaille d'or de la langue de coton emphatique et incantatoire… Suite de l'article en PDF.          Quel avenir pour la recherche? :    [PDF]

Du 1er avril au 15 avril 2012

Le recteur Anne Sancier nous a quittés.

Monsieur Philippe Ménard rappelle aux adhérents du Syndicat la carrière et les qualités éminentes de notre collègue          Anne_Sancier :    [PDF]

Elections CNU

A l'occasion des élections au CNU, Monsieur Dominique Barjot adresse aux adhérents le message suivant : Chers Collègues, chers Amis, Ces jours-ci se déroulent les élections au Comité National de la Recherche Scientifique, organe de prospective et d'évaluation du CNRS.
Un certain nombre d'entre vous ont dû recevoir le matériel électoral nécessaire. Vous avez dû constater l'absence de toute liste de notre sensibilité. Sont représentés, le plus souvent, le SGEN et le SNES-SUP-SNCS. Aucun de ces syndicats ne défend les idées qui sont les nôtres, ni ne se préoccupera de ceux qui ont adhéré àAUTONOME-SUP.
C'est la raison pour laquelle le syndicat AUTONOME-SUP LSH recommande l'abstention. Il souhaite seulement que vous acceptiez, dans le futur, de figurer beaucoup plus largement sur les listes AUTONOME-SUP ou sur celles soutenues par lui, àconstituer dans chacune des sections du Comité National nous concernant (sections 29, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40).

Avec mon très amical dévouement

Dominique Barjot
Secrétaire général d'Autonome-Sup LSH

Du 15 mars au 31 mars 2012

RECRUTEMENT DES ATER - CAMPAGNE 2012

Un nouvel espace dénommé ALTAÃ

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